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Line-up sur cet Album


  • Clément Collot : chant, guitare rythmique
  • Nagui Mehany : guitare lead, harmonica
  • Christophe Hogommat : batterie
  • Etienne Collot : basse

Style:

Southern Rock/Stoner Metal Spaghetti

Date de sortie:

28 mars 2016

Label:

Besta Records

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8,5/10


Leur EP The Wolf is Rising ayant illuminé mon hiver 2015, c’est avec joie que j’ai accueilli la nouvelle du premier album de The Texas Chaisaw Dust Lovers. Avec ce cinq titres, le groupe avait réussi à nous pondre quelque-chose de résolument enjoué, entraînant au possible, qui fleurait bon de soleil américain. Pas celui, superficiel, des plages de Los Angeles, avec leurs filles siliconées en bikini et leurs groupes de Punk Rock pour ados, non. On était plutôt du côté de la Vallée de la Mort, du désert de Sorona, du Far West, des films de Sergio Leone. Une Amérique des grands espaces, celle qui s’étend à perte de vue, celle qui nous donne envie de monter à cheval pour faire claquer au galop ses sabots sur les terres arides.
Me and the Devil reprend un peu tout ça. Rien que l’artwork, qui troque les symboliques indiennes pour la photo énigmatique d’une silhouette ornée de cornes prise dans une danse rituelle – silhouette que l’on retrouve un peu plus en détail sur le CD, dans une ambiance plus typée film d’horreur/sexploitation 70’s, pour le plaisir des yeux –, nous indique que l’on va être dans la continuité. Mais sans tomber dans la redite.

 

On retrouve le groupe que l’on avait laissé il y a plus d’un an. On le retrouve partout, même dans les choses les plus évidentes, même dans les caractéristiques typiques du style, avec ces guitares dont les envies de liberté sont boostées au fuzz, ce son grésillant (signé Sylvain Biguet), ces incursions dans le Blues, la Country, le Rockabilly, ou carrément dans les emprunts au cinéma ou à la musique. Car, comme dans The Wolf is Rising, qui possédait une reprise et une référence particulièrement audible, on entend au fil de l’album des éléments qui semblent venus d’ailleurs : les couplets mélancoliques de « Summer Spleen », la ballade Country « That Town under the Sun », les aérations de « Doin no Harm ». On y entend aussi des choses typiques du genre comme le break atmosphérique à l’harmonica de « The Sleepwalker » ou le début très Rock américain de « My Lover of the Moon ». Et même là, chaque seconde transpire la personnalité de nos quatre Parisiens. C’est d’une part dû au chant de Clément Collot, toujours aussi grave, charismatique et par moments presque possédé, et d’autre part au côté toujours aussi entrainant des compositions.

Que ce soit « Dark Stuff », qui donne envie de sautiller joyeusement puis qui enchaîne les variations avec une impressionnante fluidité (et qui peut vous sauver une soirée), « My Lover of the Moon », dont la tension installée éclate à la deuxième minute, ou « Leaving Town », au riff simple et efficace, un brin saccadé mais dansant à souhait, tout l’album transpire un Stoner/Southern Rock mâtiné d’ambiances poussiéreuses, mais au riffing toujours aussi nerveux et groovy, donnant aux titres une patate monumentale qui se transmet directement à l’auditeur et à ses jambes. En effet, malgré un premier morceau plus dramatique, à l’instar de ce qu’on trouvait à la fin de l’EP, ou des passages plus tristounes, comme les couplets de « Summer Spleen », qui porte par ailleurs mal son nom, on retrouve tout de suite TCDL. Tout comme dans « The Sleepwalker », dont le contraste entre une musique entrainante et un chant un bien plus lent donne quelque chose d’étrange, de mélancolique et puissant, avant une montée finale qui réveillerait même le plus imbibé des amateurs de whisky.

 

Pas besoin d’en dire plus, The Texas Chainsaw Dust Lovers, c’est du Stoner/Southern Rock plus vrai que nature, aussi authentique que celui de gars de Houston. Mais The Texas Chainsaw Dust Lovers, c’est un peu plus que ça, bien plus que ça, même. C’est des titres alliant dramaturgie, grands espaces, groove et énergie, pour un style étonnamment personnel. D’excellents morceaux, bien fichus, variés, riches en surprises et pourtant si fluides. Avec Me and the Devil, ils poursuivent la voie qu’ils ont creusée, en maintenant ce même degré qualitatif et sans se répéter.

 

Tracklist:
1. Me and the Devil
2. Dark Stuff
3. Summer Spleen
4. My Lover of the Moon
5. Doin’ no Harm
6. The Sleepwalker
7. That Place Under the Sun
8. Leaving Town

Facebook : www.facebook.com/TheTexasChainsawDustLovers
Bandcamp : texaschainsawdustlovers.bandcamp.com

 

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