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Samael (Vorph)

Le 17 février 2010 posté par Metalfreak

Un entretien entre Vorph et Metalfreak au Transbordeur de Lyon le 14 décembre 2009.

J’avais une bonne heure d’avance : à l’origine, j’avais rendez-vous avec Xy pour l’interview. Xy occupé, Vorph a eu la gentillesse de prendre la place de son frère pour répondre aux questions d’un néophyte en matière d’interview. En effet, c’était mon premier face-to-face sans mon acolyte habituel et sachant cela, le guitariste-chanteur s’est montré d’une disponibilité et d’une gentillesse extrême.
Plus de 20 ans de carrière et très accessible : bon nombre de petits groupes ayant un demi quart de demo de sorti devraient prendre de la graine face à une humilité comme la sienne.

Ce que j’appréhendais être à la base un banal question-réponse s’est vite transformé en un dialogue très ouvert. Ensuite, il suffisait juste de rebondir pour qu’il continue à préciser sa pensée, parfois hors de la question posée, mais très enrichissant.

Franchement, des moments comme ceux-là, j’en redemande.

Et au vu de la baffe que j’ai prise ensuite pendant un set dans lequel ils ont tout donné, Samael fait pour moi parti des plus grands !

Il doit bien rester deux ou trois retardataires qui ne connaissent pas encore Samael, comment leur présenterais-tu le groupe ?

Oh, il doit en rester plus que deux ou trois… (sourire). Ca fait plus de vingt ans qu’on fait de la zic, on a commencé par une sorte de métal primitif, assez sombre. Gentiment, d’album en album, on a appris à jouer, appris à vivre – ça va ensemble – . Et il y a eu des périodes-clé : chaque album a été une évolution. Certains ont eu davantage d’impact sur notre carrière, comme par exemple « Passage » en nonante-six, où on a décidé de passer de la batterie à la boîte à rythmes. On avait un gars qui jouait du synthé avec nous à l’époque, il a quitté le groupe, c’est Xy, mon frère, qui compose la musique, on avait déjà du mal à tenir le line-up à l’époque, on ne voulait pas compliquer les choses. Donc il est passé de la batterie au synthé et s’est mis à programmer toutes ses parties batteries.
Et depuis, on n’a pas changé de formule.

En effet, il n’y a toujours pas de batteur…

On s’y colle, il y a toujours plein de gens qui nous demandent, c’est une question récurrente : « Quand est-ce que vous allez revenir en arrière ? » Mais je ne pense pas qu’on le fera. On ne sait jamais, mais je ne pense pas…

Difficile de changer une équipe qui gagne…

Exactement, mais c’est aussi devenu quelque chose d’identitaire par rapport au groupe. Ca nous démarque, en même temps ce n’est pas la seule chose qui nous démarque, mais à part ça on aime aussi beaucoup la musique électronique, ça fait des liants.

J’avais lu dans une interview qu’ « Above » était le chaînon manquant entre « Ceremony of Opposite » et « Passage ».

C’est comme ça qu’on l’avait présenté à notre label. Et eux ont gardé la phrase en pensant que c’était un argument de vente. Je n’en sais rien, je n’en suis même pas sûr. La seule chose, je pense que c’est une version un petit peu améliorée, quelque part, de nos trois premiers albums. On reste dans quelque chose d’assez primitif dans la manière de faire et il n’y pas de recherche au-delà du monde du métal, contrairement à nos recherches ultérieures à ces trois premiers albums où on a cherché à inclure d’autres éléments, de faire des associations un petit peu étranges.
Et là, « Above » est vraiment quelque chose de basique : le métal extrême était la musique qu’on écoutait quand on avait 17-18 ans et c’est probablement l’album qu’on aurait rêvé de faire quand on a commencé à jouer mais on n’avait ni les capacités techniques, ni le détachement qu’il faut pour faire ce genre d’album à ce moment. On était trop dans la chose pour avoir un petit peu de recul.


 

Le futur de Samael, ça va être dans la continuité d’ « Above » justement ou un compromis entre la période plus électro et « Above » ?

