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Sylak Open Air 2014 – Jour 1

Le 1 septembre 2014 posté par Lusaimoi

La première édition du Sylak avait pas mal surpris son monde, dans le coin. Un festival Metal, avec une jolie programmation (certes principalement française, voire régionale, mais quand même bien belle), à Saint-Maurice de Gourdans, on ne s’y attendait pas. Et cette première édition aura eu assez de succès pour qu’on nous en annonce une deuxième.

Et si je n’ai pu assister aux deux suivantes, je les ai quand même suivies de loin, en étant de plus en plus impressionné par les noms présents sur les affiches. C’est donc tout naturellement que j’ai profité de mes vacances cette année pour venir assister à la quatrième édition.

 

Une quatrième édition qui poursuit l’ascension du festival avec des noms comme Phil Campbell, Moonspell, Gojira, Dew Scented, ou même les Japonais cultes de Church of Misery.

Mais pour l’instant, c’est le premier jour qui nous intéresse, un premier jour exclusivement français.

Il est un peu plus de 18h lorsque je me gare dans le parking imbibé d’eau. Un ciel sombre et une pluie battante nous aura bien foutu les jetons, laissant augurer une soirée sous l’orage, mais finalement, tout s’arrête et un coin de ciel un peu plus bleu nous accueille.

Je passe les portes et les vigiles, et me dirige rapidement vers la petite scène, installée en marge de la principale, vers un canon à mousse, pour cette soirée. Je me dépêche, parce que le premier groupe a déjà commencé.

 

Ils sont bien nombreux, les membres de ce groupe. The Rolling Muppets, c’est une chanteuse, deux guitaristes, un bassiste, un batteur, un claviériste, un grunteur, mais aussi une bunny girl et un… danseur ? Déconneur ? Agitateur ? À cela s’ajoutent pas mal d’accessoires, costumes flashy et maquillages, bref, tout ce qui annonce une prestation bien barrée. Surtout que les paroles, en français, nous réservent bien quelques sourires. Un humour pipi-caca-cul-MST qui va bien et qui est bien souligné par les deux non-musiciens. La musique, elle, trouve son originalité dans le mélange Punk Rock/Hard Rock/Metal, plus que dans son exécution. Néanmoins, elle se montre assez joyeuse et festive pour entamer le festival dans la bonne humeur. Et pour un groupe exclusivement live, c’est bien ça qui compte.

 

Une petite pause et voilà que monte sur scène un groupe bien différent, la diversité étant l’une des caractéristiques du Sylak. Un groupe au style plus brutal. Du bon vieux Hardcore, mélangé à d’autres choses pas moins calmes. Dixit, formé en 2008, c’est d’abord des potes, mais des potes qui nous propose une musique groovy à souhait. Un truc bien rageur, qui est soutenu par un chant écorché au phrasé presque rappé par moments. Le groupe a beau n’être que régional, il ne tient pas moins les planches avec rage et conviction, surtout grâce à leur chanteur et à leur bassiste – le guitariste restant un peu plus concentré sur son instrument, sans vraiment s’effacer pour autant. Et le public, lui, commence à bien se chauffer.

 

 

Et c’est tant mieux, puisqu’on reste dans la violence avec le groupe qui suit et dont j’ai loupé la première minute, ce que je regrette rapidement. Hardcore Anal Hydrogen. C’est… comment le définir ? Un truc informe, des riffs tordus, des samples bizarres et un scream écorché à l’extrême (et un brin vocodé). Le tout est interprété par un guitariste grimaçant et un hurleur bien bien bien taré. Le genre de machin insupportable, donc forcément génial, qui pioche un peu partout, même dans la musique Hindoue (Péruvienne ?). Une chose est sûre, les amateurs de genres plus classiques n’ont pas dû apprécier. Moi, j’ai pris un pied monumental ! Contrairement à The Rolling Muppets, le show est sans fioritures, mais, étonnamment, bien plus cinglé. La seule déception vient de l’absence de Christine Boutin topless.

Caca !

Très vite, alors que la nuit se profile dans le ciel du stade Régis Perrin, le quatrième groupe monte sur scène. Quatrième groupe, pour un genre bien différent. Cette fois, c’est les amateurs de musiques plus classiques qui sont contents, puisque Sleekstain nous joue un Hard Rock/Sleaze dans la plus pure tradition du genre. Pour le coup, c’est pas vraiment mon verre de jus de multifruit, mais faut avouer que le groupe parvient à se mettre rapidement le public en poche. Déjà grâce à des morceaux énergiques et à l’efficacité redoutable, mais aussi grâce à leurs interprètes. Si le guitariste et le bassiste se montrent vraiment content d’être là, il faut souligner la prestation du chanteur au look très Glam. Dynamique et complètement dans le ton de leur style, il accentue l’agitation du public, qui commence à bien profiter du canon à mousse.

 

Alors que j’étais parti profiter de quelques-uns des nombreux stands présents, le groupe suivant est monté sur scène et a commencé son set. Alors que je revenais sur les lieux, à l’écoute les douces notes jouées, je me suis mit à penser « Oulah ! Mais ça envoie ce truc ». Et bien oui, et c’est pas étonnant, puisque c’est aux gruikeux de Bounty Hunter qu’on a affaire. Du Grind violent, brutal, incompréhensible et frénétique qui fait toujours grandir l’excitation du public qui bouge maintenant sérieusement.

Le groupe, lui, envoie savamment la sauce avec leur musique sauvage, mais pas si primitive que ça pour autant. La fête bat son plein et l’arrivée d’une grosse partie du staff du festival sur scène ne fait que l’accroître. Parce qu’il faut le préciser, BH contient les deux membres fondateur du Sylak, comme la pochette de leur premier album le montre. Un show que j’attendais et qui a bien tenu ses promesses.

 

Alors que la foule s’amasse de plus en plus derrière moi, le groupe prend plusieurs minutes pour s’installer et faire les balances – des problèmes de transport les ayant mis en retard pour la soirée. Notre attente est enfin récompensée lorsque l’intro se fait entendre. Une intro qui nous met dans une ambiance bien particulière, déjà annoncée par le crâne à facettes et le nom de la formation : Dancefloor Disaster. On est donc directement téléporté dans une discothèque soirée mousse un peu bizarre avec des hits Dance massacraméliorés à grands coups de riffs Metal – souvent Modern, mais avec pas mal de surprises – et de grognements rageurs. Un vrai plaisir coupable, surtout que le mélange fonctionne et est ultra maîtrisé. Le public répond en bougeant comme il n’avait jamais bougé. Les pogos et wall of death dans la mousse prennent de plus en plus de place et on est souvent écrasé contre les barrières. De leur côté, les membres du groupe, avec leur look de clubbeurs, nous livrent une prestation complètement barrée, dynamique et furieusement décontractée. Malheureusement, mon objectif s’étant pété durant leur set (j’accepte les dons), mes photos n’ont pas pu leur faire honneur.

 

Cette première journée se termine sur une très bonne note, qui nous donne envie de danser jusqu’au bout de la nuit. L’orage menaçant n’aura donc pas gâché la fête, même si quelques gouttes se faisaient ressentir lors des derniers morceaux…

 

Deuxième jour

 

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