Communication de nos partenaires

Live report : Bloodybarbie

Photos : Didier Coste (https://www.facebook.com/didier.coste.10)

 

 

H-1: me voila arrivée devant la salle du Ninkasi Kao, pile à l’heure pour rencontrer les Crucified Barbara en interview. Pendant ce temps, la première partie Junkstars fait ses balances. Je perçois Nicki (la batteuse de Crucified Barbara) qui se ramène de son shopping de chez Star’s musique à côté du Ninkasi. Vous saurez tout de notre entretien dans la rubrique dédiée.
Entre temps, une dizaine de fans attendent devant l’entrée !

19h30: Ouverture des portes de sésames, une centaines de personnes déjà, c’est pas mal pour une première partie !
C’est au trio suédois Junkstars d’ouvrir le bal pour Crucified Barbara (comme si les filles avaient besoin de première partie pour chauffer un public à dominante masculine !). Les deux groupes ne se connaissaient pas avant cette tournée, mais ils ont un point en commun: ils partagent le même label. Ils sont jeunes (groupe formé en 2012), bien énergiques et touts mignons… Et je n’ai aucune idée du style qu’ils jouent !


La salle est déjà à moitié remplie et le groupe balance sa sauce. Résultat: du punk Rock’N’Roll bien efficace et burné, un petit mélangé de Sex Pistols et de Ramones en plus jeune. Ils ont dû nous jouer leur seul et unique album de 35min “The French Hot Dog”. Mais le souvenir le plus marquant de ce groupe reste leur bassiste doué, qui est en plus une œuvre d’art ambulante (il n’a même pas besoin de t-shirt) avec le minimum de cheveux sur la partie supérieure du crane qu’il faut pour headbanguer.
Ils n’ont pas peur de s’arrêter sec lors d’un morceau pour admirer le public et le reprendre (et pas qu’une fois !). On sent que Max (le chanteur/guitariste) veut nous dire quelque chose, mais il n’arrive pas à le faire d’une façon naturelle (ça doit être le stress). Mais ils finissent par se lâcher grâce aux encouragements du public si chaleureux ! Il faut dire que leur musique met une sacrée ambiance réjouissante pour une première partie (surtout « Knockout »).
Ça faisait longtemps que je n’avais pas écouté du punk, ça fait un bien fou de reprendre et avec une excellente découverte dans le genre ce soir. Ils ont la bougeotte sur scène (sauf le batteur, et heureusement) …
Max présente chacun des membres qui a droit à son petit solo et il dit « on est trois et on n’a pas besoin de plus » (oui je confirme !). Mon morceau préféré a été « First time I heard The Clash, I was so high so high » : très expressif, témoignant de leur histoire avec le Punk et leur première influence par The Clash et surtout un jeu de batterie bien plaisant.
Pour finir, il pose une question au public: “si votre copain/copine ou vos parents vous demande de faire un truc et que vous n’êtes pas d’accord, qu’est-ce que vous répondez ?” Quelques minutes de réflexion et ils annoncent “Go To Hell”. Refrain facile à chanter et le public s’y met aussi !
Voilà, rien à dire d’autre si ce n’est que c’est un super groupe qui nous a fait vivre une belle demi-heure. Mais comme dirait Scorpions The Best Is Yet To Come”.


Setlist Junskstars:
Satan Inside
Old School
Knockout
Good Time
3000 Miles
First time I heard The Clash (I was so high so high)
Rockbottom
Go To Hell

Le groupe suivant, n’est pas du même pays que nos suédoises et ne partagent même pas le même label. Ils sont liés par les liens sacrés de l’amitié et du rock’n’roll… N’est-ce pas beau tout ça! Ils nous viennent du pays de la petite sirène. D’ailleurs, c’est la mascotte de leur nouvel et troisième album « Broken Hearts and Fall aparts » (sorti début 2014) qui orne le fond de scène. Vous connaissez la petite sirène qui ressemble à Marylin Monroe, qui a des ailes et qui est bien tatouée ? Moi je l’ai vue (mais juste en 2D). Pareil, avant ce soir, je n’avais aucune idée de l’existence de ce groupe mais j’ai fait connaissance de Mikkel (le chanteur) en backstage, qui avait l’air si heureux et ravi de jouer en France, surtout que c’est leur première fois. Ce mec a un truc de spécial, je le sens…
Et c’est à SuperCharger de surenchérir leur prédécesseurs, qui dit mieux ? Vous le saurez tout de suite.
La scène est désormais super chargée, on passe de 3 à 5 membres, et tous indispensables au bon fonctionnement du groupe !

