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Live report + Photos & vidéos : Bloodybarbie

Trois ans – ou deux ans, tout dépend de la région où ils étaient passés – après leur tournée pour promouvoir leur album très français « Les Fleurs du Mal », album de reprises de morceaux connus de la variétés française, voilà que Therion est de nouveau en tournée, sans album dans les poches (mais pour bientôt), mais histoire de dire “coucou, on existe toujours et on va sortir un album”, nous jouer leur best of selon les souhaits des fans à travers leurs votes, et jouer des morceaux jamais joués en live. Mais aussi pour nous présenter leur nouveau line up puisque des choses importantes ont changé : la chanteuse américaine Lori Lewis a décidé de quitter Therion en mai 2014 pour raisons familiales, même si elle continue à participer aux sessions studio. Thomas Vikströma a donc choisi d’amener sa fille en tournée, cette fameuse Linnea Vikstrom qu’on a également vu accompagnant Kamelot sur quelques dates, comme celle à Paris. Mais aussi la soprano Chiara Malvestiti (également chanteuse du très jeune groupe The Awakening Of Gaia disposant d’un seul album), une charmante italienne avec une voix aussi belle que celle de Lori. Toutes deux ne sont pour le moment que de simples membres live et non officiel.

Therion choisit non pas un ou deux, mais trois groupes pour les accompagner, et je n’en connaissais aucun avant ce jour-là : Imperial Age, Ego-Fall et Luciferian Light Orchestra.

 

Imperial Age : la démarche de l’empereur

Qu’est-ce que je n’aime pas faire des concerts en semaine au Trabendo. S’il y a en plus 4 groupes qui passent, c’est le drame puisque le risque de louper un bout du premier groupe est élevé, et c’est ce qui m’est arrivé une fois de plus… J’arrive à peine pour écouter deux morceaux des russes d’Imperial Age. La scène était bien remplie, une chanteuse, un chanteur, une claviériste qui fait chœurs aussi et, bien sûr, les essentiel : un guitariste, un bassiste (pas souvent essentiel à vrai dire [troll]) et bien évidement le métronome du groupe, tous habillés très classe !

Ce qu’il y a de bien chez ce groupe, outre leur musique fort sympathique, c’est qu’ils ont trop la classe, comme on dirait en langage djeuns. Le chanteur habillé tel le roi figurant sur la pochette du nouvel album de Fleshgod Apocalypse, la chanteuse en tenue victorienne sexy (ou gothique) et les autres en simple metal star, tout aussi classes. Le frontman (qui tient aussi les arènes du second clavier lorsqu’il ne fait pas les chœurs) et frontwoman ont une sacrée présence, mais difficile de se mouvoir sur scène ; déjà qu’ils sont nombreux, mais aussi du fait de la batterie de Therion bouffe la moitié la scène, ils se retrouvent à 7, bien serrés, sur la moitié de la scène du Trabendo. Mais voilà, les gens avaient l’air d’apprécier…

Certains que j’ai questionnés m’ont confirmé que le groupe était bon, d’autres m’ont tout simplement dit “ t’as pas raté grand-chose” (parce que je suis arrivée au milieu du set). Au vu des vidéos (merci à ceux qui filment tout le concert), effectivement, c’est du metal sympho à la Epica, Nightwish (époque Tarja) avec une voix lyrique et des chœurs, ce qui rend la musique plus grandiloquente, et une forte dose de clavier et d’orchestration. Bon certes, c’est un groupe comme une centaine d’autres dans le même genre. En tout cas sa voix de soprano est assez impressionnante mais honnêtement je ne vois pas du tout d’intérêt d’avoir deux claviéristes ! Coup de cœur pour le magnifique morceau « Aryavarta » et cette petite balade folk sympathique avec une cornemuse jouée au clavier dans laquelle la claviériste dévoile également sa voix de soprano. Imperial Age a convaincu beaucoup d’entre nous en offrant une belle performance, même si j’en ai vu des meilleures sur youtube (une meilleure setlist surtout). Ces russes ont un sacré potentiel et talent ; qui sait, un jour, on les verra peut-être en tête d’affiche.

 

Ego fall : lorsque votre égo tombe

Et maintenant, face à la grande surprise de la soirée. La grosse surprise même car ça n’est pas souvent que la Mongolie se fait représenter par son groupe de metal: Ego Fall. On a ce soir un groupe très très original qui nous a tous bien surpris. Le spectacle commence par une intro où cet instrumentiste (le bassiste du groupe, d’ailleurs) nous a joué quatre bonnes minutes de son morin khuur  (un instrument mongol, une espèce de violon à deux cordes) tout en chantant à la façon Khöömii (chant diphonique traditionnel mongol). Ça nous a tous bien interpelés, on s’attendait à quelque chose de soporifique et relaxant, mais à notre surprise ce n’est pas n’importe quel metal mongol.

