Communication de nos partenaires

Après Paris et Toulouse, c’est au tour de Lyon d’accueillir le Power Of Metal Tour, pour une bonne soirée en perspective. Imaginez plutôt, cinq groupes de Power Prog, pour cinq styles différents.
Et comme cinq groupes, c’est pas mal, les portes du Transbordeur ouvrent à 18h, pour permettre aux spectateurs de rentrer pas trop tard (une bonne initiative, puisque j’ai rendez-vous avec Mickey le lendemain).

 

 

Bien que l’affiche soit alléchante, vers 18H20, la salle est loin de se montrer remplie, bien sûr, le public affluera de plus en plus au fil des groupes.

C’est à Thaurorod que revient cette lourde tâche de chauffer la salle. Et on peut dire qu’ils se débrouillent pas mal ! Leur Heavy Prog est des plus classiques mais demeure bien efficace, tout comme les habits des membres du groupe, un guitariste au bandana dans les cheveux, des pantalons de cuirs, slims… on se croirait de retour dans les années 70, et ce ne sont pas leurs postures – un peu poseurs, mais complètement assumés – qui me feront dire le contraire ! Un charme rétro qui, allié à la bonne humeur du groupe, contribue à sa réussite scénique, malgré un manque d’originalité. Le chanteur me fait quelque peu penser à Mickael Stanne qui bouge sans cesse, distrait ses camarades qui jouent, pose pour des photos quand il ne chante pas, la bouche en banane, tout le long du show… Il va même jusqu’à prendre l’appareil photo d’un spectateur pour faire un cliché avec. Le son est bon, les lumières aussi, que demander de plus ?

 

 

 

Si, par hasard, comme ça, légitimement, on peut se demander pourquoi Mercenary a choisi ce patronyme, la question s’envole dès qu’ils commencent à jouer. En effet, si l’on retrouve bien du Power, dans leur Metal, celui-ci est agrémenté d’une bonne dose de Death qui montre le groupe comme une grosse machine de guerre. Un tank qui écrase tout sur son passage. La grosse caisse claque bien comme il faut, constamment – ceci me fait d’ailleurs remarquer qu’elle est sacrément mise en avant, et ce pour tous les groupes à venir. Le chanteur/bassiste se montre imposant, toujours dans le style de ce Metal puissant, il semble implacable, mais il n’est pas le seul à assurer le show. Ses deux compères guitaristes font preuve d’un jeu de scène basé sur beaucoup de headbang, qui leur permet de ne pas s’effacer derrière le leader. Un bon moment passé sous le signe de la brutalité.

 

 

 

Troisième groupe, troisième changement de style, avec Psychotic Waltz. Voici un groupe qui ne m’était connu que de par un autocollant fixé sur un album de Deadsoul Tribe, autre groupe du chanteur Devon Graves. Psychotic Waltz porte assez bien son nom. Le groupe, qui fête lors de ce tour sa reformation, officie dans un Metal Progressif très psychédélique, aux soli de guitare complètement monstrueux, aux structures très complexes… Bref, un truc pour les mangeurs de mushrooms. Demon, très maniéré aussi bien dans les gestes que dans la voix, affiche un charisme captivant, qui me fait penser à quelqu’un, sans arriver trouver qui (un voisin de public me le rappellera en parlant de Freddy Mercury). Il en énervera certains en faisant de nombreux allers-retours entre la scène et les coulisses, quand il ne chante pas. Je trouve, personnellement, que ça laisse plus de loisirs pour observer les autres membres du groupe. Brian McAlpin, guitariste en fauteuil roulant, fait preuve d’une agilité digitale déconcertante, et il cachera un peu Ward Evans, bassiste qui me fait penser à un présentateur de la chaine NoLife (présentateur qui a bon goût, car je l’ai vu dans une émission avec le même T-shirt Arch Enemy que moi). Le set devient plus lourd, par la suite, tout en gardant son côté planant. Néanmoins, pour mieux apprécier le groupe en live, il faut le connaître d’abord en studio.

 

 

 

Nevermore. Depuis le temps que j’attendais leur venue sur Lyon, autant dire que j’étais quelque peu pressé de les voir. Non, parce qu’il faut dire que c’est le groupe qui m’a fait tomber dans le Metal, celui qui m’a fait abandonner définitivement les groupes de Néo que j’écoutais quand j’étais ado. Et tout cela grâce à une pochette. Celle, sublime, du non moins superbe « This Godless Endeavor ». Acheté juste pour l’artwork, leur album m’aura fait reconsidérer tout ce que je savais sur la musique jusqu’alors.

