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Line-up sur cet Album


Frédéric Modine : chants, guitare
Romain Dupont : guitare
Clément Bourmaud : basse
Romain Blusseau : batterie

Style:

Death original et théâtral

Date de sortie:

21 avril 2011

Label:

Non-signé

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8/10

 

Nocturn Deambulation parait aimer les fausses pistes. Le nom fait penser à un groupe de Black, sur Metal Archives, il est désigné comme un groupe de Death et la pochette de l’album « The Grand Opening » ne semble se rapprocher ni d’un style, ni de l’autre. Après une première démo sortie en 2008, le groupe mené par Frédéric Modine sort donc son premier album, en auto-production. Et s’il se présente sous la forme d’un CD-R, celui-ci reste vraiment bien fait. Seule la couleur verte de la face gravée du CD nous renseigne sur sa nature. L’autre côté, très pro et complété par l’artwork, représente un rouage, que j’enfile donc dans ma chaîne.

Celui-ci commence à tourner et engendre l’engrenage de l’intro « Waltz of Men in White », qui se révèle être une sorte de gigantesque boite à musique qui, petit à petit, prend de l’ampleur jusqu’à verser dans le Metal lors de l’apparition de la guitare électrique, sur la fin. « The Grand Opening » peut commencer et c’est enfin le moment où je peux tenter de mettre un nom sur le style joué.
Presque.

« The New Attraction » commence ainsi comme du Death assez classique, pas ultra rapide, ni ultra démonstratif, avec quelques détails qui empêchent le déjà-vu et un bon grunt bien foutu, varié, qui verse parfois dans le scream et à d’autres moments, dans le clair dont le timbre rappelle celle de Manuel Munoz de The Old Dead Tree, en moins variée, mais aussi moins présente. Celle-ci, si elle peut encore être un brin améliorée s’en sort avec les honneurs.
Au moment où l’on croit cerner le style, le groupe change, se pose et nous gratifie de passages beaucoup plus lourds, impressionnants, théâtraux. A ces moments, récurrents dans la musique du groupe, on a réellement l’impression d’assister à une représentation, et on se rend alors compte du rapport entre la pochette de l’album et la musique. « The Grand Opening » est un véritable spectacle auditif. La majeure partie des morceaux fonctionne ainsi, une alternance de passages Death, et d’autres plus symphoniques, sans caricature, toutefois. Malgré la sensation de répétitivité que pourrait engendrer le choix de ces mêmes alternances, celle-cine se ressent pas à l’écoute du CD. On a en fait plus l’impression d’un concept-album, où chaque titre s’imbrique dans le suivant. Le groupe gagne d’ailleurs en intensité au fil des morceaux. Et de plus en plus, l’univers du cirque semble présent, un univers apparaissant comme inquiétant, déformé, cauchemardesque, comme si l’on n’assistait pas vraiment à un cirque, mais à sa représentation dans la tête d’un malade mental (« Second Breath »), loin de la nostalgie qu’inspirent les photos de la pochette – dont certaines sont magnifiques. Chaque interlude au piano (« The Schizophrenia Coroner » et « Tears of Old Tree ») fait repartir le groupe de plus belle et l’on se rapproche alors presque d’un Black Sympho sur « Second Breath » et « Watchmaker’s Cogs ».

Un album qui surprend et qui doit être assimilé avant de pouvoir être apprécié. Les structures sont complexes, sans hermétisme et si certaines transitions peuvent paraître brusques, elles prennent tout leur sens au fil des morceaux. Au bout de quelques écoutes, elles apparaissent même comme naturelles.

Malgré tout, cet album possède un défaut, compréhensible, mais lui empêchant d’atteindre le sommet. C’est ce concept des morceaux se confondant en un seul qui pose ce défaut : la production. Rien de catastrophique, je vous rassure, mais le blanc d’une demi-seconde laissé entre deux morceaux fait un peu retomber la pression, cela se voit très bien entre l’intro et le deuxième titre. Ce manque de moyens se ressent aussi sur certains soli (« Thud ») et, surtout, avec une prod’ béton, les passages lourds paraîtraient encore plus pachidermiques. Si le groupe ressort le CD après avoir signé, ce que je leur souhaite, certains de ces quelques défauts pourraient être modifiés.

Voilà quand même un très bon premier album, duquel ne ressort aucune faute technique de la part des membres et auquel il ne manque que des détails « financiers ». Nocturn Deambulation, un groupe très prometteur, à découvrir.

 

Site Officiel : www.nocturndeambulation.1s.fr

MySpace : http://www.myspace.com/nocturndeambulation

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