« Above » était un projet, à l’origine. Il ne devait pas être un album de Samael. Mais quand on l’a fini, je trouvais que – c’est moi qui ai lancé l’idée – ça avait du charme. Ce n’était pas un album parfait, loin de là : il a plein de failles, il n’est pas aussi abouti que ce qu’on avait fait avant. Je savais qu’on prenait un risque mais, dans l’autre sens, il y avait quelque chose de brut, d’assez intéressant. Voilà, c’était un album qui n’a pas été travaillé mais on l’a quand même fait dans l’idée d’obtenir quelque chose qui nous plaisait.
On joue peu de morceaux live ce soir, on n’en joue qu’un titre parce qu’on essaie de jouer un peu de tous nos albums, on n’a que 45 minutes, mais c’est vrai que c’est intéressant d’avoir ces titres pour pouvoir jouer sur un set un peu plus long, c’est aussi intéressant d’avoir tous ces morceaux sur un seul album.
Ca sera de toutes façons un aparté dans la discographie.
On ne continuera pas là-dessus par la suite, par contre, c’est sûr que ça aura une influence pour la suite : les titres qu’on a travaillés pour le prochain album, il n’y a rien de terminé, mais dans les directions à prendre, on a mis des choses plus énergiques. Sans être « Above », ça aura une incidence, oui !

Vois-tu « Solar Soul » comme une fin de cycle ?

(Il réfléchit) Je … Je ne sais pas.
J’ai l’impression qu’avec « Solar Soul », ce n’est pas un album où on a vraiment essayé d’expérimenter. Ce qu’on a essayé de faire, on a pris les choses où on se trouvait à ce moment-là et essayé de faire une sorte de synthèse de tout ce qu’on a fait jusque là.
Eventuellement, « Above » peut être pris comme une synthèse de nos débuts, mais pour « Solar Soul », c’était pour nous, après vingt ans, le moment de se dire « à quoi on ressemble maintenant ? Si ça devait s’arrêter maintenant, qu’est-ce qu’on laisserait derrière nous ? ». On a essayé de faire un album un peu comme ça.
On essaiera d’avoir une démarche différente pour le prochain, mais c’est vrai que c’était une sorte de synthèse.

Les retours sur « Above » : ça a dû pas mal dérouter les fans qui préféraient votre côté électro mais fait revenir ceux qui aimaient le côté plus Black Metal de Samael ?

Mais ça, on le savait, c’est quelque chose de conscient.
La décision de sortir ça sous Samael était quelque chose qui me plaisait aussi. Au moment de l’écrire, on n’y pensait pas. Mais étant donné qu’on avait le produit terminé, simplement le fait de penser qu’on allait le basculer dans l’histoire de Samael a été quelque chose d’étonnant, pour nous. Ce n’était pas qu’on se distançait pas rapport à la musique. Mais on se disait que si ça nous surprenait, nous, ça allait surprendre pas mal de monde… et c’est bien de surprendre un peu les gens de temps en temps. Etant donné qu’on a évolué d’album en album, il y a toujours eu une sorte de surprise, mais là, ce n’était pas la surprise que les gens attendaient…

Dans la scène suisse, il y a toujours des groupes expérimentaux, avant-gardistes, innovants, que ce soit Celtic Frost ou Coroner en leur temps ; Darkspace maintenant ; dans un autre genre Kruger ou Zatokrev ; Et The Young Gods dans le registre électro. Est-ce une volonté de la scène suisse de se démarquer par rapport à ce qui se fait en Europe ?
Comment vois-tu ça ?

On m’a souvent posé la question, je n’ai pas une vraie explication à tout ça…
C’est vrai que la Suisse est un tout petit pays qui fonctionne relativement bien financièrement. Enfin, je regarde les gens avec qui j’ai grandi, et qui ont tous des situations relativement confortables pour ceux qui ont fait un peu attention. Donc je pense que si tu prends l’option de faire de la musique, tu prends un vrai risque : tu sais que tu n’auras pas toute l’assurance qu’ont ceux qui prennent un chemin plus conventionnel. Du moment que tu fais cette démarche-là, c’est quelque chose d’important que tu ne fais pas juste pour le fun. Il y a bien sûr des groupes qui font cela comme hobby, mais dès l’instant où cela prend un peu plus d’importance, tu as envie d’aller plus loin, de creuser d’avantage…
Et vu que la Suisse est un petit pays, il n’y a pas de scènes vraiment. On ne s’inscrit pas comme aux Etats-Unis où il y a une scène à chaque endroit, donc même si ce n’est pas fait avec beaucoup d’expérimentation, il est difficile de s’intégrer dans quelque chose : ça on n’a jamais essayé de le faire parce que c’est beaucoup trop petit comme endroit pour essayer de faire partie de quelque chose. Je pense que les groupes se définissent plus par la distance qu’ils prennent par rapport à ce qui se fait.

