Festival Léz’Arts Scéniques: Interview Inside Project ...
Lors des différents concerts organisés cet été, bien sur les plus attendus sont les têtes d’affiche, mais les groupes moins connus sont également de la partie et pas forcément mauvais. En tout cas un gros avantage c’est que eux n’ont rien a perdre, tout à gagner et l’envie de tout donner. Une interview avec Manu et Antoine du groupe Inside Project qui a pu nous balancer son hardcore particulièrement sombre lors du festival Léz’Arts Scéniques.

Peux tu nous faire un topo sur Inside Project ?
Manu : Nous existons depuis 2004, nous étions 4 initialement pour former le groupe, nous avons changé de batteur et un second guitariste est arrivé en 2008. Le groupe se compose actuellement de Felix à la batterie, Aurélien à la basse, Antoine et Florian aux guitares et moi même au chant.
Vos influences ?
Manu : C’est réellement varié, et pas seulement pour dire « nous sommes aussi des métalleux Old School » Ça va du rap extrême a Agnostic Front.. sinon un groupe comme Kickback pour le hardcore européen.
En regardant votre imagerie, il y a quelque chose d’un peu SM / Fétichiste non ?
Manu : En fait nous avons voulu joindre l’imagerie à la musique sur notre album « Facing Death », le sujet étant le cinéma gore, on est parti sur une imagerie dans cet esprit…
Les snuffs movies aussi ?
Manu : Les snuffs movies y compris (sourire)… je suis un grand fan, mais plutôt d’un film comme 9mm (avec Nicolas Cage). En fait l’image n’est pas forcément fétichiste, mais on voulais pousser la violence à l’extrême dans l’esprit négative hardcore, ça parle de viol, de cannibalisme, de meurtre […]
Si je te dit qu’a la première écoute, ça m’a fait penser aux Genitorturers et Asphyx ?
Manu : Et bien j’ai envie de te dire : c’est bien ! (rires) Pourquoi pas ! Je n’y ai jamais pensé mais oui…
Mais pour les Genitorturers ce n’est pas un problème d’hormone ! Juste le timbre de voix !
Manu : Non je te rassure mes couilles sont bien descendues ! Et je m’en sers plutôt pas mal.. enfin pas mal je sais pas, mais je m’en sers…
Je ne veux pas savoir… (rire)
Comment naissent les titres et les textes ?
Antoine : On compose pas mal en répétition, je compose aussi pas mal chez moi, ensuite on pose les textes dessus. On est assez vite influencés par des trucs bourrins…
Prochaine album en prévision déjà ?
Manu : Depuis novembre dernier on a fait 40 / 50 dates, c’est pas énorme mais pour un groupe indépendant c’est pas mal, du coup on va essayer de se poser après septembre pour pouvoir composer et enregistrer en Aout 2011.
Pourrais tu nous parler du texte de « Kingdom of Desert Eagle » ?
Manu : C’est clairement un gars qui veux se venger car il s’est fait trahir, avec le volonté de faire souffrir les gens gratuitement…
Antoine : le rôle est joué par une fille dans l’imagerie du CD[...]
On a essayé dans le CD de ne pas faire ça en affichant des gens morts, vraiment grindcore, mais plutôt en utilisant une imagerie de cinéma.
Et « Show me the void » ?
Manu : L’histoire d’un homme qui est influencé et prends goût à la mort et la torture[...]
Lorsque tu parles, j’ai le sentiment qu’il y a un réel intérêt pour la violence gratuite, en fait tu es un violent psychopathe ?
Manu : Ben… j’ai enterré huit bébés dans mon jardin hier…
Ça pousse bien ? (rire)
Manu : Non, mais pour être sérieux ça nous saoule peut être de voir toujours des groupes joyeux… pas forcément la scène « hippie » mais la scène métal…
Si vous avez un message a faire passer à toutes les personnes qui vont découvrir votre groupe ? Pour leur donner envie de vous écouter ?
Si t’as la colère , la rage contre tes parents, tes grands parents ou même ton oncle ! Que tu veux casser les murs ! Écoute « Facing Death » ! Sur Orange, SFR, Itunes, Vodaphone… Deezer…
Vous êtes sur Deezer ?
Manu : Oui tout à fait !
Pour la suite, et bien prochainement une chronique de leur album « Facing Death » en attendant de les voir sur scène.












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