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Nachtmystium – Silencing machine

Le 16 août 2012 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Blake Judd – Guitares, chant, claviers
Andrew Markuszewski – Guitares, chant
Will Lindsay – Basse
Sanford Parker – Claviers, programmations
Charlie Fell – Batterie

Style:

Black Metal

Date de sortie:

30 juillet 2012

Label:

Century Media

Note du Soilchroniqueur (Metalfreak) : 8/10

Décidément, Nachtmystium n’en finit plus de surprendre ses auditeurs en les prenant régulièrement à contre-pied à quasiment chaque sortie d’album.
Déjà quand ils innovent en nous collant du psychédélisme ou de l’industriel un peu partout sur les deux volets de « Black meddle ». Si les innovations sur le premier volet « Assassins » ont eu l’effet escompté grâce à l’originalité de certains titres, notamment le solo de saxo sur un titre, « Addicts » apparaissait plus pompeux et limite plus chiant à écouter… la faute à un son trop propre peut être.

On se demandait donc ce qu’il allait advenir d’un nouvel effort du groupe.
Allaient-ils nous proposer du black musette, du psyché doom à tendance speed ou une sélection de ballades jazz grind ?
Les paris étaient ouverts.

Et là où ils nous scotchent à nouveau, c’est en nous proposant un black beaucoup plus simpliste et complètement épuré.
Au niveau de la pochette déjà, le squelette d’un homme visiblement au bout de sa route, signée Rebecca Clegg, donne déjà une sensation plus simpliste de la recherche tant visuelle que musicale du groupe.
Retour aux sources ? On dira plutôt un retour à l’essence même du groupe.
Exit les expérimentations qui prenaient pas mal le temps et la tête des membres de Nachtmystium, retour à la simplicité, à l’impulsivité là où les deux albums de « Black meddle » offraient un côté plus cérébral de l’univers des cinq américains.

Inutile de chercher une quelconque suite logique entre « Addicts » et « Silencing machine », il n’y en a aucun. Nachtmystium aurait sorti cet album sous un autre nom qu’on n’aurait rien vu…
En attendant, pour l’album en lui-même, on a donc droit à un black metal bien épuré, avec malgré tout quelques arrangements et un clavier omniprésent mais relativement discret et surtout pas pompeux. Et c’est tant mieux.
En onze titres pour soixante-sept minutes, « Silencing machine » propose des titres longs, voire très longs oscillant entre 4 et 8 minutes avec une majorité – neuf sur onze – au-delà des cinq minutes.
Les tempi sont souvent variés, oscillant entre une speederie épileptique (« Dawn over the ruins of Jerusalem », la première partie de « Silencing machine », « I wait in Hell », « Reduced to ashes ») et des mid tempi plus traditionnels comme le lourd « Give me the grave », l’excellent « Borrowed hope and broken dreams », le plus épique « These room in which we weep » à l’âme très Bathory époque « Blood fire death », ou un « And I control you » oscillant entre l’ambiant et le black low tempo.

L’album débute par sa traditionnelle intro, dix secondes inquiétantes proche de l’industriel avant de démarrer dans une rythmique très rapide et dont le tempo ne variera que très peu tout au long des quatre minutes du morceau.
Directement enchaîné, « Silencing machine » continue sa dévastation et reste ancré dans son tabassage en règle pendant toutes les six minutes où seul un break vient calmer le tout dans le dernier tiers du titre.
« And I control you » se veut calme, limite ambiant, avec malgré tout des riffs de gratte acérés et la voix black toujour aussi torturée de Blake Judd.
Les huit minutes de fureur maîtrisée de « The lepers of destitution », très Bathory / Immortal, remontrent un Nachtmystium à nouveau dans un côté plus épique et quelques succinctes accélérations vicieuses.
« Decimation, annihilation », lui, montre un côté plus rock’n’roll, sur une rythmique plus axée sur la basse, comme celles qu’on a pu entendre sur « The winds of mayhem » sur l’album « The return » de… Bathory.

Album saturé, instinctif, brillant !
Un nouveau Nachtmystium pour le moins intéressant sous sa nouvelle facette classique, en aucun cas linéaire mais recherchant à nouveau le son cru du black metal des origines.

Bel ouvrage !

Tracklist :

01 Dawn over the ruins of Jerusalem
02 Silencing machine
03 And I control you
04 The lepers of destitution
05 Borrowed hope of broken wings
06 I wait in Hell
07 Decimation, annihilation
08 Reduced to ashes
09 Give me the grave
10 These rooms in which we sleep
11 Ashes to ashes (bonus)

Facebook : http://www.facebook.com/OfficialNachtmystium
Myspace : http://www.myspace.com/nachtmystium
Twitter : http://twitter.com/nachtmystium

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