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Report et photos : Metalfreak

 

 

Live report Furies + Malemort + Witches + ADX
Paris, le Glaz’Art, 28 mai 2016

 

 

Il est des matins, comme ça, où on se dit que ça valait la peine de prendre trois heures de TGV pour aller voir un concert à 500 kilomètres de chez soi !
Faire l’aller-retour Grenoble – Paris en 24 heures, pour assister à un tel concert, j’en redemande.

C’est en compagnie d’amis précieux que je me retrouve dans la petite salle du Glaz’Art sur les coups de 17h30. Parler à nouveau avec l’indétrônable Phil’Em All en échangeant nos anecdotes respectives concernant le monde du metal est toujours savoureux et fait passer un temps d’attente à vitesse grand V.
Arrivés dans la salle, tout plein de potes et d’amis présents sur place.
L’Ultim’Fest était prévu originellement le 14 novembre dernier, mais les évènements de la veille ont forcé à l’annulation de la soirée.

L’occasion d’aller découvrir Furies, Malemort et (enfin !) Witches sur scène, dont les actualités ou sorties ont été chroniquées en ces pages, et de se reprendre une bonne louche d’ADX, maintes fois vus par le passé, était trop belle.
C’était aussi le moment pour moi de découvrir cette petite salle, très sympathique malgré une scène qui gagnerait à être plus haute, surtout pour les photographes de moins d’un mètre quatre-vingt dont je fais malheureusement partie.

Furies débute le show : à la base, quatre filles composaient le groupe : désormais, seules la bassiste / chanteuse et la batteuse sont les membres d’origines, les deux autres étant remplacées par deux mâles bien barbus, faisant – relation de cause à effet ? – gagner la musique de Furies en agressivité et également en cohésion.
Emmené par Lynda, qui officiait aussi à l’époque avec Women In Iron Form à la basse et au chant, le groupe nous fait revivre les années 80 avec une musique fleurant bon les premiers Judas Priest, Saxon et les anciennes formations hexagonale de l’époque, n’hésitant pas à s’attaquer au titre éponyme de Sortilège, belle petite prouesse vocale. Tantôt heavy, tantôt speed, le quatuor n’a pas hésité à faire couler quelques larmichettes nostalgiques à tous les quadras/quinquas porteurs de vestes à patches.

Il me tardait de voir Malemort sur scène, tant leur album «French romances » m’avait collé une belle claque lors de la rédaction de sa chronique.
Sur scène, leur punk / rock aussi déjanté que survitaminé faisait certes contraste avec l’ensemble de la programmation, mais il faut reconnaitre qu’ils s’en sont sorti avec les honneurs, faisant bouger une bonne partie du public de par l’énergie de leur musique et leur bonne humeur communicatives.

Ça saute, ça vocifère, ça part dans tous les sens, et ça communique avec un public visiblement conquis malgré le contraste entre leur univers musical – plus rock / punk / metal – et celui des trois autres groupes de la soirée.

 


Fan de la première heure de Witches, c’était ENFIN le moment de voir Sibylle sur scène avec cette nouvelle formation. Attendre mi 2016 valait la peine tant le groupe a gagné en efficacité et en cohésion : d’une intensité incroyable, Witches a montré tout son bagage agressif et technique avec une rapidité phénoménale : elle a mis le temps, mais Sibylle semble avoir enfin trouvé le line up qui lui correspond le mieux avec des musiciens qui relèvent haut la main le défi que la musique de Witches impose.

On savait, à l’écoute du dernier EP « The hunt », que Witches allait directement à l’essentiel avec des titres aussi courts que leur violence est impitoyable, mais sur scène, c’est encore une autre histoire.
Si la setlist était bien évidemment axée sur « The hunt », les anciens morceaux se retrouvent eux aussi reliftée et réaccélérés.
Pour le plus grand plaisir de tous.
Witches nous a donné un set absolument implacable, et il nous tarde d’aller voir ce que ça donne en ouverture du Hellfest 2016 sur l’Altar.


Setlist Witches :

No matter if the wind
Horror museum
Serial
Jump with fright
Crystal
Eternal heroes
So cold
Lessive agressive
Thrashing Witches
Riding and hunting
Silly symphony
In the name of God !

 


Que dire d’ADX ?
Trois changements notables, et pas des moindres, depuis la dernière fois que je les ai vus à Grenoble : un nouvel album, un nouveau guitariste, et une nouvelle coupe de cheveux pour Phil.
ADX, c’est une valeur sure en France : s’ils ne surprennent plus leurs fans, c’est bien parce qu’ils ne savent pas être décevants. ADX en live, c’est l’assurance de se prendre une belle baffe dans la joie et la bonne humeur, et communicative s’il vous plait !
La sympathie des musiciens est telle que le public adhère d’entrée, que ce soit dans les moments les plus speed (« Caligula », « Déesse du crime »…) comme dans les passages les plus mélodiques (écoutez le public reprendre en cœur l’intro de « Brocéliande »).
Vu que l’extinction des feux était prévue à 22 heures, la setlist était relativement courte… mais intense. ADX a tout donné, avec une énergie démentielle devant un public réceptif au possible qui déclenchera quelques pogos dignes d’un concert de brutal death plusieurs fois durant le set.

Setlist ADX :

Red cap
Livide
Mémoire de l’éternel
La mort en face
L’ordre sacré
Demeter
Division blindée
Déesse du crime
Brocéliande
Caligula

Plus forte que n’importe quelle kalachnikov, la musique a une nouvelle fois prouvé qu’elle se relevait de tout, et surtout de la débilité de quelques crétins fanatiques.

Une soirée quasi parfaite, qui l’aurait été si le light jockey n’avait pas gaspillé son forfait illimité en lumières rouges et en plein visage du public, rendant au passage la tâche compliquée aux photographes, et un spectacle assez rude à regarder sans cligner régulièrement des yeux : en général, ce sont les artistes qu’on met en lumière, pas les spectateurs !

Ce report ne serait pas complet sans évoquer le plaisir toujours énorme d’échanger de vraies discussions et de vrais moments d’amitiés (entre deux verres de boissons aux plantes pour laquelle toute modération est difficile) avec Hervé SK Guégano et surtout de vrais remerciements à Roger Wessier et Base Prod, avec qui les partenariats sont toujours enrichissants et emplis d’amitié, et à Pascal Betov pour l’accueil chaleureux sur place.
Encore bravo.

 

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