!!! Un album, deux avis !!!
Note du SoilChroniqueur (Ti-Rickou) : 4 pics/5
!!! Chronique également lisible >> ici << !!!
Attention les amis, là ça va dépoter les esgourdes car voilà « Haneda », le quatrième album des thrashers Allemands de Cruel Force !
Comme vous le savez, le Thrash n’est personnellement pas mon style préféré et pour enfoncer le clou, on en a maintenant avec une voix dégueulitory.
Avec, en plus, un son style « enregistré dans sa cave ». Vintage, vintage…
Mais heureusement, ce n’est pas le cas ici.
Le son, la prod’, la voix, les morceaux Thrash mais mélodiques, là j’adhère.
J’en connais un pour qui ça ne va pas être assez underground pour lui mais, perso, j’aime vraiment bien. En plus, la pochette est classe et top.
Un album à conseiller aux fans des premiers Metallica, Exodus, etc…
Allez, 4 pics.
Euh, chérie, il est où mon album de Cruel Force ?
Ah, tu ne vois pas de quoi je parle…
De toute façon, c’est trop violent pour moi, et je n’aime pas le Thrash…
Ah et donc tu me rends service ??!
Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10
Il y a deux ans et demi de ça, j’avais découvert le troisième album de Cruel Force, “Dawn of the axe” (2023), successeur d’un “Under the sign of the Moon” qui datait déjà de… 2011.
Pour mémoire, le groupe, fort de deux albums (“The rise of Satanic mist” en 2010 et donc “Under the sign of the Moon” l’année suivante), s’était séparé pendant la bagatelle de dix ans.
C’est en 2022 que le batteur GG Alex, le guitariste Kevin “Slaughter” M (ex-Witches Sabbath, ex-Nocturnal) et le chanteur Michael “Carnivore” Dall (Megathérion, Sacrifixion, ex-Shrine), trois des membres originels, refondent le groupe avec un nouveau bassiste, Spider.
S’en est suivi “Dawn of the axe” dont tout le bien que j’en ai pensé est décrit >> ici << !
Et là, aujourd’hui, on nous propose leur quatrième méfait sobrement intitulé “Haneda” !
Comment dire ?
Déjà, de savoir que mon ami Ti-Rickou l’a chroniqué (voir ci-dessus), ça m’a déjà mis un coup derrière la tête que tu peux pas savoir, mais qu’en plus il l’a aimé, ça m’a littéralement fait assouvir un de mes fantasmes les plus fous !
Nan mais allo quoi !
Parce que, bon, on ne va pas se mentir : Cruel Force, c’est un groupe qui porte bien son nom !
Martelage intense sur fond de speed metal, thrash metal de tous les instants, bourrinages en veux-tu en-voilà ! De quoi faire fuir tous les adorateurs de Jethro Tull… En clair, c'est cruel et c'est fort (celle-là, je l'ai cherchée très loin) !
Plus sérieusement et clairement, “Haneda” est la suite logique de “Dawn of the axe”, avec une nette évolution qui va avec.
Déjà, le quatuor Allemand s’est totalement débarrassé de ses influences black metal des débuts.
Désormais, sa musique, toujours résolument old school, doit autant au speed metal des mid eighties, celui qui nous vient directement de la NWOBHM, qu’au thrash metal version Deutsche Qualität !
Des parties de guitares beaucoup plus mélodiques sont à signaler : on nage parfois dans les eaux d’un Judas Priest du début des années 80 (l’intro “The cross”) et, un peu partout sur l’album, quelques soli efficaces ne dérogent pas à la règle !
On a donc cette intro mélodique et pan, lorsque “Whips-a-swinging”, déboule, c’est de la furie totale, d’une intensité digne d’un Bütcher actuel ou d’un Razor époque “Malicious intent”.
Autant dire que ça file très vite : rythmique démentielles, chant aigu mais rageur, guitares tranchantes… tout y est, Cruel Force a bien appris par coeur le livre du petit thrasher illustré et nous ressort des compositions d’une grande intensité maîtrisée au millimètre près.
Et les titres (ultra) speed sont légion : « Whips-a-swinging », « Savage Gods », « Sword of Iron » s’enchainent les uns aux autres sans faiblir. On se prend trois titres de quatre minutes d’une furie totale.
Il faut attendre « Crystal skull » pour que le tempo diminue… un peu ! Cruel Force nous fait le coup de l’instrumental bien thrash avec de nombreuses lignes mélodiques sur mid tempo assassin avec quelques changements de rythmes bien foutus.
C’est ensuite que vient le plus long « Warlords » de plus de six minutes. Intro calme entre Accept et Saxon avant que le naturel ne revienne au galop avec des passages que ne renieraient pas les trois premiers titres de l’album. Retour sur un mid tempo qui n’est que prétexte à nous recoller une forte accélération derrière la nuque.
« Black talon » et « Titan’s awakening » nous refont le coup des brûlots sans concession d’une speederie bien intense… du Cruel Force pur jus, bien concentré !
En guise de dessert, Cruel Force nous fait le coup du titre de plus de neuf minutes sur lequel il nous colle des moments bien rapides avec un long pont musical, mid tempo et mélodique, bien senti, avant une accélération dantesque lors d’une partie instrumentale des plus réussies. Plus épique mais toujours ancré dans un speed / thrash metal direct, Cruel Force nous prouve qu’il est capable d’évoluer et explorer plus en détails des sentiers moins souvent arpentés.
Du grand art !
Bref, une belle petite réussite de la part d’un groupe qui sait allier furie thrash metal avec heavy metal mélodique.
Tracklist :
- The Cross (Instrumental) (1:19)
- Whips-A-Swinging (4:01)
- Savage Gods (4:28)
- Sword of Iron (4:03)
- Crystal Skull (Instrumental) (4:52)
- Warlords (6:23)
- Black Talon (4:04)
- Titan’s Awakening (4:15)
- Haneda (9:11)
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Chronique “Dawn of the axe”








