Note du SoilChroniqueur (Attori) : 4/10
Quand j’ai demandé à faire la chronique de ce nouvel opus des anglais de Filth, je me suis posé la question en mon fort intérieur « en suis-je capable ? ». En effet, en tant qu’adepte de ce groupe, je n’ai pu qu’assister à la descente aux Enfers de cette formation pourtant prometteuse. Bercé par Nymphétamine (2004) et Cie, je me suis vite pris une claque quand j’ai écouté les deux ou trois derniers albums, car comme le dis notre Jipé COF (et si vous n’avez pas le calembour, et bien brulez en Enfer !) : »C’est de la merde ! ». Donc avec The Manticore and Other Horrors, je me suis dis que peut être que Dani aurait su retrouver la flamme qui l’animait encore il y a quelques années.
Pour parler de l’artwork en lui même, c’est dans le style des Cradle. Une icône païenne, Lilith, une succube ou bien la Manticore (et oui, le titre de cet opus) dans un espèce de temple ou de lieu de culte. On sent tout de suite que le groupe garde cette espèce de dévotion « démonique » qui a fait sa marque de fabrique et sa culture de groupe.
Donc laissons le cd tourner dans la chaine Hi-Fi et posons nous pour écouter ça.
Ça commence bien. Grosse surprise même. Les trois premiers morceaux sont dans la veine du groupe, du Cradle du temps de Nymphétamine. L’intro, The Unveiling of O, est digne de ce qu’on avait l’habitude d’entendre de la part du groupe, tout comme The Abhorrent et For Your Vulgar Delectation. Des morceaux qui envoient du gros pâté, qui sont bien noir et qui transpirent le travail et l’envie de renouer avec un public de plus en plus déçu par Dani et Cie.
Et après, plus rien ! Quand je dis plus rien, c’est plus rien. Tout retombe comme le soufflé au fromage que vous venez de sortir du four et qui décide de se casser la tronche pour vous foutre la honte devant vos invités. Et pourtant il y avait de la bonne volonté dans ce début d’album. Mais ça part dans tous les sens, on arrive même plus à suivre le chant, ça s’enchaine beaucoup trop vite et ça ne ressemble plus à rien. Je me retrouve une nouvelle fois déçu par le groupe, tout comme je le fus avec l’EP Evermore Darkly (2011).
C’est une chose que je trouve dommage maintenant avec Cradle. Le groupe essaye de faire constamment dans la surenchère afin de produire quelque chose de « potable ». Sauf qu’à vouloir toujours faire plus et de privilégier la quantité à la qualité, et bien l’on se retrouve avec un album comme celui là.
Après s’agit-il peut être de la nouvelle formule prisée par Dani, faire un magma chaotique qui semble correspondre à l’orientation artistique et à l’image du groupe.
En tout cas est-il que je ne peux que vous conseiller de fuir cet album comme la peste noire.
C’est sans regrets que je mets un 4/10 à The Manticore and Other Horrors en espérant que les anglais déchus du métal extrême vont retrouver un souffle dans la création.
Tracklist :
1. The Unveiling of O
2. The Abhorrent
3. For your Vulgar Delectation
4. Illicitus
5. Manticore
6. Frost on her Pillow
7. Huge Onyx Wings Behind Despair
8. Pallid Reflection
9. Siding with the Titans
10. Succumb to This
11. Sinfonia
51 :37








