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Nickelback – Here And Now

Le 24 décembre 2011 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


Chad Kroeger : lead vocals/guitars
Ryan Peake : guitars/backing vocals
Mike Kroeger : bass
Daniel Adair : drums

Style:

Rock/Hard/Pop

Date de sortie:

21 Novembre 2011

Label:

RoadRunner Records

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 08/10

Chad Kroeger est une icone charismatique ne vous en déplaise. Il y a du Kurt Cobain, du Mike Hutchinson, du Jim Morrison dans ce mec, et même si personnellement je le définirais comme un hybride entre Jesus sur la croix et Nicolas Cage, libre à vous de lui accoler les étiquettes comparatives que vous souhaitez ou qui vous viennent à l’esprit. Nickelback et son mentor me font penser à leur compagnons d’écurie chez RoadRunner Records, les Alter Bridge de Myles Kennedy aussi bien dans leur traçabilité, leur musicalité ou encore leurs visuels. Le groupe de Vancouver qui comme le bon vin arrive à maturité avec sa quinzaine d’années d’existence et moitié moins d’album au compteur n’est plus à présenter. La notoriété du combo s’est affirmée d’elle-même et surtout depuis un « How You Remind Me » extrait du « Silver Side Up » de 2002 au carton planétaire. Certains les ont étiqueté « Metal Alternatif » dans cette satanée et propension actuelle à toujours vouloir catégoriser et affirmer de nouvelles castes et classifications, alors proclamons le haut et fort : Nickelback est un groupe Rock/Pop, voir Rock/hard mélodique, point barre !

Car la bande de Chad, à l’exemple d’un Spiderman traçant sa voie en lâchant sa toile sans se soucier des bouffons verts et autres vilains, navigue sans soucis métaphysiques quant au qu’en dira t’on. Des albums se vendant inexorablement par palettes, grammy, radios universellement trustées, Nickelback est le genre de combo si rentable qu’il peut se permettre de se faire plaisir à asséner sa musicalité sans avoir à la faire évoluer fonction des courants mercantiles et temporaires d’une planète Metal où il évolue à ses aises et envies, et surtout hors courants et sentiers battus. Le quatuor assène et développe ainsi son gros son chaud et grassouillet, empreint de suavité et mélodicité accrocheuse à souhait vous ancrant immédiatement dans vos neurones retournés des refrains et lignes mélodiques simples, certes ; mais diaboliquement et fichtrement efficaces. Nos beaux gosses de cousins canadiens ont en effet une parfaite maitrise à concocter, ciseler et maitriser des tracklists à la dualité d’effets opposés que sont les absences de prétention d’une part, et la communion auditive de l’autre. Impossible de rester de marbre et ne pas se surprendre à taper du pied, siffloter, ou reprendre un refrain à tue tête de la bande du Sieur Kroeger tant celle-ci sait vous donner envie de vous bouger par des titres toujours concis mais saisissants.

Enregistré au Warehouse Studio de Vancouver, produit par le combo et Joey Moi et mixé par Randy Staub, l’enrobage sonore plus que de ne souffrir d’aucune faiblesse, est véritablement sur mesure pour la musicalité du combo. Cette dernière envoie dans le bon riff pêchu d’emblée avec un typique Hard Rock mélodique Us, que voulez vous, en cette période de crise planétaire, inévitablement cela ne pouvait qu’arriver : « This Means War » ! Syncopé, empli de gouaille et rage martiale, groovy et catchy, cette track conquiert d’emblée en forçant le respect et l’agrément inaugural qu’affirmera son satellite immédiat « Bottoms Up » sur un tempo moins soutenu cependant. Les guitares plus qu’épaisses se font velues et saillantes quant dans le même temps les lignes vocales assénées vous perforent et vous donnent viscéralement envie de pousser vous aussi des beuglantes énergiques. Caller en outre un bon gros break des familles par ci, puis un solo qui déchire par là, et la recette en deux coups de cuillères à pots vous aura séduit. La doublette suivante « Midnight Queen », « Gotta Get Me Some » vous mettra sous le joug elle aussi avec les mêmes ingrédients dévolus, soit. Mais entre temps, le combo ne restera pas dans la facilité et parviendra aisément à vous surprendre avec un hymnique « When We Stand Together » aux chœurs et harmonies omniprésents.

La petite sucrerie de semi ballade « Lullaby », -qui sera dénoncée comme mièvrerie par les « énervés »-, avec ses trois petites notes de piano et son format à la Jon Bon Jovi à tout du hit potentiel en devenir, et devrait voir des myriades de pucelles en rut succombées à des tourtereaux mal intentionnés. Un peu de finesse dans un monde de brutes ne fait pas de mal en ces périodes troubles, non ? La tracklist se déroulera ensuite en roue libre hautement conquérante en imbriquant titres plus couillus à la « Kiss It Goodbye », plages plus alternatives et apaisées sur des tempos middle, ou essai quasi Pop dans l’âme tel un « Trying Not To Love You » véritablement gentillet. Et au final, pas la peine d’afficher un sophisme à n’en plus finir pour vanter ou dénigrer ce « Here And Now » tant il reflète la musicalité des Chad’s Brothers. Immédiatement assimilable, simple mais pas simpliste, naïf (pas dans le sens péjoratif du terme) et grand public, sain et pas malsain, à déguster comme un produit de consommation car à l’antithèse de la galette mettant des lustres à se dévoiler, cet opus s’adresse -comme le combo d’ailleurs- a un auditoire non autarcique des carcans dogmatiques de la scène Metal. Mélomane, mélophile, musicophile, ou musicomane… Peu importera au final, Nickelback les fera sortir de l’ombre !

Myspace : http://www.myspace.com/nickelback
Site Officiel : http://www.nickelback.com/

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