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Live report + photos + vidéos : Bloodybarbie

 

Et c’est partie pour une belle soirée signée Stoned Gatherings, 100% rock’n’roll !

Johnny On the Spot : Touche pas à mon spot !

J’ignore quelle mouche les a piqués pour se dénommer ainsi, mais personnellement, un nom comme ça ne me donne pas forcément envie d’écouter. Mais bon, les noms (et les apparences) sont trompeurs parfois, et ce soir là, découverte obligée ! Ils sont allemands, ça se voit et ça s’entend, à leur accent très prononcé lorsqu’ils nous saluent en deux mots en anglais. Le groupe existe depuis 2006 mais n’est pas très actif, avec une discographie de seulement un EP et deux albums dont le dernier, « Stillstand ist der Tod » sorti en mars 2016. On ressent la grande modestie du groupe, qu’ils sont là pour se faire plaiz et s’en foutent si oui ou non ils plaisent, ou s’ils vont s’enrichir en vendant leur CD. Leur seul but : sortir ce qu’ils ont dans le ventre (des litres et des litres de bière allemande). Le sourire se dessine déjà sur le visage du public, qui a vite été conquis et renvoyait cette énergie positive au groupe qui nous l’a bien transmise à travers son attitude et sa musique.

Du heavy rock/rock’n’roll classique et joyeux, groovy à mort, un guitariste très doué nous livrant des soli à gogo – on n’a l’impression qu’il n’y a que ça (sacré branleur de manche)  – dont un qui a duré plus d’une minute, enchainant les riffs classiques du rock’n’roll. Mais il y a aussi un batteur accro à ses cymbales (putain, ça fait super mal aux oreilles), tous honorant Mötörhead, AC/DC, mais aussi Nashville Pussy ou Black Stone Cherry avec le côté sudiste festif et pêchu et un chanteur charismatique au chant puissant oscillant entre rock’n’roll et punk (ça m’a fait penser à Discharge par moment).

Super mise en bouche (ou en oreille) qui fait plaisir, de quoi vous secouer les neurones et les cheveux pendant 45 minutes (qui sont trop vite passées) en attendant la grande suite de la soirée, le plat de résistance !

 

 

Peter Pan Speedrock : Peter Pan s’envole guidé par la fée Clochette à tout jamais!

Ils l’ont annoncé depuis l’année dernière : la longue carrière de 20 ans (et sa discographie de 9 sorties) des hollandais arrive à bout, ils ont tout donné et annoncent la fin du groupe couronnée par une tournée internationale en 2016 ; l’occasion donc de les voir pour la dernière fois et leur dire adieu (en espérant qu’ils se reforment un jour quand ils auront besoins de thune). C’est avec grande joie et un arrière goût de tristesse que le public accueille Peter Pan Speedrock, qu’on a vu passer en France plusieurs fois en ouverture de concerts ou en festival. Et pour finir leur carrière en toute beauté, ils se donnent à fond ! Il y avait des fans qui sont venus spécialement pour eux, connaissant les paroles par cœur, complètement surexcités au premier rang ; autant dire que le pit était en chaleur et en mouvement constant !

Comme son nom l’indique, c’est du rock, du rock speed, du « speedrock » orchestré par la voix et les soli magiques du maitre fondateur du groupe Piet Van Eldern, du Speedrock rock’n’roll qui flirte avec le punk avec un peu de Crust pour lubrifier le tout. Une voix aussi éraillée à la Cal (Discharge), des riffs badass et une énergie à la Discharge mêlée à du Monster Magnet, énergie terrible que dégage Piet et son jeu de guitare sans faute, enchainant les soli. Il regarde chacun dans les yeux, sourit en permanence (même quand il chante). Malgré le son pas au top, ça donnait un style à la musique sale des hollandais !

Je pense que c’est le groupe au tempo le plus rapide de la soirée !

Sinon le paradoxe de la basse à 4 cordes qui n’en a que trois, cherchez l’erreur sur la photo.

Ce que j’aime chez Peter Pan Speedrock, c’est Piet !

 

Nashville Pussy : Bienvenue dans les fins fonds de la teuch’ de Nashville

C’est l’histoire d’un homme (ou d’une bite) et une femme (ou une chatte si vous préférez) qui font l’amour au lit (puisqu’ils sont marié)… Bon, je ne vais pas rentrer dans les détails, vous savez comment on fait. Plus sérieusement, c’est l’histoire d’un rockeur (Blaine Cartwright) et une rockeuse (Ruyters Suys) qui se sont unis par les liens sacrés du rock’n’roll et du mariage aussi pour que leurs deux guitares fassent l’amour sur scène aussi… Ainsi naquit Nashville Pussy !

