Note du SoilChroniqueur (Fast Freddy) : 6,5/10
Le début d’année nous est souvent vendu comme étant une période de mal être, de dépression post fête, bref de période morose dont le paroxysme prendrait date le 19 janvier ! Pour ceux qui ont besoin d’un remontant, penchez vous du côté de la nouvelle galette de Bödel, combo de crust punk Suédois qui saura, à coup sûr, vous filer le coup de fouet salvateur pour bien débuter l’année et vous faire sortir du marasme ambiant !
Comme toujours dans ce registre, et Bödel ne déroge pas à la règle, on ne s’embête pas avec des compos qui n’en finissent plus : les morceaux flirtent pour la plupart autour de la minute trente, leur structure va à l’essentiel et tout est envoyé sans réellement se soucier de l’emballage ! Tu mets cinquante centimes dans la machine et tu prends un déluge de rage musicale à l’état pur en pleine face, ni plus ni moins !
Les morceaux s’enchainent à un rythme effréné, les riffs simples, voire simplistes, mais qui n’en demeurent pas moins efficaces, pleuvent et la voie pleine de rage et de hargne de Leya, qui n’a pas encore vingt ans, vient t’émoustiller les conduits auditifs sans ménagement ; le raffinement est donc aux abonnés absents et l’ensemble peut paraitre un peu répétitif mais si tu es ici, c’est que tu as besoin d’énergie brute et non d’un récital de musique de chambre, pas vrai !? A noter qu’Arvid qui sévit derrière la six cordes n’est autre que le père de la petite Leya…
Les chiens ne font pas de chats en Suède non plus !
Côté paroles, ça n’épilogue pas vraiment non plus ! Les différents thèmes abordés le sont sous l’angle « on ne peut plus expéditif » ! Prenez le titre « 1789 » qui fait référence à la révolution française, les paroles sont « A bas la noblesse / A bas l’église / A bas la monarchie / Guillotine, guillotine, guillotine, guillotine »… Pas un mot de plus ! Il faut dire qu’en quarante huit secondes, il n’en fallait pas plus pour présenter de manière synthétique l’un des marquants de l’histoire de France !
Les autres sujets tournent autour de la guerre et du bombardement des civils, du droit d’avortement, de l’exploitation de la maladie mentale dans notre société, du système scolaire, du suicide, bref, autant d’items qui ont de quoi dérouiller les cordes vocales et énerver les doigts sur les manches des instruments !
Il y a dans l’esprit et dans l’énergie déployée quelque chose qui me fait penser à Discharge période « Hear Nothing, See Nothing, Say Nothing » du début des années 80, ce qui, sans nostalgie aucune, n’est pas pour me déplaire.
Pas envie de te poser des questions métaphysiques, pas plus que de réfléchir en profondeur sur les dérives de notre monde ? Alors, tu es au bon endroit, jette une oreille sur cette gifle musicale pour vider les soutes et repartir du bon pied pour cette nouvelle année, sans pinailler !
Tracklist :
- Extremt jävla vansinne 1:03
- Domare och böde 1:55
- Döbygd 1:29
- Skarprättare Jansson 1:38
- Korsfäst och dömd 2:09
- Dödsbringaren 2:45
- Inte ditt jävla val 1:35
- Deprimerad 1:33
- 1789 0:48
- Stilla natt, blodiga natt 1:30
- Nio års träning i likgiltighet 1:37
- Ängel af död 3:29








