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Déhà – Cruel Words

Le 16 avril 2019 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • Déhà : Tout

Style:

Post Black Metal

Date de sortie:

29 Mars 2019

Label:

Naturmacht Productions

Note du SoilChroniqueur (Le Révérend) : 10/10

Voilà un monsieur participant à pas loin d’une vingtaine de groupes, en duo, à plusieurs ou comme ici en solo. Beaucoup de ses projets tournent autour de la nébuleuse Black Metal, Atmosphérique, Funeral, Post-Black, mais certains vont aussi vers des genres comme l’Ambient, le Post-Rock.
Ce multi-instrumentiste touche-à-tout fait, avec le projet Déhà, œuvre de multi-genre musical, les notes étant au service d’un propos émotionnel.

Déhà va dans les tréfonds d’une certaine désespérance de manière directe, rappelant beaucoup ce que peut faire Dehn Sora. Les deux artistes ont cette même approche, d’accommoder l’art à leurs tourments, d’aller vers cette sincérité, où la musique est un besoin vital pour vivre !

Le premier album, Halo, est une longue pièce de piano solo de trente-et-une minutes.
Le second, 4 5 6, est également composé d’un seul titre de trente-sept minutes, alternant Black et Prog.
Avec ce troisième album, Déhà trempe ses notes aussi bien dans les influences de l’âpreté de Cult of Luna, la mélancolie brumeuse de Jesu, dans le très noir Drone de The angelic Process…

Mais pour parler franchement, vouloir mettre un quelconque style sur cette musique serait la réduire, mettre un carcan à une liberté créatrice ! Car cet opus ne peut s’appréhender comme un album normal : les six pistes variant dans les mélodies et l’atmosphère, elles forment pourtant une performance homogène. Poème en six actes à la légèreté mélancolique percutant la rudesse de la dépression, ici les abîmes peuvent être d’une noirceur sans fond, comme la tristesse s’élever vers des firmaments lumineux, les deux déchirant l’être en milliard d’émotions, de questionnements, de larmes.

La voix de Déhà porte cela de manière hallucinante, chant clair, hurlé, guttural, on a du mal à croire qu’une seule personne fasse cela, tant l’amplitude est impressionnante ! Idem pour l’interprétation musicale, là aussi d’une maitrise bluffante !

Ode tourmentée, torturée, où la brume de la désespérance qui arpente l’album n’étouffe pas, ne lasse pas ! Voyage intime et personnel d’un artiste parcourant le mal-être, cette musique parle à chacun de nous, en étant d’une beauté puissante et profonde !

Un disque rare et précieux.

Tracklist :

1. I am mine to break (7:32)
2. Pain is a Wasteland (7:12)
3. Blackness in May (8:17)
4. Butterflies (7:31)
5. Dead Butterflies (12:48)
6. Cruel Words (10:18)

Playlist Bandcamp
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