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Primal Age – The Gearwheels Of Time

Le 28 décembre 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Didier : chant
Thomas : guitare
Johann :guitare
Dimitri : basse
Mehdi : batterie

Style:

Metal/Hardcore

Date de sortie:

Septembre 2010

Label:

Deadlight Entertainment

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 7,5 / 10

Les célèbres Visiteurs de Jean Reno et Christian Clavier avaient visité les couloirs du temps avec le succès que tout à chacun sait, soit. Les Primal Age vous intiment pour leur part à vous confronter auditivement et frénétiquement aux engrenages du temps, expédition viscéralement moins comique et on ne peut plus périlleuse si il en est. Car nos dudes de haute Normandie –Evreux et Rouen- ne sont pas des jouvenceaux lâchant un premier effort extrait au forceps d’un garage, mais des musiciens dont la maturité rôdée n’est plus à prouver. Certes ceux-ci malgré une genèse remontant à 1997 n’avaient jusqu’à lors proposé qu’un Mcd, « The Light To Purify » en 1999 ; mais cette parcimonie à asséner du Scud ravageur était seulement due au fait que « Primal Age » fut mis entre parenthèses au profit du projet « Absone » entre 2000 et 2005 avec à la clef un opus « A Last Kiss Before ». Difficile cependant de mener deux desseins semblables simultanément et avec de surcroit des line up quasi similaires. Et au final retour du « Primal Age » avec en 2007 un tonitruant « A Hell Romance » potentiellement convaincant, mais souffrant à mon sens d’une certaine linéarité d’une part, et de l’autre d’un chant à l’intérêt relatif. 

Nous déboule donc sur le coin du groin ce « The Gearwheels Of Time », enregistré par Thomas Tiberi (None Shall Be Saved) aux Freaky Dog Studios (ex Ekoban) courant 2009, qui pourrait presque s’afficher comme étant l’exemple parfait de ce qui se fait de mieux dans nos chaumières en matière de HXC. Mes ptits clous frenchies, pas besoin d’aller chercher le Graal chez les Hatebreed et Killswith Engage d’outre Atlantique, quand on possède en notre terroir des « The Arrs » et autres « Esprit Du Clan ». « Primal Age » et son Hardcore mâtiné Thrash/Death se situera certes au centre de cette quadrature, mais plus comme un furoncle sur le séant de Marylin Monroe qu’un emplâtre sur une jambe de bois ! Face aux géants américanisés et surproduits, notre scène française n’a rien à envier et se porte à ravir derrière des pointures telles celles précitées. Blindfolded, Moghan-Ra, T.A.N.K, Walrus Resist, Antropofago, seront ainsi autant d’espoirs prometteurs prouvant que le limon métallique est fertile en nos vertes contrées du fromage qui pue. Nuls besoins de maitres Jedis, d’égéries ou de donneurs de leçons à l’image de ces Primal Age, dont les racines musicales peuvent néanmoins suinter la scène coreuse New Yorkaise, mais possédant une unicité bien ancrée et réelle.

Dès le trident d’ouverture, « A Fire Consumes My Heart », « Eyes but No Sight of Bleeding » et « Genetically Murderer Organism », véritable scalpel auditif ravageur, la puissance de feu des nordistes aura fait son effet et aura conquis sans rémissions. Trois brulots, trois claques dans la face emmenées de main de maitre et vous basculant illico sur votre postérieur qui se montrera vite endolori. Un maelstrom surpuissant et crachant sa bile à coup de riffs accrocheurs, un bucheron ultra efficace qui martèle et use (pas abuse !) de la double à bon escient, du break sur mesure et aux soli ne cassant pas les effets… Le tout derrière des vocalises convaincantes où chant hurlé et soupçons de grawls ou chœurs acérés rehaussent encore l’ensemble. D’emblée on se dit que cela doit tuer grave en live et que les invitations aux mosh pits et headbanging ne peuvent rester lettres mortes devant tant de contagion. Inévitablement, après avoir produit et réussi son effet d’entame, on pourrait s’attendre à ce que nos cinq lascars continuent à surfer sur la même veine saignante en proposant leur alchimie sur boostée jusqu’à plus soif.

Que nenni Messires ! « Primal Age » aura le bon gout et l’expérience pour nous proposer des ilots de répits tout au long de son offrande destructrice. Le « tout au taquet » ayant au final ses  propres limites d’agréments, un évanescent « Symphony Of Dreams » en égrainé ambiant, une intro développée et martiale sur un sublime « What Makes Us Submit Ourselves” se muant plus après en véritables orgues de Staline, un lancinant postcore progressif instrumental « The Dead Shell », seront autant de plages judicieusement placées et étalonnées. L’effet de ressac entre lourdeurs, intensités, brutalités, sera maitrisé avec tact et talent, relançant continuellement la sauce épicée sans jamais nous faire basculer dans la saturation. Un exercice qui n’est pourtant pas si aisé dans un HXC se complaisant souvent dans un jusqu’auboutisme de frénésie véritable marque de fabrique. Charpenté et osseux, envoyant méchamment l’avoine, rageur et racé, cet opus abouti ne s’égarera jamais dans les couloirs du temps à l’exemple d’un « Nothing to Lose », véritable ogive nucléaire qui s’affirmera pour votre reviewer comme un viscéral Highlight.

Mon petit bémol d’usage viendra malgré tout d’un soupçon de linéarité naissant sur la fin d’un engrenage paraissant s’essouffler sur le dernier tiers avec une doublette « Hands Of Hope » et « Eternal Struggle » me laissant plus expectatif. On semble avec ces deux titres se diriger et basculer vers un terrain plus conventionnel et déjà tellement sillonné… Que le Cover des ricains de floride « Morning Again », « Dictation Of Beauty » (sorti en 1998 sur « As Tradition Dies Slowly » avant que le combo ne splitte en 1999), viendra en clôture à juste escient pour couper court à toute polémique naissante. Sans concessions, sans rémissions, une belle obole qui satisfera tous les adeptes de genre et prouvant que les « François » n’ont besoin de rien n’y personne pour exprimer de manière éclatante et exporter le talent du terroir. Pas révolutionnaire à trancher des têtes, certes, mais les méandres temporels n’en n’ont pas fait tomber depuis un bon bout de temps…

 Myspace : http://www.myspace.com/primalage

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