Puis, lorsque le batteur s’installe après cette courte intro pour y rajouter quelques percussions, et que les autres membres rejoignent la scène, ça se métamorphose en du metalcore avec des influences de musique traditionnelle. Je n’ai jamais vu ni écouté autant metalcore de la sorte, c’est clairement unique en son genre ! Eux qui faisaient davantage dans le folk avec les notables influences nationales sont passés vers du core… peut-être dû au fait que le chanteur réside désormais à NY… Bref, ça va de suite dans mon top groupes metalcore ! On perçoit une personne à la console tout à droite de la scène qui s’occupe des orchestrations et samples additionnels qui ornent et apportent un gros plus à cette musique.

Ces jeunes respirent la joie et nous la transmettent incroyablement, ils jouent avec leur cœur et leurs tripes, tel le rêve formidable pour eux qui se réaliserait, celui de traverser toute l’Europe et ouvrir pour un aussi grand groupe que Therion. On le ressent à travers cette énergie qu’ils dégagent sur scène et à travers leur musique. Ils ont d’ailleurs été chaleureusement accueillis par le public qui avait l’air d’apprécier cette musique intruse dans le thème opera/sympho de la soirée, mais c’est cette bonne humeur et cette sympathie – sans oublier ce metalcore – authentique qui n’ont pu que plaire. Les gens ne manqueront pas d’aller à leur rencontre à la fin du concert.

Très bonne découverte qui fait plaisir !

Setlist Ego-Fall :
-Intro (Morin khuur, khoomei, and prelude) + Brave Heart
-Wind the Horn
-Out of the Ordinary
-The Defender
-The Legend
-Back to the East
-Weeping Camel
-War Steed
-Spiritual Judgment
-Jangar

 

Luciferian Ligth Orchestra : quand Satan m’habite

Passons au groupe suivant, aussi attendu que Therion pour certains et totalement méconnu par d’autres (comme moi). Et là, c’est la grande surprise puisque les deux musiciens sont masqués (soit pour faire style soit parce qu’ils sont moches) et la chanteuse, finlandaise, parle très bien français, presque sans accent, et se fait appeler  Mari Paul (son vrai nom c’est Mari Karhunen). Luciferian Light Orchestra n’est ni plus ni moins que le side project du guitariste de Therion, Christofer Johnsson, qui a sorti donc son premier album l’année dernière chez son propre label : Adulruna. Ceci explique pourquoi le groupe est en tournée avec Therion… A travers LLO, Christopher exprime sa passion pour un autre style musical, du rock occult des années 70’ tel qu’il est appelé. Si, sur album, ils ont parait-il – selon Metal Archives – 22 musiciens inconnus, en live ils ne sont que 4 sur certaines dates et 5 sur d’autres. Une chose est sûre, c’est que le grand Christofer ne joue pas dedans : il n’est que géniteur et compositeur et ses serviteurs font le reste.

Leur musique est très sympa. On croirait voir devant nous Kylie Minogue (Mari Paul était presque son sosie, même dans ses manières et gestes). Hélas, Kylie Minogue me rebute comme pas possible, c’est ballot et ça n’aide pas à apprécier Mari, surtout que sa voix n’en vaut même pas la peine ! Celle-ci exprime son (sincère) amour pour Paris et dit clairement que c’est sa ville préféré au monde (j’espère qu’elle ne joue pas le jeu dans chaque ville de la tournée). Le public ne répondra cependant pas quand elle aura essayé vainement de faire fredonner sur « Dante & Diabolus ».

Beaucoup de samples ovni et psychédéliques, une basse débordante de groove et des riffs barrés et originaux, j’ai adoré (en faisant abstraction de Mari « Kylie Minogue » Paul), même si sur album je ne suis pas sure d’apprécier (surtout à cause du chant féminin que je trouve moyen et insupportable par moment). En live, ça passe très bien et c’est même très plaisant, surtout ce sacré combo de basse/guitares, qui s’éclatent sur scène. Je retiendrais deux morceaux : l’orientalisant et original « Eaters of Souls » avec une présence du chant du guitariste qui laisse un peu moins l’occasion à Mari de chanter, ou encore le moment un peu plus bluesy et rock’n’roll avec « Where the lilies grow » dans le mid-tempo, où le ton plus grave de Mari est plus agréablement audible. A rajouter aussi « Taste the Blood of the Altar Wine » avec son gros son lourd de guitares.

