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Pleasureagony – Pleasureagony

Le 15 juillet 2018 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • Andy : guitares
  • Dennis : basse
  • Ramiro : guitares
  • Thommy : batterie
  • Valentin : Chant

Style:

Thrash Metal

Date de sortie:

26 Octobre 2017

Label:

Fastball Music

Note du SoilChroniqueur (Quantum) : 6/10

Élémentaire mon cher Watson, nous sommes des détectives de la musique. Chaque esquisse de chronique nous confère un besoin immuable de chercher à qui nous avons affaire. Nous nous transformons souvent en limier, les Saint-Hubert du Metal comme j’aime à nous appeler car nous sommes capable de dénicher des informations toutes plus saugrenues les unes que les autres… Souvent, d’ailleurs, nous passons plus de temps à pêcher quelques indications sur les groupes eux-mêmes que sur leur musique ! Dans le cas de Pleasureagony, c’est typiquement ce qu’il s’est produit. Et crois moi, toi qui me lis, pour trouver qui est Pleasureagony, il aura fallu chercher. En effet, pour la première fois depuis que je fais des chroniques, j’ai dû farfouiller dans les méandres d’Internet pour trouver ne serait-ce qu’une biographie du groupe ! Et mon dictionnaire français-allemand n’a pas été de trop !

A la question « qui sont Pleasureagony? », réponse il n’y a point. C’est le mystère. Pas de Facebook, pas de Bandcamp, pas de Myspace, rien. Pas non plus de référencements dans les différentes encyclopédies metal ! Bon sang, mais qui sont-ils ces mecs-là ??? Même les seigneurs des répertoires metal (et nos concurrents que j’embrasse !) Spirit of Metal ne les connaissent pas ! A peine pourrions-nous deviner qu’ils sont germanophones vu qu’il n’y a que des sites allemands (à peine cinq ou six) qui parlent d’eux… Diantre… Serais-je en présence d’un groupe fantôme, d’un poltergeist metallien ou d’un Nick-quasi-sans-tête musical ? Pourtant le CD existe, il est bien entre mes mains devenues moites d’angoisse. Il s’appelle… Pleasureagony, d’ailleurs ; il y a bien un CD, une jaquette et un petit flyer qui me laisse pantois. En effet, il y a une splendide photo… d’une chiotte avec du vomi. Je dois le prendre comment, messieurs ? Que votre opus est à gerber ? Eh bien nous allons voir cela ! Schnell !

Bon, d’abord la jaquette. On y trouve plein de photos de décors avec des bâtiments délabrés, une carcasse de voiture rongée par la rouille, les pneus béants, des petits objets détruits par le temps. Cela me fait penser à Tchernobyl un peu… Dans cet esprit d’abandon, de destruction. D’où ma première interrogation : quel rapport avec un « plaisir de souffrance » ? Mode Yann Moix activé ! Tout est en noir et blanc, hormis la fameuse photo d’un WC tapissé de vomi, donc dois-je trouver une raison à cela ? En fait, non j’en ai pas envie. Mais je suis intrigué par les choix de ces photos-là, sans déceler si ma surprise est positive ou négative. La musique m’en dira probablement un peu plus.

Alors, ce qu’on peut dire dans un premier temps c’est que l’on a un album de Thrash Metal. Il y a treize morceaux, avec une introduction faite de sirènes (tiens, Tchernobyl…) et rapidement les choses sérieuses commencent. Je dis « sérieuses » car le couvert est posé, on ne va pas être confronté à des enfants de chœur ! Les morceaux sont typiques du Thrash Metal avec une touche de violence en plus. Pas brutalité : de violence ! Ce n’est pas la même chose, puisque Pleasureagony a une violence non pas dans la construction de ses riffs mais dans son rendement. Les guitares ont un son bien agressif, de même que la basse. Les compositions sont toutes bien fabriquées, il y a beaucoup de cohérence même si les riffs sont un peu trop répétitifs à mon gout. Les morceaux sont souvent composés comme « couplet 1, refrain 1, couplet 1, refrain 1, couplet 2, refrain 1 » donc pas vraiment de travail de recherche. Un peu comme « le riff est trop bien, on va le faire tourner en boucle sur quatre minutes ! » Donc un peu dommage, mais dans l’ensemble c’est plutôt sympathique à écouter.

Les seuls points négatifs sont les suivants : la batterie et le chant. Ce que je reproche à la batterie, c’est son mastering : on a l’impression que le son est brut, qu’il n’y a aucun travail dessus alors que les cordes en ont un. Donc la batterie sort non seulement du lot mais aussi du champ sonore et casse la dynamique. C’est dommage, d’autant que le choix des cymbales et de la caisse claire ne me donnent pas une sensation de bons choix en terme de son. Il y avait largement mieux à faire… Le chant, quant à lui, me fait penser à un débutant. Les screams sont tantôt bien poussés, tantôt mal contrôlés. Comme un débutant (et je sais que nous, chanteurs, nous l’avons été) qui hurle dans son micro à s’en arracher la peau du palais et de la glotte. Résultat : il sonne faux. Quelques cours de scream et de souffle seraient les bienvenus, monsieur le frontman…

Pour les paroles, je n’ai pas pu toutes les étudier car le caractère d’écriture mélangé aux photos de fond les rendent majoritairement illisibles. Dommage…

Pour en terminer cette chronique, je dirais que le CD vaut le coup d’être écouté d’une part pour la musique qui n’est pas déplaisante hormis quelques points importants à améliorer comme le chant et la batterie et une jaquette plus que moyenne, mais surtout pour ce mystère qui plane autour du groupe de Stuttgart, qui existe depuis 2011, ce dernier semblant avoir soit disparu des écrans radars de la musique metal, soit n’être tout simplement jamais sorti de l’ombre encore et ne va pas tarder à faire parler de lui quand on ne s’y attendra pas. En tout cas, si le groupe sortait de son hibernation un beau jour, il va de soi qu’il y aurait beaucoup à améliorer avec des bases tout à fait intéressantes.

Tracklist :

01. Aged to Perfection
02. Face the Mask
03. Nerves like Strings
04. Clash with Truth and Lies
05. (The Living) envy the Dead
06. Prelude
07. Desaster
08. Nerver-ending
09. It’s in my Nature (but I don’t give a…)
10. Walk beside me
11. Let it flow
12. When all is tried
13. Did him a Favor

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