Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on prend son temps pour peaufiner un album, chez les Chiliens de Blasart.
Une formation en 2003, un premier EP en 2008 (“… of Blasphemy”) suivi la même année d’un album de onze titres (“The art of Blasphemy”) sur lequel figurent les trois morceaux de l’EP.
Il faudra attendre 2014 pour un second EP (“Rebellion abyss chaos”), puis 2022 pour un troisième (“Depravatus”).
Enfin, c’est en mars 2026 que vient ce second full length “Depravatus Christianis Sacris ».
Et ce, avec tout plein de problèmes pour garder un line up stable
Bon, histoire de remettre, si j’ose dire, l’église au centre du village, Blasart, ce n’est pas de la musique d’enfants de chœur.
On nage pleinement dans les eaux saumâtres d’un black metal old school dans lequel on a mis une grosse proportion de thrash.
Tu sais ? Celles des Azarath, Aura Noir ou Behemoth première époque.
Chez Blasart, tout est outrancier !
Des riffs violents, des rythmiques épileptiques, des tempos en mode full speed, un chant des plus torturés.
Blasart nous offre un sommet de noirceur d’une violence et d’une radicalité extrêmes.
Ici, les maîtres-mots sont “violence”, “blasphème” et “dévastation” avec comme dénominateur commun une haine profonde du Christianisme et on se retrouve avec un album des plus redoutables en matière de black / thrash metal dans lequel quelques soupçons de death sont vomis de façon impalpable.
Brut de décoffrage au possible, ce concentré de haine et de noirceur avec un chant des plus vénéneux est d’une rapidité fulgurante et n’est là que pour proposer une destruction, une dévastation des plus extrêmes !
Avec une production aussi crue que puissante, cet album nous donne également l’occasion de quelques frissons tant cette somme de laideurs confine à la beauté absolue. Il suffit de s’écouter des monstruosités ultimes comme “Ritus Impositionis Sacrilega” ou “Vocatio Sanctis Phallus” pour en être définitivement convaincus.
Evidemment réservée à un public averti, cette déflagration sonore mettra à mal plus d’un système nerveux.
Je vous aurai prévenus.
Violent, blasphématoire et malsain : tout ce que j’aime !
Tracklist :
1. Depravatus Christianis Sacris (2:27)
2. Venenum Immersionem Ritual (3:06)
3. Violatio Mortem Illius Nazareni (3:45)
4. Ritus Impositionis Sacrilega (4:23)
5. Supplicia Absolutum Numinis Iram (4:15)
6. Mors Extrema Imminentia (5:20)
7. Vocatio Sanctis Phallus (3:13)
8. Luxuriosa Promiscua Unio Carnalis Magnarum (4:06)
9. Ecclesia Ardere (2:29)








