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Silverbones – Wild Waves

Le 21 août 2016 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


• Marco Salvador : Chant, Guitares • Ricardo Galante : Guitares, Backing vocals • Andrea Franceschi : Basse, Backing vocals • Cederick Forsberg pour cet album (Enrico Santin en général) : Batterie

Style:

Heavy Metal à tendance Power

Date de sortie:

15 juin 2016

Label:

Stormspell Records
Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 4.5/10

 

Quelle est la différence entre un chalet en Suisse et un 69 ? La vue… Quelle est la différence entre la Mer de Glace et Wild Waves de Silverbones ? Le relief…

Moi qui me disais : « chouette, quelques grammes de Heavy traditionnel dans un monde de Death… », me voila fort dépourvu quand l’abysse fut venu, l’abysse du lisse, l’Alice du bis, celui qu’on ne demandera pas en écoutant cet album qui n’emmène pas au pays des merveilles. Moi qui espérais faire un beau voyage épique, tel Ulysse, ça glisse sur le coté polissé de l’ensemble : mêmes les vagues n’ont rien de sauvage dans ce calme plat sur l’océan… Aucune chance de regagner Ithaque dans ces conditions.

Inspirés de Running Wild – Ah tiens ? Étonnant vu le concept pirate, hein ? – et Judas Priest, je n’ai pas souvenance de m’être ennuyé sur un album de Priest dans leur période NWOBHM. Or, ici, c’est le cas ! L’acte de piraterie commis par ce groupe italien est le manque d’imagination : inventer un syndrome de Peter Pan dans un genre qui a déjà enfanté tant de fois de sous-genres n’est déjà pas chose aisée, mais si c’est pour radoter une vieille histoire déjà entendue, tant dans le style de papa (Castor) que dans chaque piste et leur structure (que ce soit du point de vue interne ou même dans la continuité de l’album), pas besoin ni envie de suivre le groupe pour le Pays Imaginaire.

Carré et propre comme une chambre d’hôpital, c’est également tout autant aseptisé et dénué de la saleté nécessaire pour donner de l’authenticité et de l’identité à un groupe qui se frotterait à l’exercice. Par conséquent, il est nécessaire de réfléchir un album comme un album, avec toutes les fantaisies qu’on peut s’y permettre, genre plusieurs pistes de voix, harmonisées tant qu’à faire, plusieurs pistes de guitares, harmonisées également… Penses-tu ! La fadeur de Wild Waves et son réchauffé au micro-waves vient de ce que je reprochais à Cowboys from Hell au niveau du son, sans réelle nuance et avec des médiums à fond (soyons clair, j’adore cet album de Pantera, surement mon préféré après Great Southern Trendkill, mais c’est son défaut majeur) mais Pantera comblait cette lacune par le génie de Dimebag et surtout sa fluidité et sa personnalité dans son jeu… Ce n’est pas du tout le cas ici : je me suis dit au départ « bon, c’est sur une piste, la partie harmonique de seconde guitare ne nécessite pas un énorme feeling, admettons… », mais quand c’est le cas sur TOUTES les pistes, solos inclus, là, ça fait plus peur que le Kraken – je ne parle pas de ce rhum aromatisé, bien sur. La volonté d’envergure avec la lourdeur de l’albatros, sans la poésie de Baudelaire.

L’absence de créativité seule serait une chose, la platitude non pas de leurs excuses mais des lignes de gratte en serait une autre… Mais surestimer ses capacités vocales, quand on est la figure de proue du bateau pirate, c’est prendre le risque de se faire éperonner juste parce qu’un autre vieux loup de mer a trouvé que la sirène qui arbore votre galion a une sale vieille gueule de pochtronne. La fausseté de la voix est digne de celle de Joe Strummer (The Clash) qui tenterait des poussées dans les aigus pour faire comme Bruce Dickinson, chose qui pourrait éventuellement se pallier par un doublage de piste ou une seconde voix… mais même pas, et quand une autre piste de voix apparaît – et qu’on se dit « enfin un truc un peu « original » » – c’est pour un banal unisson sur « Raiders of the new World » ou un chœur terriblement faux sur « Hellblazer » – j’en ai encore les dents qui crissent sur le ponton… Tiens en parlant de ponts, ça doit être grosso modo les seuls passages qui m’ont un peu interpelé, et vu qu’il n’y en a que deux flagrants, sur « Wicked Kings » et « Black Bart », en fin d’album, c’est dire comme le temps de la traversée m’a paru long…

Faire du bon Heavy sans la recette de Grand-Mère, c’est se risquer de foirer le repas et le banquet final auquel voulait nous inviter Silverbones a été fait avec du bœuf bouilli et bouillu – donc foutu. S’agissant d’un premier album, on va être magnanime et ne faire que recommander au groupe de ne plus faire ce genre de choses, retravailler tout, que ce soit la voix en écrivant des parties plus adaptées – donc pas trop aiguës – ou en prenant des cours de chant pour le soutien, les guitares en apprenant ce que sont les harmoniques – pincées ou naturelles – ainsi que le vibrato, le compositeur-auteur-chanteur-graphiste qui devrait s’autoriser un regard extérieur et se demander pourquoi un obscur petit label californien accepte de les distribuer quand un label italien ne le fait pas, ou l’ingé son qui aime foutre des cuts à coup de sabre partout pour cacher la misère, j’imagine.

A écouter après s’être cuité au rhum blanc, cul sec, du Charrette pas bon tant qu’à faire… Yo hooooo !

Tracklist:
1. Cry of Freedom (intro) (2:00)
2. Wild Waves (4:26)
3. Royal Tyrants (4:46)
4. Queen Anne’s Revenge (6:14)
5. The Undead (5:25)
6. Raiders of the New World (4:10)
7. Wicked Kings (5:06)
8. Hellblazer (4:01)
9. Black Bart (7:52)

Facebook: https://www.facebook.com/silverbones.heavymetal/
Site officiel: http://silverbonesofficial.wix.com/silverbones
Youtube: https://www.youtube.com/channel/UCruNc8 … DJFrYQoEMA

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