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Reptil – Throne of Collapse

Le 19 juin 2017 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


Style:

Metal Indus

Date de sortie:

19 Mai 2017

Label:

Razor Music

 
Note du Soilchroniqueur (Forlorn) : 7,5/10

Un des fondamentaux de l’humanité, c’est de se poser des questions existentielles, par exemple qu’est ce qui se passerait si on tentait une incantation d’un Marylin Manson allemand sur la musique d’un film épique du début des années 1990, mais en cuir ? C’est une question qui nous à tous au moins une fois empêchés de dormir et la réponse tient en un seul mot : « Reptil ».

Personnellement quand on me dit Reptil, instinctivement je pense à un serpent, un bon gros croco des familles ou encore à une tortue, sauf qu’on est pas sur un webzine qui retrace la faune amazonienne, alors qu’est-ce que donc que ceci ? Reptil, c’est allemand, c’est indus, c’est metal, c’est post-rock, c’est sombre, c’est punk, c’est hardcore, et par dessus tout ça a des dreads. Et avec Throne of Collapse, leur premier album, c’est un son puissant et personnel qui nous parvient. Un son très sombre qui alterne entre un univers Dark Electro très industriel d’une qualité typique de nos amis Allemands (avec quand même une touche parfois assez américaine), et la véhémence viscérale d’un chant parfois clair, parfois hardcore, mais toujours sorti d’un esprit visiblement torturé. Et dès la 3ème piste lancée, la musique nous transporte dans cet univers aussi morbide que creepy et nous y enferme jusqu’au milieu de l’album où le ton se calme… où la violence et la folie font place à la mélancolie. Une sensation amenée si progressivement qu’au moment où on se dit : « mais attends, c’était pas un groupe d’indus core que j’écoutais à l’instant ? » On est déjà plus loin, beaucoup plus loin, enfoncé dans une bulle. Une bulle signée Reptil qui laisse place à une guitare acoustique et un chant clair toujours aussi abîmé, mais jamais moins profond, sur « One World, one Nation », le plus long titre de Throne of Collapse qui ferme le 1er acte de cet album. Et tandis que démarre un 2ème acte sur lequel je ne vais pas m’étendre parce qu’il faut bien laisser place à la découverte, subsiste néanmoins un reflet un peu gênant dans le coin de l’œil qui nous empêche d’être plongé à 100% dans sa caverne.

Oui, malheureusement cet album nous transporte dans son univers et nous maintient captivé du début à la fin mais seulement à 85%. D’aucuns se poseront la question : « pourquoi ? » Et devant la pertinence de cette interrogation, je répondrai que le souci vient probablement d’une histoire de contexte. Il est fort probable que si je m’étais trouvé dans le sous-sol d’une boite de nuit hard electro/core tenue par un très grand monsieur pâle avec des lentilles biohazard et un corset en vinyl en Allemagne vers 3h du matin (et dieu que cette phrase était longue), j’aurais sûrement été transporté par cet univers très singulier jusqu’au bout, et j’aurais souhaité bien du courage à celui qui aurait voulu m’en déloger. Mais on va pas se mentir, tranquillement assis dans mon fauteuil, au demeurant très confortable, là n’est pas la question, avec le casque sur les oreilles et un verre d’eau de riz à la main… Faut bien reconnaître que l’effet s’en voit grandement amoindri. Throne of Collapse est clairement à 100% une musique visuelle. C’est une musique qui même pendant les morceaux les plus calmes ne libérera tout son potentiel que quand elle se trouvera être en face de nous, que ce soit par le biais d’un live ou d’un clip, et la profondeur de certains thèmes lancinants en ferait une excellente bande originale pour une scène d’action d’un film post-apocalyptique.

Je n’ai jamais eu l’occasion d’assister à un live de Reptil, et peut-être que cela n’arrivera jamais. Mais quand bien même, je ne sais pas si j’aurai un jour cette occasion, je suis prêt à parier mon fauteuil que cette musique prendra aux tripes tout ceux qui se trouveront un jour devant une scène où se produira cette charmante découverte de mai 2017. Pour peu qu’on y soit sensible.

Tracklist :
01 – Anger Empire – 0.42
02 – Reptoil Inc. – 5.41
03 – Monolith – 5.51
04 – Irreversible – 1.36
05 – Throne of Collapse – 7.20
06 – One World, one Nation – 8.11
07 – Soulride – 5.41
08 – Quantum Trojan – 5.00
09 – Beyond – 6.00

Site officiel : http://www.reptil.com
Facebook : https://www.facebook.com/reptoil/
Youtube : http://www.youtube.com/reptoil

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