Setlist Luciferian Light Orchestra
-Dr. Faust on Capri
-Church of Carmel
-Eater of Souls
-Where the Lilies Grow
-Venus in Flames
-Taste the Blood of the Altar Wine
-A Black Mass in Paris
-Dante and Diabolus

 

Vient le moment où les tant attendus Therion se préparent. Après la courte pub sans pub on voit déjà un truc inédit sur scène : une setlist de deux pages et ce n’est même pas à cause d’une grande police. Le premier rang qui n’avait pas préalablement triché en regardant sur le net n’a pas pu s’empêcher de se s’auto-spoiler de découvrir cette belle surprise que nous ont réservé nos chers suédois, que des morceaux inédits, dont certains qu’on n’entendra que rarement sur scène…que du bonheur.

 

Therion : dans le t(h)er t(h)er, rions

Therion choisit comme bande sonore pour faire son entrée « A Space Odyssey ». Pourquoi, je ne sais pas… Ne cherchez pas la logique, y’en a qui mettent Star Wars (Periphery)… chacun son trip !

Le groupe fait une entrée majestueuse sur scène, tous sont très bien vêtus, toujours aussi classe : Chiara dans sa belle robe victorienne, Thomas avec sa casquette gothique et toujours aussi classe, l’argentin fort sympathique Christian Vidal en tenue décontracté (chemise ouverte, bien coiffé, une vraie rock star), et Christofer en steampunk… Puis vient celle qui a plombé tout le décor, que j’ai traité de tous les noms intérieurement et que j’aurais souhaité frappée d’une censure visuelle pendant tout le concert, la fille garçon-manqué et ‘wesh’ de Thomas : Linnea Vikstrom (faudra que tu lui donnes des leçons, ça va pas ça !). Photos et vidéos illustrent très bien mes propos, quelle pollution visuelle désagréable. Si l’habit ne fait pas le moindre – hu, hu, hu – chez certains groupes, chez d’autres il représente une valeur ajoutée qui va bien avec un certain style… Ca y est, j’ai fini de médire, parlons des choses un peu plus importantes.

« Ginnungagap » était le nom donné à un vaste gouffre dans la mythologie nordique. Cet abîme si profond que son fond était inconcevable séparait les mondes Niflheim et Muspellheim, respectivement les royaumes du froid et du feu, avant la création du monde. Le poème « Völuspá » de l’Edda poétique est la principale attestation du Ginnungagap et du récit originel de la mythologie nordique. La température à l’intérieur du Ginnungagap était si basse qu’elle aurait gelé un homme instantanément en bloc de glace. De plus, onze rivières connues sous le nom collectif d’Élivágar coulait à partir d’une source nommée Hvergelmir située dans le Niflheim et se déversait dans le Ginnungagap où leurs eaux se gelaient en gigantesques blocs de glace. Merci Wikipedia (et le copier-coller), un soupçon de culture dans un live report ne fait pas de mal… Tout ça pour dire que  « Ginnungagap » n’est pas qu’un mot bizarre, il a sa signification et sa place dans la discographie de Therion et s’inscrit dans la logique de l’album Secret Of The Runes (2001). La particularité de ce dernier, c’est qu’il parte de différents mondes de la mythologie nordique. Therion enchaine avec d’autres extraits de ce super album « Schwarzalbenhein » où Thomas prend son grimoire pour nous en lire des passages pour terminer ce morceau. Le frontman exprime sa joie de revenir dans la capitale, mais sans nouvel album, en expliquant le motif de la tournée qui est simplement de jouer une setlist puisant dans différents albums. S’ensuit « Nifelheim », ce monde glacial dans la mythologie nordique, où résident ceux qui sont morts de maladie ou de vieillesse, situé au nord, sous la troisième racine d’Yggdrasil (au cas où vous voulez choisir cette belle destination que propose quelques pompes funèbres).

Puis la setlist se poursuit avec les récits d’un monde plus sympathique, « Vanaheim », et ses douces mélodies avec un coté folk et power epic très prononcé, des riffs magnifiques et un jeu de guitares plus technique que jamais, mon préféré de « Secret of the Runes » et je n’étais pas la seule à kiffer ce morceau, même s’il a été raccourci (2min30 au lieu de 4min dans la version originale).