Houla, il y a une sacrée montée de niveau, et ce dès les premiers riffs de « Hold On Buddy ». Ça sent le hard-rock américain bien pêchu avec une sacrée voix bien puissante de Mikkel ! Avec « Rise And Fall », c’est leur côté blues-rock qui apparaît et surtout « Are You Satisfied », un peu à la Volbeat ou Black Stone Cherry.
Le plus touchant dans ce groupe, c’est Mikkel qui dégage tant d’émotion dans son chant, une telle joie de jouer et qui n’arrête pas de nous faire des cœurs avec les mains, ce n’est pas à tous les jours qu’on voit un chanteur aussi expressif et sympa… Mais lui il chante avec le cœur, ça se voit et se ressent. Je vous l’avais dit qu’il avait quelque chose de spécial ce mec. Et pas que lui, le batteur fou furieux avec ses millions de mouvement faciaux (ah ça, les grimaces de batteurs c’est toujours marrant).
Puis il nous raconte leur histoire de « Hangover in Hamburg » où ils se sont retrouvés complètement bourrés dans cette ville, là où ils avaient fait un concert… Et ils ne se rappelaient de rien à la fin.
Au milieu de leur partie, Mikkel nous présente chacun de ses camarades: prénom et solo (j’avoue que je n’ai gardé en tête que le solo de batterie). Et fait une déclaration d’amour au public lyonnais: “suce mes boules” (ah bin bravo à celui qui lui a fait la traduction), et c’est dit avec tellement de tendresse que ça pourrait presque passer pour un “je vous aime”. Et puis à un moment donné, en plein pont de morceau, il réussit merveilleusement à caler “Suce mes boules” en rythme, si délicatement et tout joyeux!
Mikkel ne sait pas utiliser que ses deux cordes vocales, et prend son harmonica pour nous jouer l’intro de « Ruler Of The Day »… On se croirait au Far West. Sacré claque ce titre avec ses riffs country !
Voilà que le concert arrive à sa fin et c’est avec « Hell Motel » que Mikkel et sa bande clôturent leur show. Il sépare la foule en deux tel un Moïse, les gens se regardent, est-ce un Wall of Death ? (non faut pas déconner, pas sur ce genre de musique)… Non, il nous invite juste à chanter avec lui sur le refrain de la chanson, une moitié pour « Hell » et l’autre pour « Motel », en nous pointant du doigt tel un maestro. Mission accomplie ! Le public se déchaîne sur ce super morceau !
Et notre super vocaliste finit par dire correctement sa déclaration d’amour : “Lyon je vous aime” !

SuperCharger, la grosse claque de la soirée et une sacrée dose d’énergie inoubliable. C’est clairement un groupe de scène plus que convainquant, convivial et génialement génial ! Une musique qui donne envie de danser (et non de pogoter) le rock 4 ou 6 temps et même de la country.
Si Junkstars étaient bien… SuperCharger sont excellents ! Au moins je sais quel album je vais me prendre à la fin du concert… Mais je ressens une tristesse profonde à l’idée que ce super show se termine !

Setlist SuperCharger :
Hold On Buddy
Rise And Fall
Supercharged
Are You Satisfied
Pitbull
Hungover in Hamburg
Rulers Of The Day
Aim High
Blood Red
Hell Motell

Petit quart d’heure de ravitaillement, la petite sirène s’effondre par terre et le fond de scène aux couleurs de Stendhal s’élève, avec les deux compteurs qui sont dans le rouge représenté par les deux grosses caisses de la batterie… J’aime ce concept !
Les suédoises viennent défendre ce soir leur quatrième et nouvel album fraîchement sorti (en septembre) intitulé “In The Red”. Nul besoin de le défendre, il le fait tout seul comme un grand, puisque cet album est tout simplement génial (voir ma chronique dans la rubrique dédiée). Le groupe s’est vraiment fait connaître grâce à une sacrée tournée, et pas n’importe laquelle, avec Motörhead en 2006 !

Le super roadie de Crucified Barbara accorde les deux guitares électriques et la basse… Pas de n’importe quelle façon, il joue carrément des extraits de Metallica et de riffs de hard rock connus. Et discute normalement au micro avec l’ingénieur son sur des questions philosophiques et fait des blagues. C’est le meilleur soundcheck auquel j’ai assisté ! Non, ce n’est pas fini, il faut vérifier les deux grattes acoustiques ! Et on n’oublie pas les fleurs noires aux rubans rouges des demoiselles sur leur micro!
La première fois que j’ai vu Crucified Barbara, c’était il y a un an au Sonisphère France, et j’ai été impressionnée par leur prestation et leur musique, aussi je me suis jurée que je ne raterais aucun de leur concerts jusqu’à la fin de mes jours (tout comme pour une centaine d’autres groupes aussi). Je n’allais donc certainement pas rater leur tournée française avec pas moins d’une dizaine de dates qui couvrent les quatre coins de la France (elles m’ont avoué qu’elles aimaient la France pour son Vin et son Fromage).
On continue cette soirée Rock’n’Roll 100% féminine, 0% testostérone, avec pour commencer les premières notes grattées du titre éponyme “In The Red” (et non, elles ne sont pas habillées avec les couleurs de Stendhal). La voie de Mia est toujours aussi unique, puissante et merveilleuse ! Je pense qu’elle aurait pu gagner tous les concours de chant puisque avec une telle voix polyvalente, elle peut chanter différents styles sans aucun problème.
Puis on remonte en 2012 avec « The Crucifier » qui n’est pas le titre que je préfère le plus dans leur discographie mais il passe plutôt bien en live. On continue le voyage dans le temps avec « Play Me Hard » de leur tout premier album “In Distorsion We Trust”. Il est suivi de la suite logique des préliminaires « Sex Action » aux riffs bien bourrins, au refrain que le public connaissait si bien et il y a même eu quelques pogos !


