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Live report + photos & vidéos : Bloodybarbie

Note : Les photos se trouvent dans la galerie, à la fin de l’article.

Triple release party made in France? Au menu : deux grands retour en force d’ETHS et d’ACYL qui nous préparaient à la sortie de leur album et Lutece qui fête carrément la sortie de leur nouvel album en janvier ! Il est clair que le public est divisé en trois clans, puisque les styles sont assez différents (hormis Lutece et ETHS qui sont relativement proches). Mais c’est dans ce genre de mixité qu’on peut séduire un nouveau public et conquérir âmes et tympans !

 

Lutece : C’est le jeu ma pauvre Lutece !

Commençons par le commencement, puisque c’est à Lutece d’inaugurer cette soirée qui s’annonce bien mouvementée. Un porte-micro orné de crânes suffit pour nous plonger dans les tréfonds ténébreux de leur métal noir, et pas n’importe lequel : épique et de qualité ! Du très bon Black Metal mélodique. Un chant de Hesgaroth et sa présence froide et impassible nous immerge complètement dans le style qu’ils défendent à travers leur musique.

Lutece est le jeune groupe de Hesgaroth qui œuvre dans les ténèbres du Black Metal et ses contrées depuis dix ans déjà, multipliant les albums (3 albums et un EP) et les concerts à travers la France et dont les membres ont des pseudos classes qui sonnent un peu scandinaves et qui sont difficiles à retenir (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?). La release party de leur nouvel album « From Glory towards Void » aurait dû se faire un an plus tôt mais a été repoussée puisqu’il y a deux ans, un changement de line-up et un remplacement de deux musiciens l’y a contraint : Hod Imensul (guitares), Ask (basse) qui avaient bel et bien contribué à l’album mais n’assureront plus les live. Ils ont été remplacés désormais par les deux nouveaux membres de la famille Lutece : Aslagën (Guitare) et Vaahrn (Basse).

Les hostilités sont lancées avec une intro glauque digne d’un film d’épouvante-horreur qui est le premier morceau de leur nouvel album « Let the Carnyx sound again » suivi du deuxième extrait et excellent titre « Melted Flesh ». Je ne vais pas vous faire la chronique de tout leur nouvel album joué dans le désordre ce soir là, je vous laisse donc lire la chronique faite par notre cher Metalfreak : http://www.soilchronicles.fr/chroniques/lutece-from-glory-towards-void

Il est regrettable que leur meilleur morceau, « The Venom Within », n’ait pas été joué laissant malgré tout mon autre préféré « Living My Funeral » (une tuerie !) et ses multiples couplets blastés tantôt, calme tantôt, ses refrains aux mélodies marquantes, qui l’a été… donc les voilà pardonnés !

Cela dit, le timbre de la batterie était très bizarre (notamment de la grosse caisse) et sonnait moche, faible et comme du carton, dommage !

Lutece n’a pas fini de faire parler de lui, un groupe qui a le mérite de briller et de sortir des profondeurs ténébreuses de la scène BM underground (parce que du Black Metal, si ce n’est pas underground, c’est de la pop) !

Si Lutece s’est montré bien violent sur scène, le public ne le reflétait pas vraiment, peut-être n’était-il pas encore bien chaud ! Une sortie honorée ce soir (malgré le son de la grosse caisse) puisque l’album a été joué presque entièrement (sauf mon morceau préféré) !

 

Setlist Lutece :

– Let the Carnyx sound again
– The last standing Flag
– I am the Sword
– Melted Flesh
– The Path of Glory
– What lies beyond
– The Dance of rolling Heads
– Living my Funeral
– Architects of Doom
– From Glory towards Void

P.S: Lutece vous donne rdv au Klub (Paris) le 04/12/2016 !

 

Acyl : atypique !

Passons au groupe que j’attendais le plus, l’ « atypique » (en arabe) qui porte bien son nom : Acyl, un groupe que j’ai suivi de près depuis des années et que je ne lâcherai jamais puisque de toute façon la surprise est toujours au RDV, le suspense à chaque album. Mais qu’est-ce qu’ils vont nous sortir cette fois? De quel instrument bizarre ou ancestral vont-ils nous jouer? L’essence même de la musique d’Acyl, cette formation puisant ses origines ethniques et musicales en Algérie, là où il a vu le jour et la nuit, son génie n’est pas dans la bouteille mais réside dans cet art de mêler musique traditionnelle algérienne et métal et en faire un cocktail atypique – comme quoi, hein… Mieux encore, il met en avant cette culture riche et vaste peu connue dans l’occident. Autant dire qu’Acyl, ce sont les premiers et seuls auteurs et inventeurs de ce style que je nomme « Gnawa Metal » (ça va c’est fAcyl à prononcer). Point Cul(ture) G: le gnawa est une musique ancestrale importée par les esclaves noirs au Maghreb, caractérisée par la diversité des instruments de percussion et instruments à cordes traditionnels. Quant aux paroles, ce sont principalement des chants religieux musulmans. Hélas, je m’impatiente de trouver un nouvel album complet au merch’ mais ce n’est qu’un EP, un avant gout de l’excellence tant attendue, « Aftermath » prévue pour le 16 avril 2016 (le jour de la fête du savoir en Algérie) mais repoussée jusqu’en mai. Bien évidemment, on aura eu le droit à un sacré échantillon de ce nouvel opus en live, puisque c’est le principe d’une release party.

