Cenotafio – La escisión acausal : Por la vía inversa hacia la descarnación

par Metalfreak | Avr 22, 2026 | Chroniques | 0 commentaire

Line-up sur cet Album

Daniel Hermosilla – Basse, Guitares, Chant
Patricio Kusnir – Batterie, Chant

Style:

Black / Death Metal

Date de sortie:

01 avril 2026

Label:

Demoniac Productions

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10

Pas de chance….dans un mois, il est trop tard pour vous !
Vous venez de plonger dans l’univers sonique du groupe chilien Cenotafio qui nous offre, ce premier avril, son nouvel album ayant pour nom « La Escisión Acausal : Por La Vía Inversa Hacia La Descarnación ».
C’est leur troisième offrande, faisant suite à « Larvae Tedeum Teratos » parue en 2019.
Alors qu’en dire ? Ce truc est apocalyptique !

À son bord deux musiciens qui pratiquent une sorte de death / black metal atmosphérique, je dis bien une sorte.
Pour certains, ce ne sera que du bruit et ils fuiront cet album en se disant : « C’est quoi ce truc ? ». Mais pour d’autres, c’est l’entrée dans un monde musical à l’état d’esprit maladif, angoissant.
Sur le long titre « Atrabilis Taenia Solivm », on plonge d’emblée dans l’angoisse d’un black teinté de doom death, entrecoupé de blast beat, à l’atmosphère terrible pendant que le growl susurre ses mots, lointains et fantomatiques. C’est brouillon à dessein, sale, malmené (Osario). C’est aussi bruitiste, frontal, « bordélique », parfois à la limite du grind dans la voix au détour de « Nigredo transfixión ».
Le son devient ultra étouffant sur « Acausal escisión », titre qui charrie de la tristesse et de la désolation. Quand tu arrives dans « Viperidarium », tu te retrouves face à des blasts beat en forme de charge de cavalerie. Le son y est sale, dégoulinant de basses, accompagné d’un growl maléfique qui dispense sa tonalité de folie.

« Orbis coagula », qui clôt le débat, t’accompagne dans dix minutes d’une musique qui porte en elle du malsain, de la souffrance, des growls gutturaux, oscillant entre un doom death pesant et les lignes glacées d’un black désespéré et agressif, le tout t’enfonçant, sans espoir de pouvoir revenir en arrière, dans une atmosphère de fin du monde.

Je ne sais pas comment les gens vont aborder cette « chose ».
C’est un peu comme une peinture moderne cassant les codes du classique.
Pour certains du bruit, pour d’autres un état d’esprit qui te chope aux tripes et que tu n’effaces pas facilement.
Vous voilà prévenus.
Perso, j’ai été pris dedans.

Tracklist :

1. Atrabilis Taenia Solivm
2. Osario
3. Nigredo transfixión
4. Acausal escisión
5. Viperidarium
6. Orbis coagula

Apple Music Bandcamp Deezer Facebook SoundCloud Spotify

Partager l'article

Suivez-nous sur les réseaux :

Concerts:

26 septembre 2026

Grenoble - Einar Solberg - L'AMPERAGE

24 mai 2026

BARBERAZ - High Desert Queen - LE BRIN DE ZINC