L’ambiance se tasse un peu avec « To Kill A Man » dans le Mid-Tempo, plus émotifs et rageux, qui raconte une histoire (vous en saurez plus dans leur interview). Mais aussi un passage à l’électro-acoustique joué sur des tabourets par Mia et Klara (où Nikkie la batteuse va boire un coup).
Ne surtout pas oublier l’incontournable « Rock Me Like The Devil » et le morceau où elles ne jurent que par leur disto (qu’elles mettent à fond) « In Distorsion We Trust » pour finir ce show avec le meilleur titre du nouvel album « I sell my Kids for Rock’N’Roll » que tout le monde attendait avec impatience. Et avant de quitter la scène, Nikkie se lance dans un solo fou furieux qui, je pense, n’était pas attendu (d’après le langage du regard que j’ai décrypté). Mia en profite pour présenter sa meilleure amie Nikkie, puis son autre meilleure amie Ida, qui se lance dans son solo de basse et enfin sa troisième meilleure amie Klara.

Et c’est Klara qui prend le micro pour présenter sa meilleure amie, la merveilleuse, l’extraordinaire, la magnifique Mia et demande à ce qu’on fasse un maximum de bruit pour elle. C’est beau l’amitié renforcée par les liens sacrés de la musique !
Il n’y a pas eu de temps pour se faire rappeler, les filles quittent la scène ne laissant que Mia Coldheart seule avec sa guitare acoustique pour interpréter le morceau « Count Me In » sous les lumières rouges tamisées. Un silence s’établit, ne laissant entendre que sa voix douce et cristalline à la Janis Joplin. Ce fut un moment riche en émotion. Mia a tout sauf un cœur froid comme son nom l’indique !
Et ça s’enchaine avec « My Heart Is Black », le tant attendu et énormissime « Electric Sky » et enfin « Into The Fire »…
Fin de concert, pas de rappel, la salle s’éclaire et le super roadie débarrasse la scène.

Je noterais que bien que musicalement performantes, Crucified Barbara sont un peu timides et interagissent très peu avec le public, contrairement à SuperCharger. Elles sont vraiment dans leur monde, dans leur bulle et elles s’éclatent sur scène entre elles. On sent bien cette barrière entre la scène et le reste !
En tout cas, bien que la setlist n’était pas du tout axée sur le nouvel album, ils ont sélectionné pour nous rien que les titres tubesques, qui mettent de l’ambiance et qui envoient du lourd ! À une exception près : le morceau « Count Me In ».

Setlist Crucified Barbara :
In the Red
The Crucifier
Play Me Hard
Sex Action
To Kill A Man
Everything We Need
The Ghost Inside
Rock Me Like the Devil
Lunatic #1
In Distortion We Trust
I Sell My Kids For Rock ‘n’ Roll
Encore:
Count Me In
My Heart Is Black
Electric Sky
Into the Fire

Je voudrais remercier HIM Media et Roger Wessier pour l’invitation. Mais également l’orga Base Production pour avoir permis cette date à Lyon. Et surtout les trois groupes, qui nous ont fait vivre une soirée inoubliable !

(NdMetalfreak) Et un grand merci également à Didier Coste pour les photos !

Retour en début de page

1 Commentaire sur “Crucified Barbara + Supercharger + Junkstars (Lyon, Ninkasi Kao, 15 octobre 2014)”

  1. pingback pingback:
    Posté: 26th Mai 2015 vers 23 h 25 min
    1
    Crucified Barbara + Headcharger (Le Divan Du Monde, le 02/04/2015, Paris) | Soil Chronicles

    […] Me voilà de nouveau pour une autre date de Crucified Barbara en moins de six mois. Parce que s’il y a un groupe qui est tant aimé par tous les soilchroniqueurs, c’est bien Crucified Barbara. D’ailleurs, on ne rate pas un seul concert d’elles quand elles passent à côté de chez nous. Vous en avez les preuves ici: http://www.soilchronicles.fr/reports/crucified-barbara-grenoble-290315 et http://www.soilchronicles.fr/reports/crucified-barbara-lyon-2014 […]

Laissez un commentaire

M'informer des réponses et commentaires sur cet article.

Markup Controls
Emoticons Smile Grin Sad Surprised Shocked Confused Cool Mad Razz Neutral Wink Lol Red Face Cry Evil Twisted Roll Exclaim Question Idea Arrow Mr Green