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LEAVING PARIS

Le 13 décembre 2011 posté par Son

Intervieweuse : Son

Après seulement 2 ans d’existence, le jeune projet neo rock metal Leaving Paris sort son premier album New Days en Janvier 2012. Rencontre avec son chanteur Ben histoire d’en savoir un peu plus sur ces provinciaux qui n’ont pas froid aux yeux…

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Bonjour à vous, et merci pour le temps accordé à cette interview !

1/ Au dela des éléments que l’on peut trouver sur la bio de votre site internet, pouvez vous vous présentez de façon plus précise (musicalement parlant) : d’où venez vous, qui êtes vous, et où allez vous ?

Bonjour. Nous venons de Nîmes et de Montpellier, donc du sud de la France. Nous sommes tous des musiciens de longue date, et nous jouons ensemble depuis plus de 10 ans pour certains. Qui nous sommes ? Certainement juste des gars qui ont une vraie passion pour la musique, qui ont un besoin presque compulsif d’en jouer, et qui essayent de mettre ça en forme avant tout pour se faire plaisir. Si je dois décrire notre musique, je dirais qu’on fait passerelle entre le Rock et le Métal. Nos influences viennent effectivement beaucoup de la période Néo-Métal, s’il faut en citer, on peut parler des Deftones, Korn, Incubus, Alice In Chains, RATM, Limp Bizkit. Mais il y a toute une pluralité d’influences venant du rock, pop, trip-hop ou autres via lesquelles on s’est forgé en tant que musiciens.

2/ Deux années d’existence, et déjà un EP, un titre sur la compil French Metal n°12 et bientôt un album, New Days, qui sort en Janvier. Pensez vous qu’aujourd’hui, faire des disques, c’est un bon moyen pour se démarquer ? Vous êtes un jeune groupe, que faites vous pour essayer de sortir du lot parmi la multitude de formations rock et metal ?

C’est vrai que pour l’instant, les choses vont assez vite, et on est vraiment fiers de ça. Faire un disque c’est avant tout un aboutissement pour un artiste. C’est la concrétisation de tout le boulot effectué pour la composition d’un ensemble de morceaux. C’est quelque part aussi la partie palpable du CV d’un groupe. Souvent, lorsqu’on découvre un groupe via un morceau, on finit par s’intéresser à sa discographie…Donc ce n’est pas forcément le moyen unique pour se démarquer, mais ça fait partie des outils en effet. Un album, c’est une œuvre, ça permet au groupe de marquer sa patte et sa personnalité. Mais faire un disque en pensant pouvoir en vendre des millions…ça, ça reste de l’ordre du cliché, et même si certains groupes y arrivent encore, c’est souvent via une énorme machine marketing et publicitaire.

Effectivement, on est un jeune groupe sur le fait qu’on sort de « nulle part », et que toute notre notoriété est à faire. Donc ce qu’on fait c’est essayer de se faire diffuser au maximum auprès des médias tels que votre webzine, afin de permettre au public et peut-être aux professionnels de savoir que nous existons…ensuite, tout est une affaire de régularité dans les démarches, de contact, et d’un peu de chance…mais c’est un travail de fou lorsque le seul groupe doit s’occuper de tout ça. C’est ce que je regrette un peu actuellement. Un groupe de musique, c’est devenu plus une grosse machine marketing que vraiment juste des musiciens.

3/ Vous sortez votre premier album, New Days, en Janvier 2012. Pouvez nous en dire plus sur sa conception (processus de composition, lieu d’enregistrement, artwork,…) ?

Pour cet album, la presque totalité des morceaux avait déjà été un minimum digérée musicalement en répète avant de rentrer en studio. Pour l’ensemble des morceaux, c’est Joe qui nous a proposé les riffs de guitare, et parfois tout un morceau presque terminé. Puis en répétition, chacun a créé sa partie, mais on a laissé tout le monde participer et proposer. Certains riffs ont quand même été rajoutés ou des parties améliorées lors de l’enregistrement, sorte de fignolage pour la cohérence.

Au niveau du chant, les bases avaient été travaillées en amont, mais certaines deuxièmes voix ont été trouvées lors de l’enregistrement. J’ai pondu et enregistré certains passages de chant lead sans que les autres n’aient entendu quoique ce soit au préalable. Petits moments de cadeau surprise donc à l’écoute du mixage des voix. A l’opposé, dans certains cas il y a eu plusieurs propositions de chants, et le groupe a tranché.

On enregistre chez moi, pendant un temps c’est le branle-bas de combat dans mon appart, rires… Vu qu’on fait tout nous-même, c’est relativement cool et bonne ambiance, pour nous, être en studio c’est un peu être comme chez mémé. C’est loin d’être le grandiose des gros studios à l’américaine, mais ce qui compte pour nous c’est que le résultat soit là.

