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Rozz (Bourg En Bresse)

Le 16 février 2010 posté par Fredo

Interviewers : Fredo & Metalfreak

Entrevue avec Rozz au grand complet, Metalfreak et Fredo à Attignat (Bourg en Bresse) réalisée le 21 Novembre 2009.

Bonsoir et merci d’avoir accépté de répondre à quelques questions pour Soil Chronicles. Pourquoi Rozz en est venu à se séparer après un album ?

JP Mauro : La séparation, c’est un peu toujours la même histoire (je parle de Marcel et de moi-même puisque nous sommes les deux membres restants de l’époque) on a, chacun de notre côté, connu des évènements dans nos vies personnelles et familiales qui nous ont amené à migrer dans différentes régions.
Du coup, on s’est perdus de vue sur vingt-deux ans.
Il y a eu des histoires, graves quand même, qu’on ne va pas développer ici. On était partis pour enregistrer un deuxième album, pour continuer Rozz, et c’est notre vie familiale…
Marcel (coupe) : … qui nous a vraiment explosés, déchirés. On aurait vraiment voulu continuer mais on n’a pas pu, on s’est retrouvés disséminés.

De cette période, gardez-vous de bons souvenirs ? Des plus mauvais ?

JP : Je crois que même les pires galères restent de bons souvenirs. On a mangé des Bolino sur certaines dates…
Marcel : Des fois, il n’y avait qu’une boîte de Bolino que je mangeais sous une couverture au fond du fourgon pour ne pas partager (rires)…

… d’où la différence de gabarit entre Jean Pierre et Marcel…

JP : Ouais, voilà (rires). Non, des galères, il y en a eu peu en fait… on parlera plus d’anecdotes comme avoir des dates et ne jamais trouver l’endroit, c’était au fin fond de la Creuse. Des moments à vivre…

On en vient à la reformation : comment est-ce que ça s’est fait ?

JP : Par hasard…

Quel en a été le moteur ?

JP : Internet ! Ma femme m’a acheté un ordinateur, que je ne voulais pas, parce que je savais très bien que j’y passerais mes nuits…
M : … Et j’étais dedans… (rires)
JP : Je savais bien que j’y passerais mes nuits et ça n’a pas loupé.
Je suis tombé sur un site qui parlait de Rozz sur lequel il y avait un commentaire de Marcel. Je l’ai contacté et proposé de reformer Rozz et voilà…

Vous avez mis du temps avant de trouver le line-up de ce soir…

JP : Oh oui, il y a eu du monde avant…
M : Non, mais ça ne se fait pas comme ça. C’est important, la question est importante : parce que les gens commencent à dire « ça change souvent, en particulier les bassistes et les batteurs, vous les bouffez, etc, etc… ». On était tellement contents de reformer Rozz qu’on a fait appel de suite à un ancien membre (Philippe, guitariste). Le problème est qu’on avait évolué différemment. Quand tu essaies de rapporter des pièces qui ont vieilli, et différemment pendant 25 ans, il se peut que ça ne le fasse pas, c’était le cas. Il n’y a pas eu de problèmes particuliers au départ : on a tenté de renouveler l’expérience quand il s’est agi de trouver un nouveau bassiste, avec Yvon qui jouait sur l’album, tout récemment, avant Nicolas. Ce n’était plus le même Yvon, plus les mêmes motivations, plus le même niveau… On a beau bien s’apprécier, ça ne le faisait plus. Il nous fallait du sang frais.

On a donc les « petits nouveaux ».

M : Là, le bassiste vient de partir (NdM : chercher de quoi se sustenter) : il bouge tout le temps. Et s’il commence à te parler, il va te niquer toutes tes piles (rires).
JP : Avant Olivier et Nicolas, il y a eu Greg, qui est arrivé il y a maintenant deux mois…
M : Fin août, oui…
Greg : Oui, fin août…
JP : Il a fait quelques répètes, un premier concert : on l’a gardé parce qu’il fait du bon café (rires).
G : J’épluche les oranges, je débarasse la scène…
M : Il nous essuie après la douche… (rires)
JP : Et après, suite au départ d’Yvon et du batteur qu’on avait avant, on a auditionné Olivier et Nico en même temps et ça s’est avéré suffisamment satisfaisant pour qu’on les garde. Il n’y a pas seulement le jeu qui a été déterminant, il y a aussi la mentalité qui est très importante. Et avec eux, on a senti qu’il y avait quelque chose.
On ne s’est pas trompés apparemment : je pense qu’enfin la formation est sous sa forme définitive.
M : On le souhaite vraiment. Là, j’arrête de déconner trois minutes, c’est que l’espèce de petit machin (sic) (NdM : Greg) est déjà pas mal musicalement, mais surtout en devenir…

