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Nothnegal – Decadence

Le 17 janvier 2012 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


Marco Sneck : Claviers
Kevin Talley : Batterie
Hilarl : Guitare
Hamad : Basse
Fufu : Guitare , chant

Style:

Metal mélodique

Date de sortie:

20 Janvier 2012

Label:

Season Of Mist

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 08 / 10

En cette période ou le froid de l’hiver semble enfin s’être décidé à venir saisir nos contrées et nous faire ressortir mitaines et bonnets en laines affichant ainsi notre groupe métalleux préféré, la chaleur et l’exotisme de l’océan indien nous font un clin d’œil inspiré et narquois. Alors que les bobos friqués vont bientôt partir s’entasser sur les pentes enneigées devant des tires fesses saturés, d’autres moins chanceux aux poches vides et éculées auront tout le loisir de se réchauffer avec un Nothnegal originaire de Malé (Iles Maldives). En guise de réalité d’un feu de cheminée dans un chalet savoyard, vous vous contenterez ainsi d’imaginer la chaleur des eaux azurées et le dépaysement total. Quand les cigales surfent dans les alpages blanchis, les fourmis le font en voyageant par procuration, histoire de briser les froideurs ambiantes et économiques du moment. A chacun ses lots de consolations donc, et les adeptes de notre Planète Metal auront au moins dans ceux-ci le loisir et la chance de se réchauffer en découvrant ce premier opus succédant à un prometteur Ep 4 titres en 2009, « Antidote Of Realism ».

Cette inaugurale démo au fil rouge conducteur plutôt Death avait eu la chance d’être toute à la fois mixée par le finlandais Anssi Kippo ayant œuvré entre autres pour des Children Of Bodom et Norther d’une part. Et de l’autre de dévoiler une mélodicité encore assez brute de décoffrage, mais hautement saisissante néanmoins à l’image du titre « Web Of Deceit » s’ancrant de manière indélébile en vos petits neurones. Ne restait donc pour les deux autochtones des Maldives et ex Mortuary, les guitaristes Hilarl et Fufu, qu’à finaliser définitivement un line up costaud en accueillant le batteur américain Kevin Talley (Daath, Dying Fetus, Misery Index) et le claviste finlandais Marco Sneck des Kalmah et Poisonblack. A la clef, cette genèse accouchera d’un Metal mélodique et symphonique incorporant toute à la fois la puissance du Death, un chant parfois nimbé de Black, une trame Thrash, et des soupçons de Prog et d’Indus. Notez que rajouter même un petit coté Dark teuton à la Agathodaimon ou des ombres Corpses painted du Chthonic de Taiwan ne serait pas usurpé non plus, c’est dire que le Metal de Nothnegal est contemporain et universel plus que sclérosé dans des carcans stylistiques.

En quarante minutes et huit titres nos cinq métaleux de Malé, (capitale des Maldives jumelée avec la capitale du Tamalou africain, Jébobola !), risquent à mon sens de déclencher un bon petit buzz, relatif certes, mais amplement mérité. Car entre le trident de brulots d’entame frénétiques et syncopés que sont « Salvation » et « Claymore », suivi de leur satellite, l’épileptique mystique emphatique « Janus », et une tracklist se délovant conquérante et sans temps morts… On capitulera aisément et sera vite séduit ! Nothnegal possède en effet une capacité indiscutable à délivrer des plages immédiatement assimilables, juste alchimie entre puissance carénée et esthétisme de mélodies marquantes. Nous n’avions pas encore cité le Doom comme sous style, mais celui-ci pourrait aussi l’être en filigrane de cette ombre mélancolique, triste et froide régnant par intermittence comme sur l’intro développée de « Janus » par exemple. Ajoutez et rehaussez le maelstrom de nappages délétères des claviers souvent utilisés par touches plutôt qu’en réelles lignes organiques, des Leads insidieuses en constantes luttes fratricides avec celles des rythmiques pour remporter le leadership de l’omniprésence. Et diverses subtilités et semi surprises dans le dernier tiers de la galette tel l’elliptique syncopé R.A.D.A.R .ou les deux derniers titres en clôture assénés en chant clair, ce qui donnera d’ailleurs à ce final  un aspect assez Cold wave des eighties. « Decadence » se terminera ainsi sur deux doses moins corrosives et nous poussant à se demander si cette voie est expérimentale ou en devenir pour Nothnegal.

L’avenir nous le dira, indéniablement ; car on ne peut imaginer qu’une première offrande si intéressante, -quoique néanmoins non révolutionnaire je le concède-, ne soit suivie d’autres tant le potentiel et la maturité sont réels et présents. Les tournées européennes 2010 avec des Finntroll et autres Rotting Christ ont permis à une scène nombreuse et diversifiée de découvrir ce Metal du bout du monde qui l’est plus géographiquement qu’intrinsèquement. Ceci d’ailleurs sera à mon sens le seul bémol concernant cet album, dont on aurait pu attendre plus d’exotisme vu sa provenance…Gageons cependant que Nothnegal n’aura dès lors aucuns soucis pour fidéliser un public et auditoire conséquent qui profitera en outre dorénavant d’un label ayant eu le nez et la bonne idée de les signer, Season of Mist. La réalité froide et dispendieuse des sports d’hiver pour faire « In » et s’afficher dans la caste des cigales… Ou le chaud voyage virtuel de la fourmi sifflant et chantant en travaillant ? Notre planète Metal est une source incommensurable de plaisirs et rêves, ce qui ne s’avérera pas du luxe en ce début d’année de –Dis- grâce…

 

Tracklist :

1. Salvation
2. Claymore
3. Janus
4. Decadence
5. Armageddon
6. R.A.D.A.R.
7. Sins of Our Creations
8. Singularity

 

Site Officiel :
Myspace : http://www.myspace.com/nothnegal

Trailer officiel :

 

 

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