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Live report + Photos + Vidéos : Bloodybarbie

 

Note: la galerie photos se trouve à la fin de l’article.

Une tournée en retard d’un an après la sortie de « Where greater Men have fallen » en 2014, les chanceux ont pu les voir au Ragnard Rock l’été dernier et se délecter d’un show hors normes que je n’oublierai jamais. La nuit en plein air, tout était parfait : la météo, le son, les lumières et surtout Primordial. Quiconque y goûte une fois en voudra encore et encore, d’ailleurs me revoilà au rendez-vous pour leur date parisienne (heureusement qu’ils passent presque chaque année).

Primordial est une référence en soi dans le Black Pagan Metal, qui dégage quelque chose de magique, de spécial, de mystique à travers leur musique si unique. Primordial sans son sacré frontman n’aurait pas une si grande ampleur, puisque le charisme inégalé d’Alan A. Nemtheanga et ce qu’il dégage, son regard perçant, tout cela donne ce côté imposant et solide au groupe entier. D’ailleurs, c’est le seul qu’on regarde tout le temps, et pourtant ce n’est qu’un simple chanteur à deux cordes. Un timbre vocal à la Shining (les suèdois) ou encore Barren Earth : parfois litanique, démuni de tout growl, le Black Metal dans toute sa splendeur ! Il n’y a pas qu’Alan mais aussi ses fidèles depuis vingt ans : Pól MacAmlaigh à basse, Ciáran MacUiliam à la guitare et le batteur Simon O’Laoghaire. Le dernier arrivé, Micheál O’Floinn à la guitare, fait partie de cette solide famille depuis 14 ans.

Rappeler l’origine irlandaise de Primordial n’est pas inopportune puisque le groupe puise son inspiration dans la musique traditionnelle de leur pays : même sans prêter une oreille attentive, d’une façon flagrante dans le génialissime « Heaten Tribes » avec son côté heavy metal,(qui sera joué en rappel). Ils font de même avec leurs compatriotes de Bathory, mais aussi Enslaved (pour citer une référence BM) et d’autres, comme le déclare ouvertement Alan, cet excellent parolier qui puise ses inspirations dans le paganisme et des anciennes cultures.

 

Ketzer : saucée !

C’est aux jeunes allemands de Ketzer que revient l’honneur d’ouvrir le bal, un groupe que j’ai découvert un mois plus tôt lorsqu’on a reçu leur album de chez Metalblade, qui n’est pas mauvais d’ailleurs. Fondé en 2003 et avec des démos et trois full lenght, les revoilà en ouverture sur quelques dates pour Primordial. Du Death old school, qui parfois s’inspire du Thrash ou du Black et qui sonne bien, même si l’originalité n’est pas sa principale qualité.

 

Si je n’avais pas tellement accroché sur album, la découverte du groupe en live m’a complètement fait changer d’avis (surtout que je n’avais pas écouté toute leur discographie). Moi qui suis fan de Tribulation et Melechesh (dont un côté transparait sur « Satan’s Boundaries »), j’ai été gâtée par cette setlist et ce, dès le premier morceau, complètement envoutant avec son aspect orientalisant pour lequel j’ai eu un coup de cœur : « When Milk runs dry » (je vous l’accorde, c’est WTF) – bonne méthode pour le love at first hearing – aux mélodies et riffs remarquables à la Tribulation. On notera l’usage fréquent du son acoustique/clair des guitares (adieu, les saturations), des mélodies envoutantes et originales, un jeu de batterie parfois prog ! Je me demande même comment j’ai pu trouver leur dernier album quelconque !  Avec une setlist pareille et une telle prestation, j’inscris Ketzer dans mes petits papiers désormais ! En plus de leur musique, le logo de Ketzer ne risque pas de s’oublier !