Sur scène, j’ai vu le petit duel de guitares entre Marcel et Greg sur « Fan », c’est une belle complémentarité…

M : Merci, et quant au deux petits derniers du groupe, Olive à la batterie et Nico à la basse, pour moi, n’en déplaise aux anciens du groupe, on n’a pas eu de formation et une section rythmique de ce niveau là depuis la formation de Rozz.

Et Nico est un super vendeur : il a réussi à me fourguer un « 2009 » que j’avais déjà…

JP : Tu as voulu lui faire plaisir alors… (rires)
M : Bon, on va le garder (rires).
JP : On a en fait retrouvé cette ambiance qu’on avait dans les années 80. On est contents de prendre la route à six heures du matin et de donner un concert, tout souriants et heureux.
M : On s’éclate : bonne ambiance, bonne cohésion entre générations.

(NdM : Nico revient avec quatre bières)
Il ne fait pas que vendre des CDs, il ramène aussi les bières…

M : L’étape suivante, c’est qu’il ne les donne pas, il les boit ! (rires).
JP : Il est stressant mais on est vraiment obligés de le garder.

On va revenir sur votre discographie : avant de parler du futur, on va finir avec le passé.
Il y a une grande demande pour une réédition de « Une autre vie ». Est-elle enfin prévue ?

M : Oui, clairement oui.
Mieux que ça même : on a quasiment fini le remastering. C’est donc plus qu’un projet : c’est fait ! Simplement qu’on est encore en train de voir le côté packaging, emballage, offre… et surtout on a la volonté de ne pas sortir le truc « sec », de donner en complément trois-quatre morceaux qui n’ont jamais été enregistrés sur disque. « La chose », « Stress » ou « Défonce » qu’on a joué ce soir.
On veut les enregistrer proprement et les mettre en plus sur la réédition de « Une autre vie ».
JP : Et peut être une plage vidéo en plus… peut être.

Quel a été l’accueil de « 2009 » ?

JP : Très très bien : meilleur qu’on l’espérait.
Même encore maintenant, on s’aperçoit qu’il est encore demandé même si on n’a sorti que trois cents exemplaires, dont 150 pour la promotion. Donc on a presque 150 personnes hors promotion qui en sont en possession…
M : … Sachant que « 2009 » a réellement été fait pour la promotion, pour la réactualisation de l’image de Rozz, pour dire « on existe ». Ca a été fait en quatre jours : on a passé d’avantage de temps pour le mastering, la prise de son. Mais l’album qu’on est en train de préparer sera, au niveau son, d’une toute autre qualité.

Vous le prévoyez d’ici combien de temps, ce nouvel album, et sous quelle forme va-t-il voir le jour ? Ce sera une autoproduction ?
Vous avez des contacts de labels ?

M : De labels oui. Alors l’affaire est vaste !
Déjà, on a des labels qui, clairement, veulent nous signer mais dont on ne veut pas.
On pense que la mode qui consiste, au niveau des groupes, d’être contents une fois qu’on a signé sur un label uniquement pour le nourrir au détriment du groupe lui-même et de sa musique, sa distribution et de sa promotion, ça ne nous va pas !
On a envie que notre musique soit connue, en tout cas diffusée.
On n’a pas envie non plus de signer avec n’importe qui : on a des contacts français, étrangers…des choses un peu plus avancées que d’autres à l’étranger. Mais aussi des contacts à l’étranger qui ont peut-être d’autres exigences : qui aimeraient bien nous entendre chanter dans une langue autre que la notre, ce qu’on ne veut pas !
On discute donc de tout ça… Mais s’il faut le sortir autoproduit, on le fera, mais sans aucune concession sur la qualité ou sur la distribution.
JP : En tous cas, on ne fera plus la connerie de s’emballer comme on l’a déjà fait dans le passé. « Une autre vie » est un bon album mais on y a quand même laissé quelques plumes et on ne veut plus retomber dans ce créneau.
C’était chez Madrigal, Devil’s Records…
M : On leur a donné pas mal à manger.

