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Live report + Photos + Vidéos : Bloodybarbie

 

Ce n’est pas souvent qu’on voit passer un groupe underground comme The Vision Bleak et quand ils passent, la petite communauté de fans s’empresse ! Leur dernière fois dans l’Hexagone remonte à 2013, toujours avec leurs fidèles amis de Saturnus (et un second groupe, enfin « solo » plutôt) ! Même si c’est The Vision Bleak qui est en tête d’affiche, ma principale motivation à venir ce soir, c’est Saturnus !

Le premier groupe à qui revient le malheur d’ouvrir cette soirée, de refroidir l’ambiance, de surprendre (négativement) le public et de les faire bailler tous c’est ce monsieur solitaire, l’homme à tout faire qui n’a besoin de personne (ou dont l’égo est tellement sur dimensionné qu’il veut s’attribuer toute la gloire), sauf qu’il n’y a absolument pas de quoi se vanter avec une musique qu’un nombre très restreint de la population peut apprécier (il faut vraiment être ultra-fan de black atmo bizarre)… En tout cas les quelques personnes présentes à l’ouverture ne semblent pas déborder d’enthousiasme !

Il est seul avec sa guitare et son imposante palette d’effets, un fond d’images de la nature nordique, la seule chose qui m’ait vraiment captivée d’ailleurs. J’avoue malgré tout que la musique accompagne presque bien ces belles images en leur donnant un côté très sombre et triste.

Retour donc à l’objectivité, comme beaucoup présents : on n’a même pas cherché à savoir qui est ce monsieur au nom qui vend du rêve (John  Haughm), rien de mieux que l’effet surprise, qu’il soit négatif ou positif ! Il entre sur scène, seul, vêtu d’un long manteau en cuir, d’un stetson tel celui de Lemmy, de lunettes noires steampunk et d’une belle guitare, et on s’attend quand même à ce qu’il y ait au moins un autre musicien qui l’accompagne, un batteur pourquoi pas… On pouvait attendre longtemps pour ça !

Il commence à gribouiller une note toutes les minutes (toutes les 20 secondes quand il va vraiment vite), autant dire qu’on a le temps de méditer pendant une minute. C’est de la musique très discrète comme je l’appelle (« discret » étant le contraire de « continue »). Pour varier les plaisirs, la grande palette maquille le son de sa guitare de diverses sonorités lourdes et parfois saturées. Grand moment de suspense lorsqu’il sort un os d’une bête qu’il aurait peut-être tuée en partant à la chasse dans ses forêts nordique et qui lui sert d’outil d’effets, c’est original !

J’ignore si Monsieur John est muet et on ne le saura peut-être jamais puisqu’il ne chante pas et, comme tout groupe de Black Atmo, ne communique pas avec le reste du monde autre que le sien, dans lequel il est en complète immersion !

En cherchant pour en savoir plus sur ce musicien curieux, il s’avère que John Haughm n’est ni plus ni moins que le fondateur chanteur et guitariste d’Agalloch !

Ce que est sûr c’est que cette demi-heure (enfin un peu moins) et surtout ce personnage mystérieux de John nous auront tous marqué (positivement ou négativement ! La preuve je viens d’écrire sur lui presqu’une page complète !)

 

Un petit quart d’heure de commérage sur cette demi-heure pénible, le temps que la scène se prépare pour nos chers danois de Saturnus (l’excitation monte puisque c’est la première fois que je les vois !) pour du Doom romantique (du « doux mmmm »).

Parmi les groupes les moins productifs, on trouve Saturnus, avec seulement 4 (très bons) albums en 20 ans (pendant que d’autres ont fait au moins le double) et d’innombrables changement de line-up, le seul membre original restant étant Thomas Akim Grønbæk depuis 1993. Ceci étatn sans parler des rares concerts qu’assurent les danois (au Klub en 2008 et au Glazart en 2013 avec The Vision Bleak), donc lorsqu’ils passent, il ne faut pas les rater.

Nous avons eu le droit à une belle setlist dont un nouveau morceau, « Thorns », annonçant bon présage au nouvel album, sans oublier l’incontournable et romantique « I love Thee » – qui ne se traduit pas par ‘’j’aime le thé’’ –  à dédier à votre cher(e) et tendre. C’est dans l’obscurité et la tranquillité que se déroule cette partie du concert où la magie des ces notes pianotées fait tout son charme, celui d’uu concert qui nous aura transportés au septième ciel auditif. On ne manquera pas de noter l’origine de toutes ces notes pianotées : le clavier est aux abonnés absent et diffusé sur bande ! En effet, le claviériste Mika Filborne a quitté le groupe en novembre dernier laissant sa place vacante jusqu’à nouvel ordre.

Saturnus ou le doom sensationnel ! Un set parfait et consistant (un peu plus d’une heure) pour un son parfait, rien à dire !

Setlist Saturnus:
-Rain Wash Me
-I love Thee
-Wind Torn
-Forest of Insomnia
-Empty Handed
-I long
-Thorns
-Christ Goodbye

 

Vient le tour de The Vision Bleak pour mouvementer cette ambiance post-Saturnus qui nous a figés corps et âme, et un très beau décor se pose sur la scène : ce qui sert d’ornement des claviers est vraiment magnifique !

The Vision Bleak est né d’un duo composé de Ulf Theodor Schwadorf (aka Markus Stock de Empyrium) et par Allen B. Konstanz (Nox Mortisa), avec des musiciens live pour assurer les concerts. Je vous avoue que The Vision Bleak n’était pas ma principale motivation autant que Saturnus l’était, mais je suis tout de même très fan de leur projet Empyrium, un style complètement différent de The Vision Bleak.

 

Ce décorum posé, il a pour but de mêler gothique, doom et indus, un parfait cocktail horrifiant aux thèmes lovecraftiens comme le dénonce « Kutulu ! » ou autres thèmes ténébreux et horrifiants comme dans « The Night of the Living Dead », tous mis en valeur à travers ces notes et jeux de claviers ! Ce soir, The Vision Bleak avait quelque chose à défende : un nouvel EP fraichement sorti peu avant la tournée en vue d’un nouvel album pour juillet « The Unknown » !

Même si on a tendance quelque fois à s’ennuyer sur quelques morceaux, l’ambiance et le bon son étaient au rendez-vous, surtout avec le charisme et la sympathie du frontman qui a sacrément la bougeotte, tout comme ses acolytes fort sympathiques qui jouent avec un grand sourire.

Setlist The Vision Bleak :
-Spirits Of The Dead
-From Wolf To Peacock
-The Night of the Living Dead
-Carpathia
-The Kindred Of The Sunset
-Into The Unknown
-Hexenmeister
-Kutulu!
-Cannibal Witch
-The Whine Of The Cemetery Hound
-Descend Into Maelstrom
-Elizabeth Dan
-By Our Brotherhood With Seth
-The Wood Hag
-The Lone Night Rider

 

Un grand merci à Garmonbozia pour l’accréditation et pour avoir permis cette date, ainsi qu’aux groupes de nous avoir fait vivre une belle soirée !

 


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