Il parait qu’on prend des bains gratuits aux concerts de Nashville Pussy et qu’on avait le droit à une orgie sur scène, mais qu’après un sauna, il vaut en reprendre une autre derrière. J’ai voulu tenter l’expérience, parce que Nashville Pussy, j’aime bien sur album, mais je n’ai jamais eu l’occasion de les voir sur scène. Ça parle de sexe, ça parle de drogue et d’alcool, le tout en rock’n’roll, le triptyque même du hard rock !

Ils déboulent sur scène avec chapeau western et bottes de cuir, prêts à fouetter le public à coup d’un bon vieux rock bien couillu – pardon il est question de chatte pas de couille là.

Pas de nouvel album à présenter (puisqu’il est sorti l’année dernière et a eu sa propre tournée) mais cette tournée célèbre bien quelque chose : les 15 ans de High As Hell dont beaucoup de titres ont été joués, comme le titre éponyme, le détonnant « Go to hell », « Wrong Side of a Gun » et « Shoot first and run like Hell ». Mais aussi un best-of de toute leur discographie.

Et derrière, le pit puissant pousse de partout jusqu’à nous compresser tous les uns contre les autres, et ce pendant tout le concert. Sans parler de la chaleur insupportable qui commençait à devenir un réel supplice !

Hé oui, quand vous aurez vu une fois Nashville Pussy sur scène, vous aurez compris qui porte la culotte dans le couple et ça ne s’appelle pas Nashville Pussy pour rien : c’est tout à son honneur madame Ruyters Suys, très à l’aise et dominante, même si ce n’est pas elle qui monopolise le micro. Elle n’hésite pas à se mettre à terre, prise de frénésie et possédée par sa guitare, pour nous faire un beau solo. Elle a mis des bottes de cowboy – enfin, de cowgirl – mais elle n’a pas tenu tout le concert avec, et pendant que le roadie lui réglait sa guitare, elle en profite pour les enlever et se dégourdir les pieds (sachant que la bassiste a des bottes avec des plus hauts talons… mais elle ne les a pas retiré, elle !) pendant que le batteur nous fait une petite impro. Le frontman nous présente chacun des membres après le morceau « why why why » et pendant que chacun fait son show, il nous fait quelques pas de squaredance ou, plus marrant, il verse sa bière dans son chapeau puis la boit en renversant partout et remet le chapeau sur sa tête pour se rincer le visage avec… c’est saaaaale !

D’ailleurs le frontman n’hésite pas à sortir la bouteille de Jack Daniel’s et à la passer aux dames, mais aucune n’en boira ! Elles sont raisonnables, elles : pas d’alcool au boulot ! (juste au goulot !)

Finalement, cette attitude plus antipathique du chanteur qui s’énerve contre un slammer et lui fait un gros fuck bien énervé alors qu’il n’a rien fait de mal, j’avoue n’avoir jamais vu ça (mais sa femme, ça l’éclate de voir des slammers partout autour d’elle). Comme si jouer sur scène était un supplice pour lui, qu’on le forçait et qu’il ne prenait aucun plaisir, ou quelqu’un aurait oublié de lui retirer le balai du cul !!! Sérieusement, change ton expression faciale, mec, t’es pas un blackeux, mec, tu fais du rock’n’roll, alors souris un peu ou apprend à sourire, mec (surtout qu’il n’est déjà pas gâté par la nature, alors faire la gueule, ça ne fait qu’empirer les choses) ! Heureusement que les deux nanas au sourire (surtout la bassiste) et à la bonne humeur compensent ce malaise que nous transmettait l’autre (et je suis loin d’être la seule à l’avoir pensé et ressenti), aussi bon musicien soit-il… mais il n’y a pas que ça qui compte ! Pour tout vous dire, je me suis barrée avant la fin de la soirée, (aussi parce qu’il faisait plus de 100°C et que je commençais à bouillir), j’avais d’autres chattes à fouetter, mais pas de celles-là.

Sinon à part ça, superbe setlist et son !

 

Setlist Nashville Pussy:

-Come On Come On
-Rub It to Death
-I’m So High
-Pillbilly Blues
-High as Hell
-Wrong Side of a Gun
-Shoot First and Run Like Hell
-Hate & Whiskey
-Going Down Swinging
-Everybody’s Fault But Mine
-Up the Dosage
-Go to Hell
-Good Night for a Heart Attack
-Why Why Why
-Go Motherfucker Go
-Struttin’ Cock
-Fried Chicken and Coffee

Un grand merci à Stoned Gatherings pour l’accredition et pour avoir permis cette date au top comme d’hbaitude, et merci à tous les groupes.

 

La galerie photos :

 

 

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