Si le titre « Melek Taus », dont tout le monde a pris plaisir à fredonner ces deux mots qui constituent le refrain très simple, ne vous dit rien, c’est normal : c’est de l’arabe et ça veut dire “le roi paon”, ce qui va au-delà de ce bel animal puisqu’il est également symbole d’un ancien groupe ethnique monothéiste, les Yazidi, peuplade née au nord de la Mésopotamie (pour les assoiffés de culture, je vous laisser wikipédier par peur que mon live report ne se transforme en un récit historique…) La particularité de ce morceau, c’est son chœur grandiose ! On passe à un morceau musicalement spécial, plus posé et moins technique : « The Beauty In Black » (on notera que le mot « black » est prépondérant chez Therion puisqu’il apparait dans au moins 5 titres) où ce magnifique duo Chiara/Thomas en est la star ; j’en suis moins fan. Sa particularité : c’est le tout premier single de Therion, donc il a toute son importance pour le groupe.

C’est au tour de la jeunette aux cheveux roses de prendre la parole et nous dire qu’elle aussi (comme Mari) aime vraiment Paris et qu’elle est très contente de faire partie de cette tournée spéciale et que c’est la plus heureuse du groupe puisqu’elle est avec son père (Thomas). Elle annonce alors le duo père-fille qui suit en cette douce balade « The Siren of the wood », avec une intro à la guitare acoustique originellement… mais les feignasses l’ont oublié et elle a été joué entièrement à l’électrique, très beau duo.

Si je devais choisir un morceau à supprimer de la setlist, c’est « Wine Of Alugah » de l’album Vovin (1998), un de leurs meilleurs albums, le plus orchestral et le plus oriental, un peu agaçant. Il contient également des passages et un chœur chanté en arabe « Talbis Iblis, Iblis, Sheitan », référence au titre d’un livre “Talbis Iblis, les ruses de satan” écrit par un imam, Al-Jawzi, l’album satanique le plus explicite je dirais, pointant ainsi Vovin qui désigne un Dragon (ou est-ce une allusion à la secte du Dragon Rouge dont fait partie la majorité des membres de Therion ?) Si vous voulez en savoir plus, des infos que vous ne trouverez pas sur le net car c’est un secret, contactez moi en privé et je vous dirais tout. ^^

Et si Therion doit jouer des morceaux de Vovin, impossible d’oublier la « Draconian Trilogy » mais seules les parties 2 « Morning Star » et 3 « Black Diamonds » ont été jouées. Ensuite vient un morceau live inédit(c’est, en fait un bonus track) ; Thomas nous explique que cela fait des années qu’il demande à Christofer que ce morceau soit joué en live et à chaque fois la réponse est “non, nine, niet, no…” jusqu’à cette année, quand il a fini par céder. Il annonce ainsi « Black Fairy » (y’en a une qui a crié de joie, j’étais la plus heureuse). Ca, c’est du beau cadeau puisque c’est LE meilleur morceau de l’album « A’arab Zaraq – Lucid Dreaming » (1997), très rock’n’roll et différent des classiques de Therion.

Une invité spécial sur le titre qui suit puisque Mari Paul se joint à Thomas pour un duo sur « Mon Ami, Mon Amour » extrait de Les Fleurs du Mal (2012) qui se transforme en suite en trio lorsque Chiara intervient, une véritable comédie musicale (ou drame plutôt).

Un petit tour  chez Lemuria (2004) avec « The Dreams of Swedenborg » et « Lemuria » où Thomas présente enfin Chiara au public parisien (et le public à Chiara), laissant cette belle jeune fille timide seule face à la foule pour interpréter en solo le début de la pseudo-balade « Lemuria » avant de revenir pour la suite en duo. Ils terminent avec le grandiose « The Invicible » extrait de Deggial (2000) et ENFIN un extrait de l’album Gothic Kabbalh (2007) avec « Son of The Staves of Time » et ses samples un peu électro-gothique, des passages sympas au violon, ses magnifiques orchestrations et jeux de grattes, ses chœurs et son petit côté heavy, très complet et original !