L’artwork a été réalisé par Renaud qui nous suit depuis longtemps pour tout ce qui est photo et vidéo. C’est quelqu’un de posé qui sait s’imprégner de l’univers du groupe, et qui nous aide beaucoup à le transcrire en image. Je le vois comme une force tranquille qui s’exprime par l’image. On lui fait sincèrement confiance.

4/ Le public a la possibilité de télécharger gratuitement votre album. Pourquoi ce choix ? Combien d’exemplaires physiques allez-vous presser et qu’en attendez-vous ?

Ce choix est arrivé au dernier moment. On réfléchissait sur des stratégies de sorties liées au fait de « potentiellement » trouver un Label avec lequel coordonner cette sortie…mais vu la difficulté et l’incertitude de trouver un Label, et vu que pour nous la priorité c’est surtout que les gens découvrent notre musique et puissent y avoir accès, on a fini par trouver un plus grand intérêt dans le fait de permettre aux gens de récupérer chez eux et à tout moment notre musique sans aucune contrainte financière ni pratique.

Nous avons tout de même prévu un pressage d’exemplaires physiques. Le nombre n’est pas encore défini, mais ce sera en série limitée. Ils seront dédiés à la vente sur place lors des lives, aux audiophiles nous contactant pour avoir le « produit authentique » complet, et bien entendu à la prospection des médias et Labels pour des chroniques et articles, et diffusion dans les sampleurs, radios et TV.

5/ J’aimerai à présent vous inviter à nous parler plus précisément de ce New Days par l’intermédiaire d’un track by track. Pouvez vous, pour chaque morceau, nous décrire en quelques mots ou quelques phrases son origine, sa place dans l’album, ce qu’il vous fait ressentir, etc ?

Hum…Je pense que je ne vais pas trop détailler…je vais juste relayer ce que les textes ont à dire sur les morceaux :

1) New days : Notre renaissance en tant que musicien au sein de ce nouveau projet.
2) The soul army : Trouver sa place dans un monde qui nous perd vite et qui nous forge comme autant d’âmes errantes.
3) Requiem for your dreams : Peu de gens arrivent à réaliser leurs rêves…mais faut-il pour autant se morfondre sur nos échecs et nos sentiments de non-achèvement ? A-t-on toujours les ressources pour continuer d’aller de l’avant ?
4) My Ocean : Le cœur a ses raisons que la raison ignore. Mon cœur m’a montré le chemin d’un océan dans lequel on plonge pour de bon.
5) Black-Hearted : Je ne suis pas la clé. Il ne s’agit pas de mon combat.
6) Seen the sky : Ces choses qui nous aident à aller là où on se sent mieux…
7) Bring your life further : Quand on conditionne trop un esprit qui ne saura plus faire la part des choses.
8) Disruption : Savoir lâcher prise lorsque ce n’est pas pour nous.
9) Friendship cycles : Facebook mais dans la vraie vie.
10) My Moonlight : Après cette nuit, je me rend compte du prix de la vie.
11) No substitute : L’homme et ses addictions…pas de substitut, pas de compromis.
12) Calm down : Un pays, une guerre, un gamin livré à lui-même…survivre sans horizon…

6/ De nos jours certains groupes français indépendants misent tout sur la case « live » et tentent de tourner au maximum sur toute la France, voir à l’étranger… et vous ? Quels sont vos objectifs vis à vis de la scène ?

Pour nous c’est un peu le même objectif sur le fait de pouvoir jouer le maximum. Mais ce n’est pas une question de « miser » sur quelque chose. C’est juste qu’on a monté ce groupe pour pouvoir jouer de la musique. Donc ça ne saurait se limiter à la partie studio. Nos objectifs au niveau de la scène sont nationaux et internationaux, dans la mesure où bien qu’étant un groupe Français, notre musique a plus une texture à l’américaine, et se prête bien à des dates à l’étranger.

7/ Malgré le foisonnement des médias rock et métal en France, il apparaît compliqué pour un groupe autoproduit de se faire une place confortable dans le milieu. Signer avec un label est il pour vous envisageable ? Si oui, avez vous déjà une idée du label et de comment vous souhaiteriez fonctionner, et si non, que vous semble t’il pertinent de faire en matière de promotion ?

Ca foisonne de médias en effet, mais parce que ça foisonne encore plus de groupes…bien entendu, nous gardons au coin des petits « rêves » de pouvoir signer avec un gros Label, car cela signifie des moyens de communication et de diffusion que nous n’auront jamais à disposition par nous-même. Mais nous comptons effectivement sur la « planète média » pour se faire remarquer via ces réseaux par les Labels pros.

