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Ils viennent pourtant de chez moi, de Lyon, je suis même allé à un festival où ils passaient, le déjà incontournable Sylak, et pourtant, il aura fallu attendre que je parte à Avignon pour voir God Damn en concert. C’est Les Passagers du Zinc, en association avec le label étudiant Redrum, qui m’aura permis d’y assister. C’est pas loin de chez moi, c’est gratuit, alors pourquoi se priver ?
Mais avant de voir les Lyonnais, c’est par une scène ouverte que la soirée commence. L’occasion de découvrir des groupes du coin, qui, peut-être un jour, perceront.

Sentinhell entame cette soirée. Ça débute direct avec un bon petit solo, puis la rythmique se met en place, soutenue par un synthé, aucun doute, on est dans du Prog ! Un truc typiquement Dream Theatrerien, bien foutu, avec déjà une certaine présence sur scène et un bon jeu des musiciens (surtout du guitariste, qui enchaîne les soli).

Mais quinze minutes, c’est court, et déjà le groupe repart pour laisser sa place à Red Cans dans un style bien différent. Du Rock un peu Hard, même si c’était plus Rock, ce soir, à cause d’un problème technique qui les amputa d’un guitariste. Peu importe, le groupe se démène pas mal, ça groove et leur chanteuse sait déjà pas mal utiliser ses cordes vocales. Mais on a à peine le temps de les voir qu’ils repartent déjà.

Absinth Drip change encore le style joué avec quelque chose de plus atmosphérique. Un simple trio qui joue sans fioritures. On se laisse rentrer dans leur univers, qu’ils mettent en place doucement, n’hésitant pas à laisser une intro s’étendre sur plusieurs minutes, avant que le morceau ne démarre réellement pour jouer sur plusieurs atmosphères électrique et acoustiques. Et après quelques morceaux, ils nous laissent pour une dernière découverte.

Ultime groupe de la partie scène ouverte, Eight Square Meters monte sur scène pour nous servir un Rock alternatif qui gagne en puissance au rythme des minutes. Les premiers riffs, avec leur petit côté dissonant, intriguent, mais lorsqu’on croit avoir compris leur fonctionnement, le groupe se plait à changer radicalement pour donner quelque chose de plus punchy. C’est sur ces notes assez dansantes, que se clôture cette première partie.

Avec les différents problèmes techniques inhérents à une scène ouverte, déjà pas mal de retard a été accumulé, et il ne peut être rattrapé par l’installation de The Real Mac Coy, puisque mettre en place les nombreuses caméras pour filmer le groupe prend un certain temps.
The Real Mac Coy, je connaissais déjà, de nom. Car faut dire qu’ils se bougent pas mal sur Avignon (même si, sur le net, c’est beaucoup moins le cas, apparemment), et que leur premier album est en vente chez tous les disquaires du coin. Et dès que la musique démarre, on se rend vite compte que le groupe est là depuis pas mal de temps. Un son lourd, un brin crasseux, qui transpire la poussière d’un désert américain, cette voix à peine rocailleuse et trainante, pas de doute, on est dans du Stoner !
Le jeu de scène se montre plus important que les groupes précédents, l’habitude des planches, même si le bassiste se montre un peu trop en retrait pas rapport aux autres membres. En plus, pas mal de surprises sont au rendez-vous ce soir. Déjà le tournage du clip, mais aussi de nombreux nouveaux titres (dont un de neuf minutes), prévus pour un prochain split et un futur album. The Real Mac Coy alterne les ambiances, entre des morceaux électriques, d’autres plus calmes, mais toujours avec ce petit côté « arizonien ». La salle est comble, tout le monde semble être venu pour les voir, et eux le leur rendent bien.

C’est toujours dans cette ambiance que va se terminer cette soirée, puisque God Damn fait du Southern Metal, mais avec beaucoup, beaucoup, plus de hargne.

Quelques secondes. C’est tout ce qui a fallut au groupe, que je ne connaissais alors que de nom, pour me convaincre et me faire regretter de ne pas les avoir vus plus tôt. Faut dire qu’ils mettent le paquet ! C’est pas pour rien qu’ils enchaînent les dates, et qu’ils se sont faits un nom et une jolie réputation alors que leur deuxième album n’était pas encore sorti. Chaque membre se donne à fond, n’hésitant pas à jouer chacun de leur côté, les uns avec les autres, mais aussi avec le public. D’autant plus qu’avec un frontman pareil, ils pourraient rester immobiles, que ça passerait quand même. Le chanteur saute, pose, gueule, passe d’un côté à l’autre de la scène, part dans le public, revient… Et j’en passe.
The Real Mac Coy franchissait déjà un cap niveau jeu de scène par rapport aux groupes de la scène ouverte, God Damn en passe un autre par rapport à The Real Mac Coy.
Quant à la musique, ça envoi tout autant. Leur Metal est d’une lourdeur à s’en faire péter les cervicales, surtout que parfois, ils n’hésitent pas à flirter avec le Hardcore. Leur show passe vite, les musiciens sont contents de jouer pour la première fois dans le coin et surtout de voir autant de monde « même si c’est une soirée gratuite ». Malheureusement, la salle se videra peu à peu. Pas à cause du groupe, je pense, mais plutôt de la demi-heure de retard accumulée au fil de la soirée.

Moi-même je dois repartir avec la fin, dommage, car j’aurais bien aimé causer un peu avec eux. Mais, convaincu par leur show, mon départ m’aura pas empêché de leur acheter un petit sweat.
Les soirées métalliques sont rares, dans le coin, c’est pour ça que quand y en a une, mieux vaut éviter de la louper. Alors longue vie à Redrum !

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