Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10
En plein milieu de l’écoute de ce nouvel et quatrième album des Anneciens de Deos, j’ai appris une sale nouvelle.
Le décès de Rolland “Coach” Courbis !
Je sais parfaitement que bon nombre de personnes s’en bra*lent à s’en fissurer les poignets, mais pour de nombreuses raisons que je ne développerai pas ici, cette disparition me touche. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet mais, suite à quelques associations d’idées dont j’ai le secret – tellement bien gardé que même moi, je ne les comprends pas –, je me suis pris une barre de rire.
La gouaille du bonhomme que j’ai longuement écouté lors de ses analyses souvent tranchées mais toujours justes sur le football, son acceng Marséyé, sa bonhommie… et en plus en écoutant Deos, groupe dont le concept est sur les Romains Antiques, je me suis imaginé avec lui pastichant Astérix et Obélix, respectivement en Metalfrix et Cotchcourbix, croisant un légionnaire Romain qui, le bras levé, nous fendait fièrement d’un Avé bien sonore !
Je demandais alors à mon acolyte “Avé quoi ?” ! Et il répondait avec son détachement habituel “Oh, avé les maings !” en lui mettant une belle baffe qui le faisait décoller dans le cosmos !
Comme quoi, même en écoutant un album de black / death metal et en apprenant la disparition d’un homme qu’on estime, on arrive à lui rendre un petit hommage personnel et en rire… Connaissant le gaillard, il aurait aimé ! Et puis, bon, on ne va pas se mentir : que celui qui n'a jamais eu un début de fou rire pendant des obsèques me jette la première bière…
Mais revenons en à la musique !
C’est que depuis 2014, Deos nous abreuve de son “roman extreme metal” avec un sens du visuel et de la brutalité qui commencent à leur être propre !
Toujours habillés en légionnaires Romains sur scène, le quatuor, inchangé depuis 2020 avec l’arrivée de Cédric "Cedd" Boehm (From Hell With Love) en lieu et place de François Giraud, nous offre ce nouvel album “Augustus Omnipotens” trois ans après l’honorable “Furor Belli”, avec un concept basé sur l’ascension d’Auguste, petit neveu de Jules César et premier empereur de Rome, accédant au pouvoir après l’assassinat de son grand oncle en 44 avant Jésus-Christ.
Et musicalement, ça ne rigole pas !
Sur une base death metal dans lesquelles on peut reconnaitre quelques réminiscences propres à Bolt Thrower, Jack “Janus” Graved balance ses vocaux vénéneux teintés de black metal, et beaucoup d’incursions dans le thrash metal.
Et ne pas croire que, pendant 47 minutes, le groupe se contente de balancer du black / death metal basique.
Non, c’est un soin particulier apportés aux arrangements qu’on se retrouve à aller dans des ambiances brutales, parfois plus éthérées, voire épiques (“Mortem Proditorum”, sans doute le titre de l’album que je préfère) et souvent mélodiques, quelques fois agrémentés de choeurs virils approfondissant le côté solennel de l’ensemble.
Du coup, on se retrouve avec un album relativement riche – qui se doit d’être écouté plusieurs fois pour en déceler toutes les subtilités – sans pour autant être complexe : en gros, pas de quoi perdre son Latin non plus, mais bon, si on aime Bolt Thrower, Behemoth, Rotting Christ et… Ex Deo, on risque fort de se prendre d’affection pour Deos !
Quoiqu’il en soit, après trois albums honorables, “Augustus Omnipotens” marque clairement un tournant dans la carrière de Deos avec ce voyage sonore dans un temps impitoyable et brutal.
A l’image de la musique de Deos, quelque part…
Tracklist :
- In Aeternam (1:24)
- Octavianus (3:58)
- Caesar Divi Filius (4:51)
- Gladium Stringere (3:51)
- Triumvirat (4:24)
- Dura Lex Sed Lex (4:08)
- Mortem Proditorum (4:26)
- Mylae Invicta (4:26)
- Dedecus Magni Lepidi (7:17)
- Ultimum Bellum (3:58)
- Pax Romana (5:13)
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