On avait une question du genre « à quoi ressemble un concert de Rozz ? » : on vient de le voir donc on va la laisser de côté…

JP : Alors, à quoi ressemble un concert de Rozz ?

 

Vous verrez tout sur le live report !!!

JP : Ce n’est pas un concert, c’est une avant-première, la répète du concert de demain à Lyon (rires)

On avait une autre question : quel type de public attirez-vous… ce sera sur le live report aussi !
Par contre : vos styles de concerts favoris ? Plutôt la réunion d’anciens combattants comme c’était le cas ce soir ou plutôt une rencontre avec des jeunes metalleux ?

JP : On aime bien les premiers c’est important qu’ils y soient. C’est une continuité et c’est bien de les avoir et on souhaite franchement avoir beaucoup de jeunesse.
M : Il y a des gens qui ont envie d’être sur scène, qui ont envie de partager un truc, envie d’avancer…
JP : C’est le but quand même. On s’est rendus compte qu’il y avait des jeunes de son âge (NdM : il montre Greg), de 17-18 ans, qui ne connaissent… rien !
Ils sont soit dans l’extrême, soit dans d’autres choses mais ils ne sont même pas informés

… et certains ne se bougent pas des masses !

JP : Voilà, ils ne sont pas informés, promotion néant…
M : Pour répondre clairement à ta question : si on en avait la possibilité, on jouerait beaucoup plus au contact de groupes de tous âges, même de tous univers musicaux, rock, metal… Pas de barrières, on aimerait bien que la boîte à étiquettes dégage en France.
Clairement, ça nous fait plaisir de jouer avec des jeunes comme avec eux ce soir (NdM : il montre le chanteur de Deccan Traps, venu dans la pièce se servir en nourriture).
On a d’ailleurs monté une assoce, qui s’appelle « Promo rock », dont le but est la promo du rock au sens large, mais où on s’est mis comme cahier des charges de marier des gens connus, des français et des étrangers, des locaux, des jeunes et des moins jeunes. A chaque fois, il y aura cette mixité, comme ça a été le cas ce soir.

Vous avez fait le Raismes Fest : quelles impressions ?

M : C’était court !
JP : Surpris ! On ne s’y attendait vraiment pas.
M : On n’a rien demandé à personne, c’est ça qui est terrible.
JP : Un jour, on reçoit un mail « Vous jouez en ouverture du Raismes Fest » !
M : Ils ne nous ont même pas demandé SI on jouait, ils nous ont dit « VOUS jouez : vous avez été retenus ».
Commentaire des gens du Raismes Fest : il n’y a pas eu autant de monde pour le groupe d’ouverture depuis longtemps, sans faire la grosse tête.
JP : On a quand même joué devant plus de 300 personnes, c’est à peu près ce que j’avais compté entre deux morceaux…
M : Il y en avait encore deux cachés derrière les arbres (rires).
JP : Un bon petit coup de pouce pour la reformation, on s’est bien amusés. On n’a joué que 25 minutes mais c’était bien, court mais bien. En plus, le premier concert de Greg.
M : On a bien l’intention d’y être l’année prochaine…

Quel type de concert avez-vous vraiment envie de faire ? Un petit bar, petite salle ou carrément le gros fest ?

M : Bon alors, tu parles quand même à des vieux machins, surtout en ce qui concerne Jean-Pierre et moi (NdM : gros hochements de tête des trois autres membres présents qui semblent acquiscer de façon éhontée les propos de Marcel – j’l’avais dit que je fayotterai – ), surtout Jean-Pierre : on a fait des bars, on a fait des grosses scènes, on a fait des festivals, des dates avec Blüe Öyster Cult, Tokyo Blade, etc etc. Bon, du moment qu’on a des conditions techniques qui nous permettent de nous exprimer, qu’on a pas une mentalité de merde comme celle qu’on a rencontrés à plusieurs reprises, qu’on n’a pas, sur cinq groupes présents, tu as un seul gus qui assiste au concert pendant que les autres sont au bar, ce qui m’énerve profondément… Tant qu’on peut bénéficier de conditions pour s’exprimer avec tout le monde ET devant tout le monde, on est preneur.
JP : Ca passe déjà par une scène. Il faut qu’il y ait une scène, même si ce sont des palettes.
M : Ouais, le côté « lumière du plafond, sur le carrelage du bar, avec un poivrot qui te boit une bière sous le nez pendant que tu te tapes un solo » : moyen.
JP : On a fait des chose comme ça, oui…
M : Oui, on connaît. On risque peut être d’en refaire quelques unes à l’étranger… mais bon…

Y a-t-il des groupes avec lesquels vous auriez vraiment envie de jouer ?

