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Line-up sur cet Album


Raphaël Dutreige : Guitare
Florian Jacquet : Batterie
Thomas Safont : Guitare
Céline Wallois : Chant

Style:

Prog/Heavy/Death

Date de sortie:

07 Novembre 2011

Label:

M & O Music

Note Du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 6 / 10

Du Rock/Heavy/Prog/Death dans la langue de Molière, et incrustant par ailleurs des effets jazzy… Le « Sceau De L’ange », groupe lyonnais crée en 2004 sortant son premier opus sous le label hexagonal M & O Music, n’a pas opté pour la facilité, la voie la plus aisée ou la plus simple. Evoluer entre les Porcupine Tree et Opeth, influences clamées par le quatuor, ne sera pas forcément un territoire des moins ardu à sillonner tant les embuches en tous genres sont autant d’écueils. Malgré ces références précitées, ce « Phénomène » sera à des lieux d’un « Héritage » récemment paru, et si ressemblance il peut y avoir avec le Death Prog des potes au sieur Akerfeldt, elles seront plutôt à rechercher à l’époque de la genèse du combo suédois. A contrario, l’ombre du rock prog des porcs-épics british sera plus sous jacente et « Phénomène » plus marquant dans ce premier album, indéniablement, quoi que ne filtrant pas par toutes les pores de la peau des rhodaniens ayant à mon sens par ailleurs des ramifications toutes aussi viscérales avec des « Anathema ».

Techniquement pointu, bien produit (collaboration de Brett Caldas Lima :Kalisia, Whyzdom, Auspex, To mera…)et sans tares rédhibitoires, cette première offrande profite d’emblée d’un artwork cover attractif et réalisé par l’illustrateur Américain Travis Smith (Opeth, Iced Earth, Katatonia, Eluveitie…). Des bons points initiaux s’ajoutant au fait que Le Sceau de l’Ange essaie de surcroit d’apposer à sa musicalité des dimensions « poétiques » stylées ménestrels du metal générique. Une ombre constante d’un spleen existentiel à la Baudelaire où Nerval tissera ainsi une assidue toile de fond s’ancrant en véritable leitmotiv artistique. Autant d’éléments qui initialement intriguent, mais qui vont se révéler somme toute assez décevants. Etant au demeurant resté personnellement assez hermétique à cet opus, -après tant d’écoutes réitérées mais ne m’ayant jamais néanmoins captivé ou juste interpellé-, pour m’en expliquer et m’en excuser auprès du combo, je ferai exceptionnellement usage du titre par titre que je bannis habituellement.

Car si le trio d’entame d’une tracklist délovant au final 47 minutes, se voudra presque convaincant, nombreux seront malgré tout les « inconvénients » gâchant tant soi peu notre plaisir. « Capture » donnera ainsi la connotation d’ensemble allouée à cet album. Un chant clair de la female voice, des interventions efficaces du chant guttural masculin, une composition à tiroir avec une mélodicité intéressante. Un ensemble rehaussé de ruptures de tempos et structures, d’un break parlé et d’une dualité des guitares épaisses d’un coté et funky/jazzy groovy de l’autre. On serait presque intégralement « attrapé » par cette « Capture », si le retour au thème ne s’avérait cependant quelques peu trop sinueux et développé avant de minimes pointes lyriques de la chanteuse et une chute finale trainant en langueurs. Un coup d’essai plutôt satisfaisant, quoiqu’un peu mitigé au niveau saveurs, et mettant en orbite une grosse intro sur le « Héros » suivant, nous permettant de constater que l’omniprésence des lignes de guitares est viscéralement réelle. Rythmique syncopée, apparition de voice coders, break entaché de naïfs et simplistes « ohohohohoho » de la frontwoman…Amenant néanmoins une subtile séquence plus ambiante et suggérée à la lead lancinante s’ancrant avec succès en vos esgourdes. On persiste dans le mi chèvre-mi chou, et le titre éponyme à l’opus se montrera enfin à la hauteur et convaincant. Ceci par son coté couillu, et le guttural masculin assénant et donnant une véritable nouvelle dimension au fusionnel concocté

Après ce trident aux dents légèrement émoussées, petit changement et ilot de quiétude avec « L’Amarre Aux Songes ». Une superbe intro volatile entre petites touches organiques, des arpèges de guitares sèches et atmosphères mélancoliques ; l’entame de ce quasi ambiant s’avère saisissante. Mais la montagne accouche d’une souris, et le titre ayant cependant véritablement du mal à démarrer, s’engoncera au final dans une certaine linéarité et platitude. Et le fil rouge de cet opus sera cette satanée inconstance à nous séduire sur la durée par une alchimie savamment dosée. Chose que seul « Fil éphémère », relançant la sauce avec un tempo plus soutenu et une dualité entre chant féminin et masculin en lutte ou se répondant, réussira. Doté qui plus est d’un break syncopé et épileptique ou dissonances et contre temps vous sidèrent par leurs facettes inattendues et hors sentiers battus, ce titre par sa prise de risque s’imposera comme le plus abouti. La fin de la tracklist déroulera avec les mêmes atouts et inconvénients. Une intro soutenue sur un « Mea Culpa » vous distillant parcimonieusement à nouveau du voice coder, -façon cold wave des années 80 et me rappelant la Mona Soyoc de Kas Poduct par exemple-, avant une nouvelle fois de s’étouffer qualitativement et un retour des chohohohohœurs naifs sur « la case en moins ».

« Sortir du Sol » track toute en nuance et typée « cabaret » terminera étrangement un premier opus trop inégal et manquant de highlights et faits marquants ou tout simplement saillants pour vous séduire intégralement. Le groupe affiche un certain potentiel, mais sa mélodicité ne nous saisit guère aux trippes et l’on reste le cul entre deux chaises, inexorablement. Cela ronronne et la « Female voice » n’accole point de valeur ajoutée en se cantonnant dans un chant trop morne callée sur une tessiture ordinaire bannissant tout essai lyrique. Le Sceau de L’Ange parait en pleine réflexion vers une unicité, à la croisée de chemins musicaux différents, en quête d’une alchimie lui conférant ses marques de fabrique. Des Pin Up Went Down , Whyzdom, Wedingoth ou autres Fluxious dans des traverses intrinsèquement différentes ont réussi dans cette recherche de Graal, souhaitons à SDA d’y parvenir. « Phénomènes » est à prendre pour ce qu’il est : Un premier album, un coup d’essai, un pied à l’étrier, qui plus est dans une stylistique musicale choisie hautement périlleuse. Le potentiel est présent, intéressant, reste à en extraire la quintessence par le travail et la maturité…

Site Officiel : http://www.sceaudelange.com/
Myspace : http://www.myspace.com/sceaudelange

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