Ce qui est aussi remarquable en Suisse par rapport à la France, les gens, les metalleux Suisses se bougent aux concerts, ce qui n’est pas forcément le cas chez nous. J’ai pu d’autant mieux faire ce constat que, vu que je vivais en région frontalière, j’allais régulièrement dans des salles alsaciennes ou Suisses. Particulièrement le Z7.

Je ne pense pas, ça dépend… Tu vois, le Z7, c’est un bon exemple, il y a aussi pas mal de français qui viennent au Z7, énormément d’Allemands et c’est une salle qui est vraiment bien. Cette salle est l’occasion de voir un concert dans de bonnes conditions et il y a des clubs aux alentours qui ne sont pas forcément aussi bien équipés. C’est donc un petit peu une sorte de trou noir dans la région qui attire les gens.

C’est un cercle vicieux : si les mecs viennent, les assoces peuvent faire venir des groupes d’autant plus gros, le public viendra d’autant plus, etc.

Absolument, mais le Z7 reste un cas particulier…

Actuellement, les influences de Samael se sont-elles éloignées de l’électro ? Qu’écoutez-vous en ce moment ? De quoi vous inspirez-vous ?

Vu que c’est Xy qui fait la musique, je pense qu’il serait plus à-même de répondre. Je pense qu’à un moment donné, on a fait nos bases, on essaie de rendre les choses intéressantes – pour nous en tous cas -. Je ne sais pas à quel point les choses qu’on écoute nous influencent encore. Un petit peu forcément, mais pour que je puisse te nommer quelque chose de précis, il faudrait vraiment que quelque chose m’ait marqué extrêmement fort. Je n’ai pas eu d’exemples ces dernières années : il y a certes eu des groupes exceptionnels qui sont arrivés sur la scène cette dernière décennie, mais pas au point de me marquer comme ont pu le faire par exemple Bathory ou comme Venom.
C’était aussi peut-être parce qu’on était plus jeunes, plus influençables : on avait besoin de se construire autour de quelque chose dont on voulait croire qu’elles nous appartenaient.

Ensuite, ta voie se fait naturellement…

… Absolument.

Les thèmes, au début, étaient quelque peu sur le Satanisme…

(il coupe) Oui, on dit ça, mais je n’en suis même pas sûr. On a eu quelques titres sur lesquels on tournait autour de ça sur « Blood Ritual ».

Ou « Worship Him »…

Je ne pense pas que « Worship Him » soit un morceau satanique. Je pense plutôt que c’était l’idée d’une sorte de divinité bipolaire. Le texte, en tous cas, navigue là autour.
C’est quelque chose qui nous est récurrent sans que l’on s’en rende vraiment compte : avec « Ceremony of Opposite » par exemple, avec cette idée d’union, avec la musique, on essaie de balancer des choses un peu plus sombres, un peu plus light. En fait, j’ai l’impression que c’est comme ça que les choses se complètent.

Maintenant, vous vous axez plus vers l’espace, les sciences spatiales.

On a également utilisé l’imagerie mais ça n’a jamais été un sujet de morceau. On n’a pas de titre qui traite de ça. Pour moi, c’était un moyen un petit peu de mettre des images sur le monde intérieur, sur l’univers intérieur.
La pochette d’« Eternal » est vraiment basée là-dessus ; il y a eu la pochette de « Passage » avec la Lune qui était encore différent : il y a une espèce de mélange entre la spiritualité et la technologie. Et c’est vrai que dans pas mal de religions – orientales surtout –, la Lune est une sorte de passage… les gens voient ça comme des fluides qui viennent d’ailleurs.

La pochette de « Above » aussi, semble être la représentation d’une divinité !

C’est très différent, la pochette de cet album ! C’est une des seules pochettes où on n’a pas donné de ligne particulière. J’avais donné quelques informations, il n’y a rien qui a été suivi. C’est le même gars qui nous a fait la pochette de « Solar soul », Patrick qui est d’ailleurs le batteur de Sludge, – l’autre groupe de Makro – un ami qu’on connaît depuis longtemps : il a eu les textes, il a eu la musique et il est venu avec ça. Ca ne m’avait pas fait une grosse impression, ce n’était pas du tout ce que j’avais en tête… mais ça m’a étonné.
Et j’ai trouvé ça bien, à bien des égards.
C’est quelque chose que j’aurais pu voir sur le morceau « « Illumination », par exemple, ou sur « Earth Country », une sorte d’icône Shamanique, finalement pas très loin de cette sorte de connexion dont je parlais pour « Passage », le côté technologique en moins.