A noter que le frontman prend bien soin de son apparence et surtout son corps qu’on ne risque pas d’oublier (enfin moi personnellement), vêtu de la sorte tel un chanteur de Metal indus’, avec le petit gilet, les pectoraux et tétons qui saillants, ça fait baver la gent féminine (et les gays aussi). Au moins un plaisir pour les yeux en plus de celui des oreilles (et d’autres sens). Un son parfait pour une prestation parfaite, bien que trop courte, hélas. Un groupe qui a su placer la barre très haut, à suivre et à surveiller de très près, je suis en totale séduction !

Setlist Ketzer:
-When Milk runs dry
-Starless
-The Fever’s Tide
-The Hunger
-White Eyes
-Godface
-Endzeit Metropolis
-Satan’s Boundaries unchained

 

Svartidauði : Vous avez dit « Black Metal » ? Pardon ?

Passons ensuite à l’horreur de la soirée, ce groupe venu d’Islande se nommant Svartidauði, qui veut dire « Black Metal » en islandais (on se demande pourquoi ramener un groupe pareil qu’on en a mieux à disposition et sur place). En voila de l’originalité… « A la française », imaginez un groupe qui s’appellerait « Noir Metal »… Bon, ok, on a eu « Noir Désir », mais une telle banalité dans la recherche d’un nom de groupe… Bref, la grosse blague, c’est que ce groupe n’a qu’un seul album à son actif et n’est même pas foutu de faire du bon BM, ni même du moyen ! Je pense que je ne me suis JAMAIS autant lassée d’un concert comme celui-ci, à subir cette rude demi-heure (une bonne séance de torture pour mes tympans) ; même le pire des groupes black metal que je connaisse est meilleur (j’ai pas de nom à fournir, et d’t’t’s façons, j’balance pas !) avec un son live dégueulasse. Je ne vous en dirais pas davantage, j’ai préféré effacer à tout jamais cette partie du concert de ma mémoire, et c’est mieux pour vous. Bon allez, pour être gentille, je vais faire un compliment : ils sont beaux (puisqu’ils portent de beaux masques).

 

Primordial : Primordial, c’est PRI-MOR-DIAL !

Passons au cœur de la soirée, les tant attendus irlandais !

C’est avec une intro contée telle une incantation ou prière que le groupe fait son entrée sur scène, où il exige des décibels de cris pour commencer le grand show, annonçant « Where greater Men have fallen », l’éponyme de leur dernier album en date.

Alan, comme d’habitude, se montre imposant, très communicatif avec le public, s’assurant à chaque instant qu’on est à fond, qu’on est avec eux, et mettant l’ambiance en faisant monter les décibels à chaque fois qu’il place « Paris » si bien dans ses textes !

Du Black pur, du Black épique, teinté de riffs folks parfois, comme sur « No Grave deep enough ». Une intro annonçant chaque morceau, telle une morale à retenir (au début et non pas à la fin) !  Inutile de flatter : les œuvres de Primordial sans le moindre défaut, ça relève du pléonasme. Par contre, Alan devrait s’acheter du maquillage de meilleure qualité s’il veut qu’il tienne mieux durant tout un concert !

Un show digne de ce nom pour un groupe qu’il est Primordial de connaitre et d’avoir une fois vu (les autres fois, ça sera de l’addiction, comme pour la drogue sauf que le sevrage n’est plus possible une fois qu’on y goute).

Si vous n’avez pas encore le DVD « All Empires fall » de Primordial, je vous le recommande vivement pour revivre tous les instants forts et meilleurs morceaux du groupe, ainsi qu’un reportage et des interviews.

 

Setlist Primordial:
– Dark Horse on the Wind
– Where greater Men have fallen
– Gods to the Godless
– No Grave deep enough
– Babel’s Tower
– The Calling
– As Rome burns
– Traitors Gate
– The Coffin Ships
– Wield Lightning to split the Sun
– Empire falls

Rappel:
-Heathen Tribes fallen

 

Un grand merci à Garmonbozia pour l’accréditation et pour avoir permis cette date, ainsi qu’aux groupes de nous avoir fait vivre une soirée exceptionnelle !

La galerie photos :

 

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