Communication de nos partenaires

Live report + photos + vidéos : Bloodybarbie

Note : La galerie photos est à la fin de cet article !

Attention : ce live report bat le record du live report le plus court que j’aurai pu écrire, tout simplement parce qu’il n’y a pas grand chose à dire !

Une affiche avec seulement deux bons groupes qui excellent dans leur style et qui reviennent un an après leur passage dans l’Hexagone au Cernunnos 2015 pour nous promouvoir leur dernier album et partager quelques bouteilles d’alcool, mais surtout une affiche pour le finish Folk Metal « Mafia Tour » (avouez que ça sonne très classe), deux bandes de mafieux qui ne jurent que par le finnois. Moonsorrow a fraîchement sorti son album « Jumalten Aika » quelques jours avant le concert (http://www.soilchronicles.fr/chroniques/moonsorrow-jumalten-aika) et « Noita » pour Korpiklaani sorti en Mai 2015 déjà (chronique : http://www.soilchronicles.fr/chroniques/korpiklaani-noita).

 

Moonsorrow : l’Odin du Pagan Folk

Un concert de Moonsorrow se déroule dans la plus grande attention : au début c’est calme, on apprécie, on savoure chaque partie des morceaux, allant des plus houleuses aux plus calmes puis on commence à s’emballer, à bouger un peu, à headbanguer puis petit à petit on saisit les quelques moment adéquats pour pogoter (ils sont assez rares d’ailleurs) quand il le faut – mais pas trop non plus puisque ce n’est pas à quoi aspire la musique de Moonsorrow, qui est, bien que mouvementée et sombre, assez raffinée pour ne pas appeler la zizanie et le chaos. Un concert de Moonsorrow, c’est avant tout une setlist paradoxale : courte mais longue. Un menu alléchant de 6 titres, dont la moitié (donc 3 longs morceaux) est issu de leur nouvel album qui est la raison de cette tournée et dont le titre éponyme sert d’ouverture aux festivités. Mais on y entend aussi d’autres titres que « Sudentunti » et « Ruttolehto incl. Päivättömän Päivän Kansa » (ne cherchez surtout pas à prononcer l’intitulé ou encore moins à chanter sinon vous allez avoir des crampes à la langue) où Jonne Järvelä, le chanteur de Korpiklaani, apparait sur scène pour un duo avec Ville sur un court passage. Même si leur musique est profonde et glaciale, les membres du groupe sont loin d’être conformes à cette image : la communication y est, le sourire et la bonne humeur aussi. Ils nous remercient et expriment leur réjouissance d’être de retour en France.

1H30 de pur plaisir, comme d’habitude, parce que Moonsorrow est une valeur sûre, parce qu’il n’y a jamais de ratés et que chaque note et chaque mélodie est un délice exquis – pléonasme – à savourer pleinement et surtout en concert quand le son est excellent ! Une certaine sérénité d’installe en vous en vivant et en écoutant toutes ces mélodies, difficile de rester insensible, la véritable magie nordique !

Un drôle de sentiment à chaque fois, Moonsorrow me fait toujours le même effet, une sorte de thérapie au Folk Pagan. C’est comme quand un catho va se confesser ou un dépressif sort de chez son heure très coûteuse hebdomadaire de la semaine. Sauf que contrairement aux autres thérapies, celle de Moonsorrow vous fait un réel effet, on en ressort ressourcé, revitalisé, fort comme un des dieux nordiques, et on attend la prochaine séance ! Vivement le Ragnard Rock pour une autre setlist, que j’espère différente, histoire de goûter à autre chose car tout est excellent chez Moonsorrow.

Toute belle chose (ou pas d’ailleurs) a une fin, et c’est avec beaucoup de chagrin (lunaire même) que Moonsorrow nous quitte avec le majestueux que tout le monde attendait « Sankaritarina » pour achever en beauté.

 

Setlist Moonsorrow :
-Jumaltenaika
-Raunioilla
-Sudentunti
-Jotunheim
-Ruttolehto incl. Päivättömänpäivän kansa (feat JonneJärvelä (le chanteur de Korpiklaani))
-Ukkosenjumalanpoika
-IhmisenAika (KumarrusPimeyteen)
-Sankaritarina

 

Korpiklaani : la vodka, ça se siffle ou ça se chante mais faut choisir !

Korpiklaani a toujours été, pour moi, synonyme de festivité, beuverie et dégustation d’alcool fort (pas de  la bière, en somme), un cadeau idéal pour tout alcoolique voire un indispensable.