Que t’inspire le split de Celtic Frost ?

Déjà, leur come-back, je ne savais pas trop quoi en penser. Je n’ai pas trouvé leur album excellent mais quand même beaucoup mieux que ce à quoi je m’attendais. Je trouve qu’ils avaient perdu le… le… (il hésite)

… Le feeling qu’il y avait sur « Into The Pandemonium » par exemple ?

Oui. « Into The Pandemonium » est un excellent exemple : c’est un album que je n’avais pas du tout aimé quand il est sorti. Ca m’a pris une bonne année, voire deux ans pour m’y intéresser. Je ne crois même pas que je l’avais acheté à ce moment. Je me rappelle de la scène, d’être arrivé au magasin local de disques – il y avait encore des magasins de disques à l’époque – dans l’idée de l’écouter et de l’acheter. Quand je l’ai entendu, je suis passé complètement à autre chose. J’avais un ami qui était là et qui m’a montré le « Scream Bloody Gore » de Death et c’est avec cet album que je suis rentré.
Mais finalement, je lui ai redonné une chance plus tard, quand j’ai eu besoin d’autre chose. Il y a eu un moment où, justement, j’étais rassasié de certaines choses que j’avais cherchées et j’ai cherché d’autres choses. Il y a eu le « Dimension Hätross » de Voivod, il y a eu « Into The Pandemonium », des albums qui ouvraient des portes, qui apportaient de l’inattendu. Des albums finalement assez bien faits avec le recul.
Mais après ça, leur essai sur « Vanity/Nemesis », j’ai acheté l’album mais je l’ai écouté trois-quatre fois : je trouve qu’il n’y avait rien.
Là, j’ai entendu les deux-trois morceaux de Triptikon, le nouveau groupe de Tom : c’est bien mais ça appartient au passé. C’est bien foutu cela dit.

Quand on parle de Celtic Frost, on en reste toujours sur « Morbid tales » ou « Dethroned emperor » qui sont surtout cultes par leur côté novateur pour l’époque.

Et puis ce sont des albums qui, en ce qui me concerne, sont digérés. Donc, je pense que ça fait partie de notre culture musicale, ces deux albums, entre autres. Il y a une sorte de lien qui s’est tissé : on les écoute mais on n’arrive pas trop à les juger. On ne peut même plus dire si c’est bon ou pas : c’est là et c’est incontournable, en tous cas en ce qui me concerne. Personnellement, je ne suis pas sûr que j’ai besoin d’un album comme le dernier Celtic Frost : je ne pense pas que ça m’apporte grand-chose. En tous cas pas en ce moment. Peut être que si je les avais découverts avec cet album, c’est possible… je ne sais pas.

Y avait-il eu une collaboration avec Hans Rudi Giger ? Si oui, une nouvelle collaboration est-elle envisageable ?

On n’avait pas collaboré avec H.G.Giger. En fait, on est tous des très grands fans de sa peinture. Mais on avait fait notre listenning-session pour « Reign Of Light » à son musée. Donc on l’avait rencontré avant pour discuter des formalités.
C’était très bien mais il n’y a pas eu une véritable collaboration au-delà de ça.


 

 

Vous avez plus de vingt ans de carrière : avec le recul, si c’était à refaire, il a aurait des erreurs que Samael ne reproduirait pas ?

Je n’en sais rien, mais c’est intéressant ce que tu me dis : tu vois, là, on a derrière nous à peu près un mois de tournée donc on a discuté ensemble plein de fois sur le sujet qui nous tient le plus à cœur, à savoir notre prochain album. On n’a pas grand-chose de terminé mais on a quand même des lignes.
Et une des idées, c’est « Si on recommençait à zéro ? ». Je ne pense pas qu’on démarrerait d’une manière différente par rapport à ce qui nous passionnait à l’époque, ce sont les mêmes choses mais il y a une distance. Et c’est un peu l’idée du prochain album, de reprendre les choses au début mais avec l’œil d’aujourd’hui. Se dire « voilà, si maintenant on avait un premier album à faire aujourd’hui, si on avait une chance de recommencer à zéro, que ferait-on ? ». Je crois que c’est ça qu’on va faire.
Etant donné qu’on a fait une synthèse avec « Solar Soul », on peut passer à autre chose mais pas plus loin, on va reprendre là et on verra.

