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Ron Moor – Starshine

Le 2 octobre 2014 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


Ron Moor : Chant, Guitares, Clavier / Paul Spade : Guitares / Guillaume Crêtaux : Basse / Antoine Despierre : Batterie.

Style:

Rock Alternatif et Electro

Date de sortie:

25 novembre 2013

Label:

M&O Music

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 7,5/10


Quand j’ai vu cet artwork, avec ce calme paysage de coucher de soleil et ces néons, ou lasers, je me suis attendu à une sorte d’Electro ou de Dream Pop. Un truc serein et vintage ; doux et tout droit sorti des années 80. Une chose que semblait confirmer le titre de cet album, Starshine, et la police utilisée pour l’écrire, lui, ainsi que le logo du groupe.
Hein ? De l’Electro ? Sur Soil ? Bah oui, mais on est ouverts d’esprit ici. Et puis, de toute façon, cette première impression est trompeuse. Enfin, pas tellement. Enfin, j’y reviendrai.

Mais avant, quelques présentations s’imposent. Formé par Ron Moor, qui s’est entouré de trois musiciens, le groupe trouve son origine dans les influences anglo-saxonnes de ce Vendéen, telles que Garbage ou Silverchair, tous deux cités dans la bio. En 2012 sort un premier single, « We Are the Broken ». Suit, un an plus tard, Starshine, full-length autoproduit, puis signé chez M&O Music.

Étant donné les inspirations citées, vous avez deviné la raison pour laquelle ma première impression était trompeuse. Et vous vous demandez sûrement pourquoi elle ne l’est pas tellement.

Et bien déjà parce que Ron Moor utilise des éléments Electro dans sa musique, mais aussi, et surtout, parce que son Rock Alternatif est grand public. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que dans la présentation, on trouve également des groupes comme Muse, 30 Seconds to Mars ou Linkin Park.
Une chose qui se reflète aussi dans les noms des producteurs qui ont mixé ce Starshine, à savoir, ceux de Simple Plan et des DJ de C2C (respectivement Luc Tellier et Damien Bolo) qui assurent un son clean tout à fait à propos. Un côté easy-listening complètement assumé, et c’est justement pour ça que cet album évite toute putasserie.

Ainsi, si un riff très Rock s’impose très vite sur « Princess », c’est d’abord une intro très Electro qui nous accueille. Des atmosphères qui reviennent discrètement par petites pointes tout au long du titre, mais aussi par la voix féminine assez modifiée, épurée, ici pour rappeler certains morceaux de Techno.
Malgré une grande variété – allant de la balade (« Evyta » mélancolique basée sur la rythmique et le piano, ou « Starshine » qui, avec peu d’effets, parvient à devenir de plus en plus prenante, comme si elle s’envolait), à des choses plus saturées, comme « Keep it All », ou un « Radio » limite Metal, qui doit être très fédérateur en live – les titres possèdent entre eux une cohérence forte. Grâce aux touches d’Electro, qui parsèment tout l’album, au chant de Ron Moor (assez reconnaissable, il me fait penser à Brian Molko, en plus grave et plus varié) et, surtout, au côté très immédiat de tous les morceaux.

C’est assez dingue, comme Ron Moor arrive à pondre des refrains ultra assimilables. Rien que celui de « Princess », au bout d’une écoute, se gravera dans votre cerveau et vous vous surprendrez à le chanter en chœur. Je pourrais aussi citer celui de « We Are the Broken » ou celui du très Punk Rock « A Brand new Day », taillé pour les radios, un brin triste, mais entraînant. À vrai dire, je pourrais citer presque tous les titres, tant le côté accrocheur est mis en avant– même si celui de « Evyta », tout en restant dans le ton, est moins prenant que la mélancolie des couplets.
C’est un peu ce qui pousse parfois l’album dans ses défauts. Car si le groupe a le bon goût de ne jamais tomber dans le mauvais goût ou la facilité de composition, certains passages paraissent bien prévisibles.
J’en prends pour preuve les structures de pas mal de titres, finalement assez classiques, l’envolée sur la fin de « We Are the Broken » ou l’acoustique « Cast in Stone », dont certains éléments semblent venus d’autres groupes américains. Néanmoins, ce même morceau propose une fin inattendue, à base de chœurs et d’un rythme littéralement fait mains qui créent un bel effet, surtout lorsque le refrain revient pour s’y mêler.
Au rang des surprises, on a aussi la saturation bien amenée, mais brusque et étonnante, sur la fin de la balade « The Answer », ou encore les soli, éparpillés sur certains titres, qui surprennent dans le genre, même s’ils sont bien dans le ton. C’est d’ailleurs sur l’un d’eux, très Hard FM, que se termine le très triste, comme un adieu, « You Saved my World », qui vient conclure l’album sur une belle note.

Personnellement, je le savais déjà, mais Ron Moor peut convaincre les sceptiques qu’on peut allier grand-public et qualité. Sans jamais tomber dans la facilité, malgré quelques éléments un brin trop classiques, Starshine propose dix titres variés, mais tous redoutables d’efficacité, facilement mémorisables et pourtant pas dénués de surprises et de subtilités.
Comme quoi, s’assumer vaut parfois mieux que recherche l’innovation à tout prix dans l’espoir de percer.

 

1. Princess
2. We Are The Broken
3. Evyta
4. Keep It All
5. Starshine
6. Radio
7. Cast In Stone
8. The Answer
9. A Brand New Day
10. You Saved My World

 

Site Internet : www.ron-moor.com
Facebook : www.facebook.com/ronmoor

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