Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10
Je comprends mieux !
Quand mon ami Ti-Rickou, honnête et travailleur chroniqueur pour le webzine ami W.T.R. Mag’ mais un peu trop rétif à la musique quand elle commence à chanté en crypté sur des riffs qui lui sont trop rapides, m’a annoncé qu’il avait dans sa liste d’album à chroniquer le dernier Barbarian, je me suis fendu d’un malicieux “Laisse, je m’en occupe !”.
Quand on sait comment il a vécu l’écoute de D.E.T. avec leur album “Destructive elite terror”, je n’allais pas pousser le vice à le voir s’autodévorer les oreilles – quoique, le spectacle risquerait de m’amuser –, ce qui aurait pour conséquence de ne plus pouvoir lire de nouveaux écrits de sa part de par cette surdité occasionnée par un trop gros appétit !
Non, ce “Reek of God” m’offre déjà, grâce à son artwork, mon image gore du jour avec cette décapitation haute en couleur d’un guerrier qui, pour le coup, ne pourra plus écouter de musique non plus !
Bref, le trio Italien, qui l’air de rien fête ses 17 ans de carrière, propose ici son sixième album et qui confère au groupe, si on rajoute les deux EP et les deux splits, une discographie déjà bien honorable !
Et à l’écoute de cet album, on comprend mieux pourquoi notre Ti-Rickou aurait dû nous expliquer pourquoi il n’aime pas : Barbarian se veut les dignes descendants de leurs compatriotes de Bulldozer !
Ici, tout est primitif et extrême : un chanteur qui hurle de façon rauque au possible en vociférant ses insanités comme si sa vie en dépendait, une multitude de riffs comme s’il en pleuvait, entre le speed metal, le rock ‘n’ roll, le punk, le black et le thrash dans sa noirceur la plus crue, une alternance de titres très rapides avec d’autres plus heavy mais non moins intenses… Et le tout se montre direct et authentique !
En clair (si j’ose dire), ce n’est pas pour toutes les oreilles : âmes sensibles s’abstenir ! Et forcément, moi, j'aime !
Cela dit, le fan de metal extrême qui se montre un rien nostalgique va totalement adhérer au propos tant on se retrouve dans des atmospheres dignes des deux premiers Bulldozer (encore une fois), des premiers Celtic Frost voire Hellhammer ou le premier Sodom.
Et, en grand habitué des reprises, eux qui s’étaient déjà fendus par le passé de covers de Convulsed, Death SS et même participé à un tribute à Celtic Frost, on a droit à celle, plus surprenante mais réussie, du “Freak magnet” de… L7 !
Cru et authentique, qu’on vous dit !
Tracklist :
- Warning (0:31)
- Maxima Culpa (3:32)
- Sledgehammer (3:39)
- Eighth Sacrament (2:28)
- Shit He Forgives (3:40)
- Cardinal Sinner (3:35)
- Cancer Cross (4:11)
- Crossburn (3:09)
- Mercy Swallower (2:17)
- Freak Magnet (reprise L7) (3:26)
- Retrogarde Metal (3:02)
- Crurifragium (1:41)








