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Opeth – Heritage

Le 27 novembre 2011 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


Mikael Åkerfeldt : guitare, chants
Martin Mendez : basse
Martin Axenrot : drums
Fredrik Åkesson : guitare
Joakim Svalberg : Claviers

Style:

Prog/Rock

Date de sortie:

20 Septembre 2011

Label:

Roadrunner

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 9 / 10

 

Du Death/Prog au Prog…Rock.

Opeth est une entité majestueuse et unique, indéniablement. En plus de vingt années d’existence et moitié moins d’albums au compteur, le combo du Mikael Akerfeldt ayant succédé au membre fondateur David Isberg a dès sa genèse su se démarquer de la masse et se tracer une voie royale. Un cheminement sans à coups ou révolutions, une juste évolution dans une mutation du plaisir aboutissant au bout de deux décennies à cet « Heritage » dont pléthores de combos prétendront dans un proche avenir en être légataires, légitimes,… Ou plus modestement, inspirés. Dire que cette sortie des suédois était attendue et surveillée par toute la planète Metal comme l’arrière train rebondi d’une bimbo cloitrée dans un monastère au milieu de moines vérolés tiendra donc du doux euphémisme. En cette triste rentrée économique et politique d’un an de disgrâce 2011 où les déboires en tous genres écrasent la masse des mondialistes lambdas, heureux qui comme Roadrunner Records peut se targuer de nous offrir presque concomitamment à cette offrande scandinave, les nouveaux Machine Head, Dream Theater ou autres Megadeth !

Et dès le visuel d’un artwork cover nous remémorant le style des seventies et ses Led Zeppelin, Jethro Tull et autres Moody Blues, l’attention est captée et la curiosité plus encore titillée. Là où l’on serait attendu à se retrouver devant le somptueux Yggdrasil de la mythologie scandinave ayant engendré les Niflheim, Midgard et Asgard, se trouve représenté…un pommier ! Fruit de discorde, fruit défendu, peu importera. La vox populi, dans un paysage naturel serein et enchanteur de quiétude, en parait toute curieuse et particulièrement intéressée par les pommes représentant les têtes des membres du combo. Et ce en dépit des cranes jonchant le sol au pied d’un arbre magnifient certes, mais masquant des racines en feu et bouillonnantes. Vestiges d’une naissance dans les méandres d’un Death Metal originel en fusion ou pas, tout à chacun aura le loisir d’en définir les symboliques réelles à l’instar du château (ville ? ) en feu en arrière plan et de l’astre de vie et de lumière rayonnant.

Musicalement, car c’est avant tout ce qui nous intéresse, l’évolution d’Opeth se poursuit…inexorablement. Du Death au Metal mélancolique, nos troublions en arrivent quasiment dorénavant à un Rock Prog empreint de l’old school des seventies mâtiné de psychédélisme parcimonieux. Acide et corrosif néanmoins, cet « Heritage » délove viscéralement cette transhumance au travers de maelström émotionnel qui plaira aux mélomanes admiratifs, mais sera source de polémiques quant à leurs opposés sarcastiques. L’immobilisme et la stagnation dans les carcans sclérosés des stylistiques Metal n’ont jamais été de mise pour Opeth qui avec cette nouvelle œuvre ajoute –encore une fois- une pierre sublime à son œuvre/édifice magistral. A rompre avec son label génétique établi, cette offrande du sieur Akerfeldt désarçonnera certainement une multitude des fans historiques par cette nouvelle orientation musicale en l’étiquetant comme opus à part dans la discographie du combo.

Plus calme, plus apaisé, moins violent, cet album se dévoilera plus dans une veine à la « Damnation » de 2003 (d’ailleurs déjà produit par Steven Wilson), que dans le sillon du divin « Blackwater Park ». Notez d’ailleurs en exemple unique que le chant du sieur Mikael s’affichera ici uniquement en clair et à l’antithèse de celui dévoyé au Bloodbath parallèle du Martin Axenrot. Exploration musicale, inattendu, surprenant, l’ « Opeth traditionnel » n’est présent que rarement par intermittence dans un opus sidérant par la richesse des compositions proposées ou subtilités et ressacs habituels d’intensité se partagent la scène. « Heritage » offre une dimension parallèle et nouvelle ou le mélotron se réaccorde à chaque track délivrée tel un kaléidoscope incandescent de diversité. Faisons fi du titre par titre tant les magies opposées d’un « Slither » ou d’un « I Feel The Dark » n’argueront pas des mêmes alchimies quoiqu’affichant au final un même résultat d’agrément. Opeth donne dans le sublime, et les deux fresques de plus de huit minutes seront à mon sens de purs highlights. Le « Folklore » est de mise, certes ; mais que dire de cette faramineuse « Famine » à l’entame « roots », au piano floydien, au chant sensitif suave et chaud, avant l’arrivée insidieuse d’une guitare lançant les hostilités… On en frissonne d’extase, tout simplement ! Et cela jusqu’à l’évanescent « Marrow Of The Earth » de clôture dans la lignée de l’éponyme d’intro à l’album nous signifiant que la boucle est fermée.

Dream Theater s’énerve, Opeth s’apaise…On vit une drôle d’époque …Formidable !

Nota Bene : Le claviste Pier Wiberg a depuis lors été remplacé par Joakim Svalberg.

 

 

Site Officiel : http://www.opeth.com/home/
Myspace : http://www.myspace.com/opeth
Facebook : http://www.facebook.com/Opeth

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