Concernant la promo, tout le problème est que c’est un vrai métier. Pour l’instant nous avons de nombreux outils, mais nous devons étendre notre réseau de manière plus conséquente. Faire beaucoup de dates live, ça aide beaucoup, mais accrocher un Label, c’est plus conséquent. Nous étoffons notre visibilité sur le net petit à petit, le site internet est en place, nous avons créé une chaîne sur Youtube, nous utilisons aussi facebook pour relayer les news du groupe et diffuser le groupe auprès du public.

Nous avons aussi des projets de Clips-vidéo dont un que nous allons bientôt tourner pour l’un des morceaux de l’album. Comme je l’expliquais, lorsqu’on doit tout faire soi-même, on fini par faire plus de « business » qu’autre chose. D’où l’intérêt des Labels qui peuvent prendre en charge ces parties périphériques à la musique mais qui sont nécessaires.

Quant aux Labels en question, peu importe, tout dépend de ce qui sera proposé. On serait aussi content de signer chez Roadrunner que chez un petit Label qui a vraiment aimé notre musique, et qui saura prendre la part concrète d’implication qu’un Label est supposé prendre.

8/ En apparaissant sur la compil French Metal, compil reconnue de la scène métal française, qu’avez vous ressenti ? Cela a t’il changé des choses dans votre projet ?

En fait on a postulé un peu au dernier moment, et aux vues des genres musicaux un peu plus violents qu’ils recensent en général, c’était un peu sans conviction. Donc on a été un peu surpris, et content de voir que nos premières démarches pouvaient faire mouche auprès d’un média déjà assez reconnu comme le Webzine French Metal. Ca n’a pas changé forcément quelque chose dans notre projet, mais ça contribue à le faire avancer plus sereinement. On espère pouvoir intéresser d’autres webzines et magazines pour leurs futures compilations et samplers.

9/ Bon, à part Deftones, avec qui souhaiteriez vous tourner ?

Deftones…(ah mince, c’était « à part Deftones »…rires…). Pour moi ce n’est pas compliqué, avec n’importe quel groupe de nos influences principales citées au début. Donc en ce qui me concerne, à dominante américaine. Mais s’il faut citer un groupe Français, ce serait forcément Mass Hysteria, pour tout le respect musical qu’on a à l’égard de ce groupe qui nous a bercé depuis le début avec leurs rythmiques à te faire bouger le cul jusqu’au défrocage intégral ! Mais on est toujours heureux de rencontrer les groupes avec qui on joue, qu’ils soient au top 10 des groupes à notoriété, ou au top 50 milliards des groupes inconnus au bataillon.

10/ La question con : Avec un nom pareil, comment êtes vous reçu dans la capitale ? Vous cherchez les ennuis, non ?

Haha, c’est une bonne question. D’habitude on nous demande juste la signification du nom. La c’est direct « mais vous cherchez la merde ou quoi ? », rires…Honnêtement, on ne sait pas comment c’est perçu dans la capitale, dans la mesure où pour l’instant nous ne sommes pas encore allé y jouer. Mais en fonction des mentalités, c’est sûr que ça pourrait générer quelques polémiques. Mais c’est pas plus mal, parce qu’à la base le nom du groupe est une sorte de provocation envers le monopole Parisien pour exprimer le fait qu’il se passe des choses en province aussi, et que de nombreux groupes phares et de nouveaux courants peuvent aussi émerger hors de la capitale. Donc si ça c’est chercher les ennuis, alors oui, on cherche les ennuis avec grand plaisir (rires) !

11/ Quelle question auriez vous aimé que je vous pose ? (et que donc je ne vous ai pas posé, mince alors)

Ben, par exemple: «Je connais des gens influants. Aimeriez-vous que je vous les présente ? ». Sur quoi j’aurai répondu d’un ton calme tout à fait calculé : « oui, pourquoi pas, je vais voir si j’ai un trou dans mon agenda ! Attendez…Ah…je suis disponible là, tout de suite en fait !».

12/ Les derniers mots sont les vôtres, alors profitez en en !

Un petit message aux audiophiles qui passeraient par là : continuez à écouter de la musique. Venez jeter une oreille sur notre site « leavingparis.fr », de télécharger notre album à sa sortie et de faire tourner un maximum autour d’eux via leur Facebook et autres réseaux sociaux.

Le plus dur pour un groupe, c’est de faire savoir aux gens qu’il existe, et le réseau qu’offre Internet reste une aide super efficace pour ça.

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1 Commentaire sur “LEAVING PARIS”

  1. AvatarSAGE sylvie
    Posté: 14th Déc 2011 vers 9 h 42 min
    1

    bon courage à tous. c’est super ce que vous faites.

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