Le groupe s’échappe de scène ensuite, pour se faire rappeler par un public affamé de sucettes, qui criait au rappel et précisément pour le morceau reprise de France Gall. Nos suédois reviennent, non pas pour interpréter ce morceau mais d’abord pour le magique et orientalisant « The Rise Of Sodom » (extrait de Vovin). Le bonheur absolu, l’extase… Enfin, enfin arrive ce moment que le public attendait, et Thomas le précéde en disant “je suis un homme de parole, je vous l’ai promis la dernière fois qu’on est venus, je vous ai fait une promesse, de jouer « Les Sucettes » pour vous… » et voilà comment satisfaire un public français (pfff, il n’y a que des français pour demander à jouer un tel morceau). Mais mieux que ça, il y a eu des cadeaux sympas : des sucettes, en forme de bite, distribuées par la jeune fille aux cheveux roses flashy. En tout cas, les gens ne se sont pas précipités pour en avoir, et certainement pas les mecs. Bien évidemment, il y a eu une avalanche de blagues faites après par Thomas (qui mimai une léchouille avec le micro en substitut puis s’en excusera) et Christofer sur ces sucettes et sur les filles qui en ont eu, qu’est-ce qu’on s’amuse avec Therion !

Ce n’est pas toujours le cas car lorsque je les ai vus en 2012 (à Lyon), on ressentait une grosse distance entre le public et le groupe : pas d’échange ou de blagues juste à la fin lorsque Thomas nous a demandé d’acheter ses CD car il a fait un prêt bancaire pour les financer… (Blague certainement mais que je n’ai pas trouvée très drôle). Et c’est ce modeste compositeur qu’on n’a pas trop entendu parler durant tout le concert qui prend la parole pour nous dire qu’il a fait une quantité limitée de l’édition Les Epaves (avec un méchant accent anglais, difficile de comprendre ce mot). Toujours ce cher Baudelaire, à en croire que Therion va se faire toute la bibliothèque de Baudelaire. Il s’agit d’un EP de 5 morceaux qui n’ont pas trouvé leur place dans Les fleurs du Mal (2012) ou les rescapés de la session d’enregistrement (une mode ou motif commercial chez certains groupes pour ne pas citer la grosse blague de Carcass avec « Surgical Steel »). Ils n’ont en fait que 200 copies au format CD (et probablement que pour les français férus, plus précisément ceux qui ont adoré « Les fleurs du Mal »). Ils pensent même à sortir 250 autres exemplaires en version vinyle (s’ils pensent vraiment que ça va leur apporter la gloire, pourquoi pas, mais je ne suis pas convaincue).

Ce rappel aura duré une vingtaine de minutes mais c’était la meilleure partie du concert (sauf les sucettes que je ne supporte pas).

Puis le meilleur pour la fin, l’hymne même de se sacré combo, l’incontournable « To Mega Therion », histoire de laisser le public chanter plus sérieusement (du moins le refrain). Et si vous ne connaissez pas le groupe Satan’s Host, il a fait un clin d’œil à Therion, version satanic black metal « 666….Mega Therion » que j’adore e (non ce n’est pas une reprise de Therion, c’est bien mieux).

Un GRAND MERCI à Garmonbozia d’avoir permis ce concert (je t’aime Garmonbozia) et à Nuclear Blast pour l’invitation, ainsi qu’à tous les groupes pour nous avoir fait vivre une très belle soirée.

Setlist Therion :
-Ginnungagap
-Schwarzalbenheim
-Nifelheim
-Vanaheim
-Melek Taus
-The Beauty in Black
-Invocation of Naamah
-Cults of the Shadow
-The Siren of the Woods
-Wine of Aluqah
-Draconian Trilogy part 2 & 3
-Black Fairy
-Mon amour, mon ami
-Kings of Edom
-The Dreams of Swedenborg
-Lemuria
-The Invincible
-Son of the Staves of Time

Encore:
-The Rise of Sodom and Gomorrah
-Les Sucettes (France Gall cover)
-To Mega Therion

 

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1 Commentaire sur “Therion + Luciferian Light Orchestra + Ego Fall + Imperial Age au Trabendo (Paris) 18/01/2016”

  1. pingback pingback:
    Posté: 16th Fév 2016 vers 8 h 29 min
    1
    Therion + Luciferian Light Orchestra + Ego Fall + Imperial Age au Trabendo (Paris) 18/01/2016 | Soil Chronicles

    […] Retour sur le concert de Therion et leur compagnons de tournée « Best of Therion » au Trabendo (Paris) le 18/01/2016. Trois belles découvertes de groupes : Imperial Age, Ego Fall et Luciferian Light Orchestra. Rien à dire sur la qualité sonore et visuelle du concert : excellente voire parfaite ! Pour le rapport détaillé du concert, c’est par ici : http://www.soilchronicles.fr/reports/therion-luciferian-light-orchestra-ego-fall-imperial-age-au-tra… […]

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