Enfin, sous les applaudissements du public, ils envahissent les planches. Ah non. L’organisation a-t-elle ajouté un sixième groupe ? Parce que Nevermore ne compte pas de fille parmi son line-up. L’arrivée de Warrel Dane et Jeff Loomis ne fait plus aucun doute quant à l’identité du groupe.
Et le show commence par « Inside Four Walls », mais sera par la suite plus orienté sur « The Obsidian Conspiracy », le dernier album en date. Le son lourd et puissant des américains se combine ici avec la prestation scénique de haut vol. Ça se secoue, ça pose, ça n’oublie pas de jouer. Enfin au début.

 

Warrel nous présente la nouvelle recrue qui répond au doux nom de Dagna, et nous explique que Jim Sheppard a été opéré d’une tumeur au cerveau, et qu’il est maintenant en convalescence. Espérons qu’il guérira vite, même si sa remplaçante se montre très convaincante, avec un jeu de basse impressionnant et une présence scénique tout en headbang et en complicité avec Attila Vörös, autre membre live du groupe, tout aussi impressionnant. Jeff Loomis reste un peu trop de son côté à mon goût (enfin durant les trois premiers morceaux, durant lesquels les photos sont autorisées), mais fait preuve d’une technicité exemplaire. Ma phrase « Enfin au début. » laissait deviner un « mais » à la prestation du groupe. Et c’est en la personne de Warrel Dane, qu’il s’incarne, car les autres membres gardent leur fougue tout le long du set. En effet, si le charismatique leader reste énergique sur les premiers titres, il se montrera rapidement fatigué, obligé de rester assis devant la grosse caisse durant une bonne partie de « Born » et « The Heart Collector », à manger des morceaux de sucre et un médicament. La charmante bassiste laissera même transparaitre une expression d’inquiétude, qu’en bon disciple de Cal Lightman, je n’aurais pu que discerner. Une inquiétude, plus qu’une déception, c’est ce que je ressens alors. Heureusement, une certaine boisson qui donne des ailes le remettra sur pieds, jusqu’à la fin du show. Et le dynamisme de ses compères palliera ce point négatif. Avec un chant pas toujours au top, dû cette même fatigue, et les rares problèmes de son de la soirée, je n’ai qu’une chose à dire : qu’ils reviennent vite, et avec un chanteur en meilleure forme.

 

 

Dernier groupe, et deuxième tête d’affiche, Symphony X monte sur scène vers 23H. Dernier changement de style avec un Metal Progressif très technique. Une technicité qui inquiétait certains membres du public, qui semblaient avoir peur que les zicos restent trop concentrés sur leurs instruments. C’était sans compter sur la présence de Russel Allen, chanteur du groupe, hyper convainquant et convaincu, au chant nickel. Il investit l’ensemble de la scène à lui tout seul, en faisant des allers-retours du bord du plateau jusqu’à son fond, il va perturber Mickael Romeo pendant un solo extrêmement ardus, sans que le guitariste ne fasse de fausse note, impressionnant ! Pro du lancer de bouteille, Russel sait aussi les rattraper, il se moquera d’ailleurs du public qui applaudit à ce moment là « It’s too easy you know ! ». Il est un peu dommage que les autres membres restent en retrait par rapport leader, comme Romeo et surtout Mickael LePond (c’est un groupe de Mickaels!), qui reste dans sa ligne, même si c’est bien compréhensible, vu leurs jeux, qui ne sont pas à remettre en cause. C’est « Paradise Lost » qui est l’album le plus représenté ce soir avec « Domination », « Seprent’s Kiss », « Paradise Lost » et « Set The World on Fire », mais on a droit à des titres plus anciens, comme « Smoke and Mirrors » et, surprise, des titres inédits de leur prochain album à paraître prochainement chez tous les bons épiciers.

Pour moi qui ne connaissais le groupe que de réputation, le show est assez difficile à appréhender, compte tenu de la complexité des morceaux. Néanmoins, quelques éléments accrocheurs, comme les refrains… et le charisme du chanteur viennent palier cette gêne. Et puis regarder quelque chose d’aussi difficile parfaitement exécuté devient un vrai plaisir. Il est un peu plus de minuit lorsque le groupe revient pour un rappel, et puis, d’un signe de Romeo qui indique que le temps fut bien géré, un second. Le groupe termine ainsi vers 00H20.

 

 

Voilà qui clôture une bonne soirée, même si j’aurais aimé voir Nevermore un peu plus, et Dane un peu plus en forme. Il serait aussi intéressant de revoir Symphony X et Psychotic Waltz après avoir digéré leurs albums. Les deux autres groupes étaient assez efficaces pour un plaisir immédiat, mais je ne serais pas contre de remettre ça ! Maintenant, dodo! Une grosse journée m’attend demain !

Retour en début de page

Laissez un commentaire

M'informer des réponses et commentaires sur cet article.

Markup Controls
Emoticons Smile Grin Sad Surprised Shocked Confused Cool Mad Razz Neutral Wink Lol Red Face Cry Evil Twisted Roll Exclaim Question Idea Arrow Mr Green