Et quels conseils donnerais-tu à un jeune groupe qui voudrait se lancer ?
Ca devient difficile pour un jeune groupe de se faire une place sur la scène…

Je n’arrive pas à me rendre compte franchement. Les choses changent… définitivement. Il y a beaucoup plus de groupes, la concurrence est plus dure si tu veux t’imposer un petit peu. Par contre, les moyens de diffuser de la musique sont beaucoup plus simples. Pour pas grand-chose, tu peux déjà enregistrer deux-trois titres qui sonnent bien avec les moyens qu’il y a ; et du jour au lendemain, tu peux les diffuser mondialement. Bon après, il faut se faire une place et c’est encore autre chose.
Mais les moyens de diffusions sont beaucoup plus simples…

Myspace, par exemple…

… Bien sûr, absolument.

Et toi-même, avec Samael, quand vous en étiez au stade des premiers enregistrements des premières demos, quels conseils aurais-tu bien voulu qu’on te donne ?

J’irais même plus loin : jusqu’à notre premier album. Ce ne sont même pas des conseils mais comme on vient d’une région isolée – on vient du Valais -, c’est à 100km de Lausanne, ce qui n’est pas déjà une sinécure, mais quand tu reviens vingt ans en arrière et que tu veux faire du métal, ce n’est pas évident.
Notre premier album, on l’a enregistré à Genève, mais ce n’est pas parce qu’on a été jusqu’à Genève qu’on a trouvé des gens compétents. Ce que j’aurais aimé, c’était peut-être d’avoir quelqu’un qui arrive à nous faire aboutir par rapport à ce qu’on cherchait à faire… ce qu’on a pu faire avec « Blood Ritual », avec Waldemar (NdM : Sorychta, guitariste de Grip Inc, VoodooCult ou Despair ; producteur d’une tripotée d’albums, notamment de Moonspell, Tiamat, Unleashed, Therion ou Sentenced…), première expérience, enregistré en Allemagne avec des gens pour qui la musique qu’on faisait avait quelque chose de normal.
Alors que j’avais l’impression que, à part AC/DC, Iron Maiden ou quelques autres groupes de métal, on était vraiment une musique bâtarde, tellement crasse qu’on n’arrivait pas à – trouver un public, c’est une autre histoire – travailler avec des gens qui te prennent au sérieux et qui avaient envie de faire un effort.
Et j’ai de très mauvais souvenirs entre autres d’une cassette qu’on avait enregistrée pour trouver un deal, qu’on avait fait juste à quelques exemplaires. Ce n’était même pas une demo officielle, c’était une sorte de promo-tape. Il y avait un gars qui n’en avait absolument rien à foutre. Voilà, à part de savoir qu’on avait payé la journée de studio, c’est tout ce qui en ressort… Je pense qu’encore maintenant, ça doit arriver à pas mal de groupes.
Donc des conseils non, mais plutôt trouver quelqu’un de compétent, qui puisse nous coacher par rapport aux idées que tu as, et les réaliser.

Les projets pour Samael pour 2010 outre l’album ?

On va encore faire quelques concerts, puisqu’on va encore faire des dates en février avec Paradise Lost. Ils ont annulé quelques dates qu’ils vont refaire en février et vu que tout se passe très bien, je pense qu’on va les faire ensemble.

C’est relativement étonnant de voir Samael et Paradise Lost tourner ensemble, les deux univers sont quelque peu différents…

Différent oui, complètement différent je ne suis pas si sûr.
Je pense qu’on a déjà tourné avec des groupes desquels on était beaucoup plus éloignés… et je trouve que ça fonctionne aussi très bien.
Pour Paradise Lost, on a commencé à peu près en même temps. On s’est rencontrés il y a une dizaine d’années pour la première fois, mais pas contre on se connaissait depuis le tout début. On s’échangeait des lettres à l’époque et des demos. Ouais, on les connaît depuis toujours.

La question à la con de l’interview.
Avec la sortie du film « 2012 » et le buzz qu’il y a autour de ce film et sur la fin du monde le 21 décembre 2012 : vous ferez quoi le 22 décembre 2012 ?

(rires) Je n’en ai aucune idée… mais nous, on sera là encore pour jouer…

… Et nous pour vous écouter ! (rires)

Je te laisse conclure.

C’était un plaisir.
Salutations à tout le monde, ceux qui nous supportent, qui sont venus nous voir sur cette tournée.
Merci à toi.

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