Ulver – War of the Roses

Le 25 mai 2011 posté par Gwenn

Line-up sur cet Album


Kristoffer Rygg (Garm) : chant, programmation
Tore Ylwizaker : synthétiseur, piano, basse, programmation
Jørn H. Sværen: Participation à l'écriture des paroles
Daniel O'Sullivan : guitare, basse, claviers

Style:

Art Rock - Ambiant

Date de sortie:

25 Avril 2011

Label:

Replica

Note de la Soilchroniqueuse (Gwenn): 8/10

 

16 ans. C’est l’âge de Garm (Kristoffer Rygg) lorsqu’il lui passe par la tête de fonder Ulver (« Loups », en Norvégien). C’était en 1993, année effervescente pour ce qui concerne le Black Metal extrême des pays Scandinaves et plus particulièrement de la Norvège. Basé sur des concepts satanistes bien établis, Ulver est au départ dans un Black Metal des plus « True » (ce terme est à la mode en ce moment, employons le, soyons fous) et sort trois albums d’affilée, à savoir en 1994 : « Bergtatt – Et Eeventyr i 5 Capitler », en 1995 : « Kveldssanger » et enfin en 1997 : « Nattens Madrigal – Aatte Hymne til Ulven i Manden ».

C’est en 1998 que sort “Themes from William Blake’s the Marriage of Heaven and Hell”, l’album qui marque le tournant créatif radical du groupe maintenant tourné dans l’expérimental, l’ambiant et les diverses expériences de sonorités. Ce virage est achevé en 1999 avec un changement de Logo, la création d’un label, puis la conception de musiques de films les années suivantes, toujours avec le thème de cette répugnance de la chrétienté. En 2005 cependant, la maturité d’Ulver se pose dans un retour au calme par rapport à cette thématique, et cela se ressent dans la musique de Garm avec la sortie de « Blood Inside » et son étrange nouveau pseudonyme « John Paul 2 ».

Par la suite Ulver commence à se produire en Live par l’intermédiaire de spectacles très particuliers axés sur le rapport entre le son et l’image, le travail du contre-jour et la création d’une atmosphère unique. Exemple, le Hellfest 2010, pas une mouche ne volait dans la Rock Hard. On en arrive en 2011 avec la sortie de ce fameux « War of the Roses » qui ma foi, marque une suite tout à fait cohérente dans la carrière du groupe.

Encore une fois, on est dans quelque chose de tout à fait intéressant dans les expériences. Voix claire, calme, cohérence, arrangements sonores absolument délicieux. Avec des choses simples, le groupe arrive à nous transporter littéralement dans nos émotions intérieures. Ulver ne pond pas du son expérimental pour cet acte et l’aspect « tendance » de la chose. Non. Cet album frise la puissance, la douceur, la caresse, le vent, l’eau qui ruisselle et des chuchotements. « February MMX », sorte d’Art Rock complexe et varié qui sautille dans tous les sens (surprendra l’auditeur néophyte) immédiatement suivie de « Norvegian Gothic » et ses sons faisant penser à la mise en place d’un orchestre. Violons mis en valeurs par des sonorités sombres, profondes. La présence de la batterie appuie le tout, et dirige l’auditeur vers un voyage à l’intérieur de ses questionnements, angoisses ou remises en questions. « Providence », dans toute sa nostalgie ne s’écoute pas sans le reste. Il ne prend sa valeur que placé ICI, dans CET album. Vous comprendrez sans mal. La présence du chant féminin peut en effet surprendre mais je garantis que plongé dans la torpeur de l’album, ce titre est appréciable. Le final, très Free Jazz démontre quand même que Garm ne pourra jamais nous faire un slow entier, quand même (faut pas charier).

« September IV », à la fois positif, dissonant, lent, aux tempos changeants et à la programmation des plus uniques. J’ai le sentiment d’un jeu, d’une forme d’humour et d’un lâcher prise dans l’art de la musique. « England », beaucoup plus grave, ombrageux, dont la ligne de piano est de toute beauté. Une merveille nostalgique et cristalline comme de la glace. « Island » marque un point de non retour, l’ivresse des profondeurs. La rythmique est juste somptueuse et féérique. Le titre final en dira long, « Stone Angels ». 14 minutes de sons évoquant à la fois le monde de l’étrange, de la quête, de l’infini et de l’espace. Bye, je vous laisse partir dedans et fermer les yeux.

 

« War of the Roses » est une expérience indispensable. Il est assez rare que je n’en dise pas plus et dans ce cas je me le permets.

 

Label créé par Garm: http://www.jester-records.com/ulver/

Myspace: http://www.myspace.com/ulver1

Site officiel: http://www.jester-records.com/

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