Quoi de neuf sinon dans la vie d’Acyl à part ce nouvel album? Un nouveau bassiste : Samy !

Le show commence, comme à leurs habitudes, avec un compte à rebours de quelques petites minutes (me demandez pas de combien, j’ai pas noté !), pendant lesquels ils s’échauffent intérieurement dans le noir et l’immobilité totale sur scène. Pendant ce temps, nous admirons ces longues secondes défiler en musique arabe, avec des images et textes écrits dans la même langue (on ne devait pas être beaucoup à le comprendre).  Tout ça pour nous afficher à la fin du compte à rebours, un « Welcome » et un « Get ready », comme si on allait être propulsés dans l’espace !

Tellement décalé ! Ils apparaissent sous les lumières avec une entrée en breakdown et sons de grattes sous accordés! Vu comme ça, on s’attend à un groupe de Hardcore ! Cinq minutes plus tard, on se retrouve immergé en Afrique du nord avec ces chants religieux en arabe et des percussions (bendir) jouées par tous les membres. Pendant qu’ils effectuent leur chorégraphie, même le batteur s’y met et lâche sa batterie pendant deux bonnes minutes pour utiliser le même instrument de percussion que ses camarades et chanter leurs textes qui switchent en anglais (c’est tout de suite moins authentique). Ce passage qui a duré trop longtemps à mon gout, un peu lassant, annonçant le dernier breakdown du morceau par un « un, dos, tres, quatro » (il parle un peu espagnol aussi).

Amine, sacré frontman, blessé (entorse), fait quand même l’effort de monter sur scène et d’assurer 45 minutes debout et même danser sur certaines parties chorégraphiées où tout le monde exécute une danse traditionnelle de gnawa (je peux vous garantir qu’il en a bien souffert intérieurement et avec le sourire pour l’avoir rencontré avant le concert, ça c’est l’esprit metal !)

Pour le coup, l’ambiance devient mouvementée, nul doute que cette musique n’a laissé qui que ce soit indifférent : certains savaient à quoi s’attendre, d’autres pas du tout et finalement ont apprécié puisque la réaction a été immédiate au sein du public, entre pogo et circle pits naturellement formés.

Amine prend le temps de présenter certains instruments, ou alors de nous initier à certaines chorégraphies (bouger à gauche puis à droite) en miroir (“on commence par la gauche ou la droite?”, question pertinente posée) avec un petit échauffement juste avant le signal. Le meilleur, c’est que tout le monde obéit, tellement épique, et c’est « Finga » qui est à l’honneur de cette chorégraphie, du Death mélo atypique (quelqu’un qui slamme lors du pont très calme, c’est n’importe quoi, mais lorsque la brutalité repart les slams se multiplient) ! Encore un excellent nouveau morceau même si très pauvre en instruments traditionnels. Au moment où j’y pensais, le suivant m’a prouvé le contraire, et ils sortent ce petit  instruments très bruyant qui s’appelle « kerkabou » (il faut aussi faire l’effort de la prononciation en arabe sinon on risque de se tromper) dont chacun des membres est équipé désormais, sauf Amine qui, lui, sort un autre instrument peu commun qu’il nous présenta comme étant un guembri, basse acoustique à trois cordes , instrument traditionnel des touaregs (les hommes bleus du sud de l’Algérie, je vous laisse wikipédier pour faire un petit point Cul. G). On se retrouve tout d’un coup plongé dans le désert algérien au sable doré : après les kerkabou, ils se mettent à la derbouka, belle surprise ! Ô nuits d’Arabie…

Puis retour aux origines d’Acyl, celles avec lesquelles ils ont débuté leur carrière, un petit medley de « Head’On Crash » et « Ungratefulness ».