Je m’impatientais de voir enfin Korpiklaani en concert, j’ai même révisé les paroles en finlandais histoire de mieux profiter de la fête qui nous attendait et ne pas faire que répéter « vodka, tequila, beer, etc. »  mais cela ne se réalisa pas. A peine cinq morceaux joués, le chanteur tombe en panne ! La raison, évidente et conforme à ce que le groupe sait si bien vanter : la boisson divine, celle qui contient de l’alcool et à forte dose de préférence, surtout que dans son cas, je pense qu’il boit de l’alcool à la place de l’eau (que les dieux le punissent !). Ce n’est pas sans effet, parce qu’il peut boire jusqu’à en perdre la voix et on se retrouve comme ce soir, dans un « korpikaraoké », ce qui est fort – au moins autant que sa picole – déplaisant car Korpi, c’est justement cet esprit festif chantant. Si le guide est absent, ce ne sont pas les français qui vont pouvoir le remplacer et chanter en finnois ! Les gens commençaient à s’énerver face à cette attitude scandaleuse de la part d’un frontman complètement torché qui fait tomber tout sur son passage, a du mal à tenir son micro et encore moins à sortir un mot de sa bouche. A un moment, il se tourne vers la batterie, reste planté à la contempler, micro dans la main, puis le jette, le tout en mode silencieux ! Pendant ce temps, les autres musiciens continuent d’assurer le show et faire comme si de rien n’était ! Son guitariste essaiera de le secourir au chant, en assurant du moins les parties chœurs, tout en étant joyeux et légèrement alcoolisé, mais lui joue contrairement à son camarade et joue juste en plus.

Le concert a été écourté, certains sont partis, d’autres sont restés jusqu’à la fin pour le tant attendu « Vodka ». Pour ma part, j’ai préféré aller m’entretenir avec Moonsorrow dans les loges : le concert de Korpiklaani devenait trop ridicule malgré le côté instrumental très plaisant du groupe, et c’est là que je me rends compte que s’il n’y a pas de chant pour ce groupe, c’est nul ! Derrière tout ça, les membres de Moonsorrow jettent ponctuellement un coup d’œil sur ce qui se passe sur scène, ça avait l’air de bien les faire marrer !

On lui a servi de la boisson énergisante, deux baffes, il a essayé de quitter la scène et s’en échapper mais il y a vite été remis.

Sinon, que fait un chanteur complètement ivre lorsqu’il sort de scène tout humilié ? Il prend une bouteille pour noyer son chagrin (si, si, c’est vrai… jusqu’à ce qu’on la lui confisque avant qu’il ne sombre dans un profond coma éthylique).

Il était tellement ivre que même « Vodka », il n’a pas pu la chanter… le comble !!! La vodka, faut la chanter pas la boire !

A noter que sur la setlist de tous les membres, les paroles des refrains sont écrites, mais bon quand on est bourrés à ce point on ne peut même pas lire, hein !

Sinon, j’aurais appris une chose ce soir, c’est que l’accordéon peut tomber en panne en commençant à sonner très bizarrement, comme s’il était désaccordé (c’est un peu le comble pour un nom comme « accordéon ») : un morceau sonnait très bizarrement, puis Sami a dû quitter la scène pour régler son problème le temps d’un morceau (donc un morceau sans accordéon et chez Korpi, c’est tout aussi scandaleux que sans chant).

Les lumières étaient toutes aussi colorées et variées que cette flopée d’instrument(iste)s folk : un accordéoniste, une violoniste, en complément des indispensables (basse, guitare et batterie, et bien évidement le micro).

Paris a été malchanceuse cette fois, puisque cela ne s’est pas produit durant de cette tournée, sur d’autres dates… ou alors Tonton le tour manager l’a menotté pour qu’il ne taquine pas la bouteille jusqu’à la fin de celle-ci, sous peine qu’aucun organisateur ne les réinvitent… Korpi ferait faillite et devrait arrêter de faire de la musique, ça serait dommage ! Éventuellement, ils ne pourraient plus payer sa bibine au chanteur… mais quand on veut picoler, mieux vaut attendre la fin du concert ! A bon entendeur…

Un grand merci à Century Media pour l’invitation ainsi qu’à Garmonbozia, Dieu des bons concerts parisiens, mais aussi Moonsorrow, bien évidemment !

 

 

Galerie photos :


 

Retour en début de page

1 Commentaire sur “Moonsorrow + Korpiklaani au Trabendo (Paris) le 11/04/2016”

  1. pingback pingback:
    Posté: 25th Mai 2016 vers 3 h 24 min
    1
    Moonsorrow + Korpiklaani au CCO (Lyon) le 18 avril 2016 | Soil Chronicles

Laissez un commentaire

M'informer des réponses et commentaires sur cet article.

Markup Controls
Emoticons Smile Grin Sad Surprised Shocked Confused Cool Mad Razz Neutral Wink Lol Red Face Cry Evil Twisted Roll Exclaim Question Idea Arrow Mr Green