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Witherfall – Nocturnes and Requiems

Le 22 octobre 2017 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


• Joseph Michael : Chant, Claviers
• Jake Dreyer : Guitares
• Anthony Crawford : Basse
• Adam Sagan : Batterie, Backing Vocals

Style:

Progessive Melodic Metal

Date de sortie:

10 Février 2017

Label:

Century Media Records

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 9/10

A une époque où le reboot a le vent en poupe – mais non, c’est pas un manque d’idées, c’est une réinterprétation ! – on va s’occuper du cas Witherfall en se posant la fameuse question conditionnelle d’Al Pacino dans l’Associé du Diable : « Et si… »

Et si Cléopâtre avait eu le nez plus court, est-ce que la face du monde en aurait été changée ? Si ma tante en avait, est-ce que je devrais l’appeler « mon oncle » ? Et si tu n’existais pas, dis-moi pourquoi j’existerais ? Si vis pacem, para bellum ? Et si Symphony X n’avait pas intégré Michael Pinella, est-ce que ça aurait donné Nocturnes and Requiems, premier album de Witherfall ? Possiblement… Pour toutes ces questions… Mais comment un premier album peut-il sembler aussi abouti et être produit par Century Media ? Réponse en dessous…

Le trio californien n’est pas constitué d’inconnus et/ou de branques il faut dire. Un gratteux issu de Iced Earth, un chanteur de Midnight reign, un batteur de Circle II Circle (décédé d’un cancer en décembre dernier, donc album posthume qui lui a été dédié par le groupe) et un bassiste de… un bassiste fort compétent et c’est déjà bien vu le level (sympathique petit solo planqué sous les effets dans « End of Time »), ça vend déjà du rêve. Mais revenons à la question initiale du « Et si… » : imaginez un Symphony X des débuts, avec l’arrivée de Russel Allen post-départ de Rod Tyler, vous virez le clavier et vous obtenez ce qui s’approche le plus de cet album. En tout cas c’est le premier effet qui compte, et on repère directement les plans néo-classiques à la guitare avec une voix très timbrée, limite barytonante lyrique, assez confondante avec celle de Russel Allen, qui ferait des chœurs en sus pour pallier la quasi absence des claviers (comme c’est un peu le cas volontairement sur « The divine Wings of Tragedy », magnifique chœur mi-Moderne mi-Renaissance dans l’album éponyme…)

C’est ensuite que les choses changent parce que Symphony X se serait tourné davantage vers le Prog, en allant chercher des riffs thrash, death, parfois black et doom, et en posant un superbe pont flamenco, totalement maitrisé et dans le feeling idéal, sur « What we are dying for ». Et vocalement on n’est pas en reste car, si on reste dans le mélodique (exit le grunt, le growl et le scream), la puissance reste de mise et on se demande parfois si Rob Halford/Tim Owens, Ronnie James Dio ou King Diamond ne sont pas venus faire des featurings. En plus, avec un guitariste qui maitrise son sujet et qui pourrait remplacer Michael Romeo de corps et d’esprit, qui aime ces plans tant pompés de Bach que de la musique hispanique, un amateur de sympho et de mélodies subtiles ne peut qu’adhérer (enfin pour ma part, surtout pour l’Espagne, le compositeur allemand me laissant les teutons de glace). Le tout mixé par Chris « Zeuss » Harris qu’on ne cite plus pour la qualité de ses productions, et on obtient un très bon album, diversifié et prenant.

Prog oblige, on teste des tas de choses sur des morceaux longs et l’album n’est pas construit hasardeusement, selon les choix et volontés de feu-Adam Sagan qui en est compositeur à échelle d’un tiers et qui assure dans tous les feelings présents sur ces 47 minutes de dépaysement musical dans le flot actuel de copies clonesques. Et on peut passer de la tendresse absolue de « The Great Awakening » à la brutalité enchainée non stop de « End of Time » qui serait basé sur un plan Symphony X joué avec une rythmique death rapide et violente.

Et si, à défaut de réinventer la musique, on proposait du nouveau et de l’original ? Ça se nommerait sans doute Nocturnes and Requiems et ce serait Witherfall qui aurait fait ma journée avec cet album à écouter en profondeur et pas juste en surface.

Par conséquent et pour faire original, je conclurais sur un « A écouter de nuit sur son lit de mort, en repartant de zéro ».

[PS : le groupe met en écoute intégrale son album, mais vous êtes grands, vous saurez où trouver.]

Tracklist :

1. Portrait (6:36)
2. What we are dying for (6:54)
3. Act II (0:54)
4. Sacrifice (8:59)
5. The Great Awakening (3:24)
6. End of Time (9:36)
7. Finale (1:49)
8. Nobody sleeps here… (8:49)

Facebook : https://www.facebook.com/witherfall
Site officiel : https://www.witherfall.com/
Spotify : https://open.spotify.com/artist/47pHmYTcbJ21gXnhKeZlOe
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCFCxxjdVo9zH-YOPGeN3Lhw

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