Note de la SoilChroniqueuse (Aur’Hell) : 7,5/10
Dans le power metal Européen, il y a les groupes qui enchaînent les refrains catchy… et ceux qui veulent raconter des histoires épiques du début à la fin.
Aeon Gods, groupe Allemand fondé en 2022, fait clairement partie de la deuxième catégorie.
Avec "Reborn to Light", ils continuent de développer leurs univers mythologiques sans jamais se freiner — et c’est justement ce qui fait leur charme.
Après un premier album consacré à la Mésopotamie, le groupe change complètement d’ambiance et nous emmène cette fois dans l’Égypte antique, sur les traces du dieu solaire Rê.
Au programme : renaissance divine, batailles cosmiques et voyage dans l’au-delà. De quoi donner un cadre solide à leur power metal symphonique.
Dès "Birth of Light", Aeon Gods pose le ton : gros chœurs, riffs rapides, batterie qui galope et refrains taillés pour être chantés très fort. Musicalement, on navigue entre un power metal mélodique et des moments plus martiaux, façon Sabaton, mais avec des guitares un peu plus agressives.
L’album passe bien d’un morceau énergique à un titre plus atmosphérique. "Flames of Ember Dawn" et "The Sacred Union" sont parmi les plus efficaces, tandis que la ballade "Barque of Millions", placée tôt dans l’album, coupe légèrement l’élan. Pas désagréable, cependant.
Globalement, ça tient très bien la route : riffs accrocheurs, solos mélodiques qui ne partent pas dans tous les sens, et une section rythmique solide. Les claviers d’Anja Hunzinger ressortent particulièrement : ils apportent toute la dimension symphonique et “cinéma” du disque.
Le chanteur Alex Hunzinger fait un bon boulot : c’est propre, expressif, et ça colle bien au style du groupe. Mais il faut le dire : ce sont les chœurs qui dominent l’album. Massifs, très présents, ils donnent une vraie ampleur aux morceaux.
Du coup, la voix lead paraît parfois un peu en retrait. Rien de dramatique, mais on sent qu’il lui manque encore un petit quelque chose pour s’imposer face à tout ce qui l’entoure. Sa présence est toutefois plus marquée que sur le premier album - Rendez-vous au prochain album pour le verdict !
"Reborn to Light" ne fait pas dans la subtilité. Tout est grand, tout est chargé, tout est pensé pour impressionner. Certains trouveront ça un peu trop, d’autres y verront exactement ce qu’ils cherchent dans le power metal symphonique.
Dans tous les cas, cette exagération assumée fonctionne : l’album a une belle cohérence et un vrai souffle épique.
Et cette ambition ne s’arrête pas à la musique : leurs clips montrent que visuellement aussi, c’est du grand spectacle.
Franchement, sur scène, ça doit envoyer du très lourd!
Si tu apprécies les groupes comme Gloryhammer ou Rhapsody of Fire, alors tu aimeras Aeon Gods.
Verdict :
"Reborn to Light" est un deuxième album ambitieux, bien produit et très cohérent. Même si la voix principale est parfois un peu noyée dans l’immensité des chœurs, le groupe compense largement avec une écriture soignée, des mélodies accrocheuses et un sens du spectacle bien affirmé.
Un album qui prouve que dans le power metal, la démesure peut être une vraie force.
Tracklist :
- Birth of Light (4:58)
- Flames of Ember Dawn (4:39)
- Barque of Millions (Amduat pt. I) (4:53)
- The Sacred Union (Amduat pt. II) (4:47)
- Soldiers of Re (Amduat pt. III) (4:19)
- Reborn to Light (Amduat pt. IV) (4:01)
- Feather or Heart (3:55)
- Rebellion (Re’s Dying Reign pt. I) (5:04)
- Blood and Sand (Re’s Dying Reign pt. II) (4:04)
- Farewell (Re’s Dying Reign pt. III) (4:36)