M : Je rèverais de jouer avec Beethoven, mais là, c’est foutu (rires)…
JP : Ca m’est égal. A partir du moment où le groupe me plaît… Bon, je ne jouerais pas en première partie d’Indochine, ça ne m’intéresserait pas trop. Mais maintenant, bon. Même jouer en première partie d’un groupe qui débute, ça ne me dérangerait pas trop.
M : Tout dépend, comme je l’ai dit, de la qualité des conditions dans lesquelles on nous fera jouer. C’est sûrs qu’on sera d’autant plus contents s’il y a plus de monde. Mais jouer dans une petite salle de 50 personnes, si c’est chaleureux, ça me va.
JP : On n’a plus les mêmes rèves que quand on avait vingt ans. Quand j’avais 17 ans, je rèvais de jouer en première partie de Blüe Öyster Cult, 10 ans après, ça s’est fait.
Nico : Deep Purple, pourquoi pas…
JP : C’est sûr que si, demain, on nous propose Motörhead, on y va de suite.
Déjà, là, le Metal France Festival, ça le fait bien, il y aura moyen de faire quelque chose.

A la Loco ?

JP : Oui, on espère que ça se fera là-bas, c’est vraiment une bonne salle.
M : On était contents de rejouer là-bas, on y avait joué en 1987 pour la réouverture. Maintenant, on va y rejouer pour la fermeture…
JP : Je ne sais pas si la fermeture a été statuée, mais ça ne sent pas bon.
M : J’en garde vraiment un bon souvenir.
JP : C’est dommage, c’est vraiment un lieu culte, ça équivaut au Marquee à Londres
M : Tu as des groupes très très costauds qui ont tourné là : il y a eu, euh, Rozz (rires)…
JP : Vraiment beaucoup de grosses pointures, c’est dommage. Ca n’arrange pas les affaires des concerts… encore un lieu qui ferme en France.

(Note : malheureusement, la nouvelle de l’annulation de ce festival est tombée quelques temps aprés …)

La situation du metal en France, après toutes ces années où vous avez été absents, quels constats avez-vous sur la scène actuelle française ?

M : C’est la merde, Camarade.
C’était différent dans les années 80. Tu avais un monopole des groupes parisiens et des copains des groupes parisiens. Il y avait déjà un comportement français qui consistait à dire que « c’est d’autant mieux que si ça vient de l’étranger », que « si c’est vendu par M6, c’est beaucoup mieux » et que « si ça vient de vraiment très loin, c’est encore beaucoup beaucoup mieux que ce qu’on a sous la fenêtre ». Donc, c’est très difficile pour les mecs qui sont sous la fenêtre.
Nous, on a vécu les années 80 où il a fallu se battre parce qu’on était un groupe provincial. On n’a pas été aidés, et comme on était particulièrement diplomates (ironique), ça nous a encore moins aidé.
Maintenant, on découvre un état de délabrement total de l’affaire en ce sens que les lieux ferment, les gens ne viennent plus aux concerts, il n’y a pas de promo, on n’incite plus les jeunes à apprendre à aller voir des groupes amateurs même de bonne qualité. Non, c’est soit « tu l’as vu à la TV », soit « C’est de la merde ».

