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Procession – Destroyers of the faith

Le 22 novembre 2010 posté par Gwenn

Line-up sur cet Album


  • Felipe Plaza - Chant & Guitares
  • Claudio Botarro - Basse
  • Francisco Aguirre - Batterie

Style:

Doom

Date de sortie:

8 décembre 2010

Label:

High Roller Records/Doomentia Records

Note du Soil chroniqueur (Gwenn) : 6,5/10

Le Chili, tendre pays grouillant de groupes de métal. Je ne suis absolument pas experte en matière de métal chilien d’où le choix de Destroyers of the Faith pour débuter ma petite étude. Un groupe de Doom composé de trois gars apparemment bien motivés à sortir des rangs des inconnus. L’Art Work rappelle un peu les disques de la vieille génération, un brin diabolique, un brin morbide. Un ange de la mort tient dans ses mains ensanglantées une tête de mort et me regarde avec insistance. Procession en est au stade du départ sur la scène internationale et jusqu’à présent, peu de choses disponibles si ce n’est que deux démos (Burn, et Burn + alive), un EP (The Cult of Disease) et enfin, le full-lenght qui tourne sur mon lecteur.

Alors quand je lis le qualificatif de Doom sur la musique de Procession, je vous rassure entièrement, c’est le cas. On est complètement plongés dans des riffs qui se trouvent à l’antipode de ceux que l’on peut trouver dans le black métal le plus représentatif du style. Ensuite évidemment, les falaises du Doom se construisent, selon mon opinion, dans des structures vertigineuses, et sans que mon avis soit totalement objectif je pense que des choses sont encore à creuser pour entrer dans des grottes si profondes qu’une fois arrivés dedans, on y devinerait la chaleur du noyau central de la planète.

« Hypérion » donne le ton rythmique, vocal, tonal de l’album, ce n’est qu’une intro. Quand le disque démarre vraiment avec « Destroyers of the Faith », j’hésite à faire la relation avec Candlemass ou non. Le chant est clair, modulé, très intéressant, et je vous laisse comparer les deux groupes et ainsi juger. Quand le rythme s’intensifie, c’est là qu’il manque la puissance et les surprises habituellement relatives au Doom mais encore une fois on retrouve le système « Guitare-chant…. Guitare-chant… Riff » qu’à exploité Candlemass pour ne citer que cet exemple marquant. Quoi qu’il en soit le morceau est tout à fait plaisant. Je précise qu’il n’y a que six morceaux dans cet album mais leurs durées (entre 7 et 10 minutes environ) justifient ce choix.

« The Road the Gravegarden » se veut plus lent, plus lourd, poussif, épris de riffs intéressants toujours manquant de profondeur (attention à ça car sans profondeur on tombe dans la simplicité). Comment décrire l’effet que ce morceau me fait… Du plaisir certes car j’apprécie le style, mais par exemple… un pavé de lieu jaune sans sa sauce délicate, citronnée, beurrée et un brin acide. J’exagère, évidemment, mais ça n’était que pour traduire. On imagine sans peine sur ce morceau des gens affamés, obnubilés par ce même but, ces tombes, cette nuit, cette lueur blafarde balancée par la lune. Ils marchent, déambulent, et couplant dans ma tête le titre du morceau avec la musique, j’hésite encore entre une comparaison visuelle avec Thriller, ou bien ce fameux clip de Candlemass, « Bewitched ». Encore eux décidément…

Avec « Chance of the Nameless » à mon sens, on entre dans le vrai souci du groupe qui est de rester, mais vraiment, dans les mêmes tonalités. Mêmes gammes et tempos similaires aux précédents. Ce n’est qu’un ressenti, un musicien averti saura peut-être me rendre la raison. La voix est claire et juste et il y a une belle relation entre la musique et le chant. A la décharge de Procession, ils ne sont nés qu’en 2008, et il est vrai qu’on trouve dans l’ensemble une jolie maturité. J’attends sans doute trop d’un album de Doom. Mes goules de Thriller ne sont pas rendus de sitôt, cependant.

« Tomb of Doom », presque neuf minutes également, quand même, prenant la suite des précédents, grignotant encore quelques kilomètres vers l’Eldorado sombre tant désiré.

La conclusion de l’album se fera dans ce cercueil blanc. « White Coffin », débutant sur une basse lente et lourde, achèvera d’étonner toutes ces créatures ayant fait tant de chemin pour en arriver là. De la lumière dans un cercueil ? Paradoxalement et bien que ce morceau respecte les modalités structurelles des précédents, on a une profondeur différente et quelque chose de plus langoureux, plus plaintif. Un morceau qui donne beaucoup d’espoirs dans l’écoute des réalisations futures de Procession.

Cette marche, ce thème, le nom du groupe, évoluent dans un lien unique, la cohérence. La progression lente, sombre, noire, des pas lourds dans la boue, des habits sales et des corps torturés. Tout cela est évoqué dans cet album et c’est déjà une belle prouesse de la part de Procession de nous donner ça en trois ans d’existence. Quoi dire pour terminer ? Il me manque la profondeur, peut-être le tressaillement de mon corps sous l’effet de la surprise auditive. Mais j’ai entièrement confiance pour la suite.

Myspace : http://www.myspace.com/processionburn

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