Certains passages sont chantés en arabe, d’autres en anglais et de toute façon quand Amine growle, l’arabe et l’anglais ne se distinguent plus.  Seulement trois morceaux, avant-gout de leur nouvel album non encore paru : « Gibraltar », « Finga » et « Mercurial » ! Ça s’annonce au top ! On a eu aussi le droit aux meilleurs morceaux comme le très rock’n’roll et groovy « The Angel’s Sin » qui est loin d’être typiquement oriental si l’on excepte ce super solo de guitare exécuté par Abderrahman, aux riffs orientaux, ou l’intro et les refrains chantés en arabe accompagnés de flute. Il annonce « Mercurial » en demandant un maximum de “headbangation, cheveux et déhanché, le bordel le plus total !” Hormis son intro au ney (une sorte de flute orientale en roseau), même si c’est un titre à dominance –core qui a semblé bien exciter le public, le son clair sur les couplets semblait assez mou ; sinon les ces riffs rock’n’roll de guitares sont très originaux, bien dans ce morceau très –core aux multiples breakdowns, les ponts chanté en chœur, ça promet !

Un point classe chez Acyl, c’est que leur morceaux final se termine par : « Acyl » crié d’une façon tellement classe !

Je retiens la bonne blague du “on va enchainer sur le suivant” et je ne sais pas si c’est l’effet Acyl mais j’avais jamais vu un public crier “à poil” à la moindre occasion (même pas pour ETHS), un public de gay ou quoi?

Acyl vous garantit voyage culturel et musique atypique, ce que vous ne risquez pas d’entendre ailleurs dans ces contrés occidentales et certainement pas dans le milieu du Metal. Ambiance festive garanti ! Ce n’est non pas du Folk Metal à la scandinave mais plutôt aux saveurs maghrébines, idéal pour accompagner votre couscous metal ou simplement un bon thé vert qui vous met à l’amende ! En tout cas, j’ai mieux apprécié ce set et ce concert que celui qu’ils avaient fait en première partie de Dark Tranquillity, on y sent beaucoup de proximité avec le public, une présence et maturité scénique. Bravo et espérons les voir et revoir très bientôt ; vivement la sortie de l’album que vous verrez chroniqué chez nous en mai avec l’interview du groupe.

 

Setlist Acyl :
-Intro / Entry to mecca
-Obduracy
-The Angel’s Sin
-Mercurial
-Finga
-Gibraltar
-Head’On Crash/Ungratefulness
-Autonomy

P.S : Acyl vous donne rdv à La Barde Atomique le 28/05/2016 accompagné de Lumberjack.

 

ETHS : Entrée Tardive des Hautes Sphères


Marseille est représentée ce soir non par son OM mais son ETHS. Une longue absence qui leur a valu de tomber dans les oubliettes jusqu’à l’annonce de la sortie d’un nouvel album qui remet à jour cette formation du diable avec à sa tête une femme (il parait qu’une femme est à l’origine de tout péché). Un groupe fortement apprécié par les hommes, parce qu’une nana sexy au micro, ça excite plus que tous les instruments réunis, et parce que son attitude sauvage et son regard vicieux et malsain, ça fait encore plus d’effet. Rachel qui est assortie à ses growls (pas que, du chant clair aussi et des chuchotements qui peuvent être érotiques) en France et en français, sans le moindre accent du sud ! Le quatuor nous présente un nouveau membre derrière les fûts (membre live seulement puisque c’est Dirk Verbeuren de Soilwork qui a assuré toute la batterie sur album) : R.U.L. à la basse : Damien et aux arènes de cette guitare balaise, le seul membre fondateur restant : Staif !

ETHS s’est retrouvé, ces dernières années, moins productif (pour les deux dernier albums, il a fallu attendre 4-5 ans pour en voir apparaitre un) et vient nous présenter quelques titres extraits du nouvel album « Ankaa » (sorti le 22/04/2016) dont Staif prend le soin d’annoncer le titre, comme l’excellent « Nefas » qui ouvre avec une intro horrifiante, une pluie de blasts et de growls, d’orchestration, de breakdowns… Rachel est bien échauffée et chaude pour mettre le feu au public qui part vite en sucette. Voilà un nouvel album qui s’annonce déjà bien ! Mais ils jouent aussi « Nihil Sin Causa » avec un chant oriental sur bande qui est celui de Sarah d’Arkan. Finalement, peu de morceaux du nouvel album, juste un apéro qui promet du lourd ! Certainement qu’une tournée sera consacrée à leur nouveau-né. C’est donc une fausse release party tout comme pour Acyl.

Rachel fini à genoux, parfois devant Staif, parfois allongée, toutes les positions sont bonnes pour chanter ! Pas mal de slams surtout un pour faire un bisou à la belle Rachel.

Setlist ETHS:
-Samantha
-Adonaï
-Détruis-moi
-Le mâle
-Sidus
-Je vous hais
-Ondine
-Voragine
-Nefas
-Méléna
-Bulimiarexia
-Ex Umbra In Solem
-Nihil Sine Causa
-Infini
-Crucifère

Un grand merci à Access Live pour avoir organisé cette triple release party et aux trois groupes pour nous avoir fait faire du sport et vivre de moments intenses (surtout Acyl qui était ma principale raison ce soir).

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