Je lance souvent la vanne sur les forums en disant que, ces mêmes jeunes, tu leur fait jouer le groupe dans leur salon, il n’y vont encore pas ! Il y aura toujours l’excuse de dire, ce groupe n’est pas assez ceci, il a trop de cela, pas assez brutal, pas assez « true », etc…

M : Ouais, voilà.
On a vecu une expérience terrible il y a quelques temps de ça. On a été jouer à côté d’Orléans, chez Bah Gad Don, avec un groupe de Blois, et nous en tête d’affiche.
On a vu un truc invraisemblable, il y avait des mecs qui étaient venus pour nous, il y a eu locaux qui ont vu ouvrir Bah Gad Don et puis se bourrer la gueule au bar, rien à foutre des autres groupes, aucun respect. Et les gens qui sont venus pour le groupe de Blois, qui jouait en deuxième, se sont déchirés la tête pendant Bah Gad Don, sont venus brailler comme un soir de prime à la Star Ac’ pendant tout le concert du groupe de Blois, et qui se sont de nouveau cassés se déchirer la tête au bar.
Et ça, ce n’est pas de l’éducation, pas du respect. On n’apprend pas aux gens à aller au spectacle, que ce soit pour le metal ou pour plein de choses.
Alors, pour les groupes amateurs, c’est épouvantable.

Je faisais partie d’une association qui organise des concert en Alsace à l’époque. On avait une date avec, notamment, Force Fed, groupe local puis DSK (Amiens) en tête d’affiche.
Une fois que Force Fed eut finit son set, la salle s’est vidée et DSK a joué devant une quarantaine de personnes, dont la moitié au bar. A la limite, il vaudrait mieux faire jouer les groupes locaux en dernier comme ça, on est sûrs que ça suit un minimum jusqu’au boût… Si les mecs ne sont pas devant la scène, ils seront au moins présents et un minimum curieux. La musique, on l’entend toujours, même du bar.

M : C’est vrai, mais c’est un peu mal pris.
Tu me tends une perche, c’est bien qu’on puisse un peu parler de ça.
C’est mal pris quand on invite des copains : là, on invite Salhem la semaine prochaine à Valenciennes. Ensuite, il y a MZ de Lyon qui vient à Valenciennes également.
On a invité Evil One qui a décliné.
Si on passe en dernier, ce n’est pas parce qu’on a un melon « gros comme ça » : on met notre nom en gros en bas sur l’affiche, pas parce qu’on a une tête comme ça, mais parce qu’on sait que on va avoir d’avantage de gens que des groupes qui ne sont pas forcément connus, mais on va leur donner la possibilité de jouer devant une salle qui restera pleine. On sera dans la salle pour inciter les gens à être au bord, chose que ne feront pas les copains des autres groupes, ou pas beaucoup.
Et les groupes auront l’occasion de développer leur truc dans un autre lieu géographique et devant du monde.

Malgré tout ça, il y a énormément d’anciens groupes en France qui se reforment. Qu’est-ce qui les motive ?

JP : Déjà, il y a un grand revival. Nous, quand on s’est reformés, ce n’est pas à cause de ce revival là. On s’est reformés parce qu’on s’est retrouvés.
Maintenant, c’est la coincidence qui fait qu’on s’est retrouvés en plein dedans.
Pourquoi les groupes se reforment ? C’est venu déjà, et c’est tout con à dire, des années 80 par rapport aux Desireless et ce genre de choses. Un revival, une grosse nostalgie, et beaucoup de groupes ont suivi.

On voit même des groupes de jeunes qui ont 17-18 ans à tout casser, qui font cette musique d’il y a 25 ans, avec une meilleure production en plus, mais qui prouve cet état d’esprit.

M : C’est le cas tous azimuths, dans tous les styles musicaux. Les mecs qui font du rap vont te sortir un morceau sur une musique qui a été pondue dans les années 80, mais qu’ils vont arranger. Soit ils te l’accélèrent, soit ils te le rejouent en samples.
Mais on n’invente plus rien, c’est valable dans la chanson, dans la pop, dans tout.
JP : Je suis plutôt content de voir que les groupes se reforment : ça permet de faire revivre notre musique, le metal en général.

Parlez-nous des fameuses « légions de Rozz ».

JP : On les aime beaucoup, vraiment !
C’est en partie grâce à eux qu’on a vraiment retenté l’aventure à fond. C’est con à dire mais s’il n’y avait pas eu ces gens derrière, je pense que ça aurait beaucoup plus difficile pour nous de redémarrer.
Bon état d’esprit.
M : Message ! D’abord, c’est indispensable : on a besoin de se sentir soutenus. On voit, à un concert comme celui de ce soir, qu’il y a des gens qui sont là, qui nous aident. Dès le premier morceau, on joue mieux, plus fort, avec les tripes parce qu’on n’est pas seulement cinq gusses sur scène, on est avec les légions.
Que les gens soient 3, 50 ou 600, c’est pareil, il y a une communion, c’est important.

