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Red Dragon Cartel – Red dragon cartel

Le 4 mars 2014 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Jake E Lee – Guitares, claviers / Ronnie Mancuso – Basse, claviers / Darren James Smith – Chant / Jonas Fairley – Batterie, Chant. Guests : Robin Zander – Chant sur « Feeder » / Paul Di’Anno – Chant sur « Wasted » / Maria Brink – Chant sur « Big mouth » / Sass Jordan – Chant sur « Redeem me ».

Style:

Hard rock / Heavy mélodique

Date de sortie:

24 janvier 2014

Label:

Frontiers Records

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7/10


A 57 balais, on peut dire qu’il tient la forme, le père Jake E Lee.

Quel retour !
Pour tout quarantenaire (et au-delà) qui se respecte, le gaillard est quand même celui qui a gratté chez Ozzy Osbourne sur les monumentaux « Bark at the Moon » (1983) et « The ultimate sin » (1986), qui avait fondé le groupe Badlands avec un des ex-chanteur de Black Sabbath Ray Gillen depuis décédé, ou qui a fait quelques passages chez Dio, Ratt, Rough Cutt ou Enuff Z’Nuff… et également quatre albums solo entre 1996 et 2008.
Comme quoi les traversées du désert n’empêche pas un réel talent, il faut reconnaître que cet album éponyme de Red Dragon Cartel a de quoi faire tressaillir de plaisir les fans du guitariste d’origine asiatique.
A l’instar d’un Di’Anno (présent en guest sur le titre « Wasted ») qui a du mal de se défaire de ses années Iron Maiden en ayant toujours laissé l’ombre de la vierge de fer planer sur sa carrière hélas désormais terminée, Jake E Lee semble rester sur ce qu’il faisait de mieux avec Ozzy Osbourne.
D’ailleurs, dès les premiers riffs de « Deceived », on sent qu’on se reprend un petit coup d’Ozzy entre les oreilles : un titre qui aurait eu sa place sur « The ultimate sin », indéniablement ! Le chant de DJ Smith prenant quelquefois des intonations du Madman et les riffs de Lee restant indécrottablement ancré dans les années mid eighties.
Et le pire, c’est que c’est très bon : secouage de tête assuré sur un titre qui fera fureur sur scène.
La suite ne fera pas mentir l’entame : « Shout it out » est purement dévastateur. Donnant encore une fois l’impression que Lee ressort des riffs composés lorsqu’il était encore chez Ozzy de ses tiroirs, ce titre ne dépareille pas du premier mais est une pure bombe à fragmentation. Le refrain est absolument imparable et de ce titre se dégage une réelle puissance. Encore une fois, les cervicales vont être mises à rude épreuve !
Troisième titre et premier invité en la présence de Robin Zander du groupe Cheap Trick donnant une profondeur supplémentaire à un titre qui aurait, encore une fois, pu être sur un album du sieur Ozzy tellement l’amalgame entre les deux chanteurs serait facile.
Ce n’est pas la ballade « Fall from the sky (Seagull) » qui changera la donne, très proche d’un « So tired » de qui-vous-savez.
Le plus heavy « Wasted », lui, se veut plus puissant, plus profond : déjà la présence d’un Paul Di’Anno particulièrement en forme et agressif à souhait y contribue amplement. Côté riff, ça reste du Jake E Lee pur jus, et ce titre fait assurément partie, avec « Shout it out », des petites bombes de l’album.
Le nerveux « Slave » se veut plus moderne que la tendance générale mais arrive à combiner les époque avec une structure old school, un son et une approche plus actuels.
Le lourd « Big mouth » avec la chanteuse d’InThis Moment Maria Brink offrira un moment beaucoup plus moderne et semble sans doute être la méthode appropriée pour attirer des fans de la nouvelle génération : non que ce titre soit mauvais, loin de là, mais il fait quelque part un peu tâche à côté des autres. Alors que la demoiselle s’égosille à s’en arracher les poumons, le morceau fait office d’OVNI à côté du reste. Trop gros contraste ou manque de personnalité sur ce morceau ? Allez savoir ! Dispensable ? Sûrement !
« War machine », lui, se veut plus ancré vers Black Sabbath : après une lourde intro limite industrielle vient un riff incroyablement impersonnel tellement celui-ci et celui de « NIB » de Black Sabbath se ressemblent comme deux gouttes de whisky. Ajoutons à cela le chant qui fera de suite à nouveau penser à celui d’Ozzy, on pourrait presque crier au plagiat. Et quelque part, ça enlève une grosse part de la bonne impression laissée jusque là. Entre « Big mouth » et celui là, ça fait quand même coup sur coup deux côtés négatifs sur le même album…
« Redeem me », petite power ballade avec la chanteuse Canadienne Sass Jordan remonte quelque peu le niveau et se veut à nouveau d’une bonne profondeur pour un titre estampillé big rock US. Rien de bien révolutionnaire dans ce titre qu’on s’écoutera en bruit de fond en gardant malgré tout une oreille attentive sur le solo.
Pour terminer, une outro au piano qui s’avère tellement dispensable qu’on n’en parlera pas plus.

Bref, le retour de Jake E Lee fera un plaisir fou aux fans de l’époque Ozzy Osbourne entre 1983 et 1986 tant le revival est flagrant. Un album explosif dans ses deux premiers tiers et dispensable ensuite mais qui montre un guitariste de retour aux affaires en pleine forme.

Et rien que pour ça, « Red dragon cartel » est un album à au moins s’écouter.

Tracklist :

01. Deceived
02. Shout It Out
03. Feeder
04. Fall From The Sky
05. Wasted
06. Slave
07. Big Mouth
08. War Machine
09. Redeem Me
10. Exquisite Tenderness

Site officiel : http://reddragoncartel.com/
Facebook : https://www.facebook.com/reddragoncartel
Clip “Deceived” : http://www.youtube.com/watch?v=C1zPls_cYc0

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