Quand tu as à la fois le public et le groupe qui échangent

M : … c’est fusionnel. Un concert, c’est fait pour ça, c’est le partage.
Les projets de Rozz ne sont pas seulement « les projets de Rozz » : c’est aussi les projets de Promo Rock, c’est aussi d’essayer de se bagarrer un petit peu à notre petit échelon pour faire avancer des groupes de jeunes, des groupes de vieux, à promouvoir, à mettre en place des petits réseaux de distribution parallèles, de promotion et compagnie. Plus les gens seront nombreux, mieux ce sera.
J’ai envie de dire, « venez faire un tour sur le forum, lisez-le et vous verrez que les légions de Rozz, ce n’est pas Rozz seulement ». Il y a beaucoup plus de messages pour le metal au sens large, pour la communion, pour l’amitié entre les gens, pour la communication, etc etc.
Et ça, c’est vachement important.

A l’instar des Divisions Blindées d’ADX…

M : Oui…
JP : Hormis quand même que, par rapport à d’autres, sur notre forum, la discussion est 100% libre, aucune censure…
Si quelqu’un a envie de parler, en bien, en mal, rien n’est « coupé au montage ».
Les légions de Rozz, contrairement à beaucoup de forums, ont leur propre administrateurs. Chez nous, c’est Barn’s qui s’occupe de ça, c’est son truc. Nous on ne rentre pas là dedans. Ils nous ont fait le bonheur de nous créer des t-shirts, c’est formidable.
M : Plus il y aura de gens dans les légions, plus on avancera.
JP : Je suis content parce que chaque jour qui passe voit de nouveaux membres qui viennent s’inscrire, c’est cool.
Il n’y a pas besoin d’être actif. A un moment, j’ai laissé planer le truc comme quoi le forum dormait un peu de temps en temps mais bon.
M : Il y a toujours un peu de présence. Il y a des gens, leur truc, c’est de jouer à un jeu de lettres, pour dire « je suis là » et, de temps en temps, qui s’extasient sur telle ou telle chose.
C’est une communauté : tu as des gens qui, comme moi, parlent beaucoup et d’autres qui sont plus discrets.
JP : On a déjà eu des discussions sur ce sujet, sur la fréquentation des forums : c’est un peu partout pareil.

Petit coup de gueule : on n’a pas entendu « Né pour le hard » : on demande le remboursement de nos invitations !

M : « Né pour le hard », « Né pour le hard « … On connaît ce morceau-là, nous ?
Nico : C’est de Rozz, ça ? (rires)
M : On l’a fait exprès, parce qu’on avait prévu une interview dans laquelle on nous dirait « on n’a pas entendu « Né pour le hard » ». Et nous, on répondait, « vous n’avez qu’à venir demain à Lyon ». (rires)
JP : On a du faire un choix en fait.
M : On n’avait qu’un certain temps pour jouer, on a voulu intégrer quelques nouveaux morceaux qu’on devait encadrer par des plus anciens. Les gens ne les connaissent pas encore très bien.
JP : Personnellement, on jouerait tout, nous, mais bon, parfois, il faut faire un choix…
Olivier : Et il est un peu lent. A la batterie, je m’ennuie un peu (rires)
JP : Et ça vous donnera l’occasion de revenir nous voir

De toutes façons…
On conclue ?

Greg : Ce fut un bon concert ce soir. Avec Nico et Olivier, ça s’est bien passé, JP s’est défoncé. Marcel, comme d’habitude, me dégoûte comme à chaque fois parce que je suis à des années-lumières de son niveau.
JP : Je suis content d’être venu à Attignat, c’est une première sortie depuis longtemps loin de chez nous et c’est une surprise. Je m’attendais à moins que ça. C’était vraiment sympa.
M : Moi je me suis éclaté. J’ai toujours peur de ne pas pouvoir aller jusqu’au boût tellement je donne tout sur chaque morceau.
Je me suis vraiment éclaté.
Olivier : Pour mon premier concert avec Rozz, je suis bien satisfait déjà de l’ambiance du groupe. C’est l’ambiance qui me convient dans une musique qui me convient.Je me suis bien défoulé.
Nico : Le début d’une grande aventure et j’espère que le retour de Rozz va réveiller la France et plumer le fidèle coq.

Tous : Vive le rock !

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