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Monuments – The Amanuensis

Le 3 août 2014 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Christopher Barreto : Chant / Mike Malyan : Batterie / John Browne : Guitare, Basse, Programing /Olly Steele : Guitare.

Style:

Djent / Progressif

Date de sortie:

23 juin 2014

Label:

Century Media Records

Note de la SoilChroniqueuse (Bloodybarbie) : 8/10


Deux ans après la sortie du grandiose Gnosis, un premier album qui avait d’ores et déjà connu un succès dans son genre en 2012, Monuments devait s’exciter et s’impatienter de nous donner une deuxième vague de plaisir. De jeunes anglais débordants de créativité qui nous livrent encore une fois un monument qui vaut la peine d’être visité. Ils le nommèrent The Amanuensis.
Allons scruter les confins de cette musique, parce que j’avoue que l’artwork n’est pas aussi attrayant et coloré que le précédent, bien que fort intriguant. D’ailleurs, si vous jetez un coup d’œil aux titres, vous verrez cet aspect ésotérique et spirituel se dégager. Et effectivement, le contenu des textes et leur symbolique ont été intelligemment travaillés. Je ne vous gâcherais pas la surprise, vous trouverez tous les détails et explications dans leur interview. Je me contenterais de vous parler musique !

Ingrédients de base : 2 Grattes 7 cordes sous-accordées, 1 basse 7 cordes, un métronome (batteur), deux cordes vocales et on fait péter les amplis… Mais le plus important, comme pour tout groupe de Djent qui se respecte, c’est d’avoir du talent et de la technicité ! Une chose est sûre, on ne peut pas leur reprocher le contraire.
En écoutant cet album plusieurs fois, j’ai l’impression de le redécouvrir et me poser à chaque fois la même question: “c’est bien cette même playlist que j’ai lancé l’autre fois ?”. Comme s’il était… magique, et ça, c’est l’effet d’un bon produit Djent.
En tout cas, je ne suis pas prête d’enregistrer ses mélodies dans mon propre disque dur interne, même après une dizaine d’écoutes. On va dire que c’est une méthode de cryptage efficace anti-reproduction.
Il y a eu quelques changements par rapport au premier opus, puisque c’est Christopher Barreto (ex chanteur de Periphery) qui reprend le micro. Et que le lead guitariste John Browne quitte son Ibanez pour une EMG, toujours en gardant un jeu aussi énorme et technique. C’est ça d’avoir un bon doigté et savoir parler aux objets de sexe féminin !
A ma grande surprise, « I, The Creator » débute avec un chant clair tout doux et léger qui change du registre vocal de Neema… mais ça n’aura duré que quelques secondes avant qu’il nous expose ses screams puissants, en alternant les deux en la compagnie des chœurs.

Les morceaux de cet opus sont ingénieusement bien ficelés et consolidés comme le serait un tapis de soie. Un patchwork musical groovy alternant entre gros sons agressifs et des passages plus posés. Les deux grattes sont en parfaite harmonie avec une basse tabasse et qui a même le droit à son show sur certains ponts. On découvre un côté schizo de Barreto, qui nous fait parfois des screams bien qu’il a l’air de préférer son chant clair spécial, un peu pop/funk différemment de ses habitudes dans Periphery, sans pour autant être désagréable.
« Atlas » me laissa perplexe, un titre mal cousu à mon goût, entre un chant et des refrains un peu funk, qui masquent les sublimes jeux de guitares, trop en retraits, nécessitant une oreille très attentive pour les sauver de la noyade.
Barreto lâche définitivement tout ce qu’il a de grave de ses cordes vocales pour nous cracher des growls bien gras dans « I, The Destroyer« , sauf que le chant clair reprend vite le dessus, ce qui est dommage !
Dans « Saga City » des tappings incessants et hypnotiques de « Jinn » qui envoient du lourd et qui nous quittent avec une outro acoustique distordue et volatile.
Tout ça pour que l’album se clôture avec « Samsara« , un morceau ultra lent n’ayant aucun intérêt mélodique, avec un fond atmosphérique et quelques chœurs, et je prédis qu’au bout d’une minute vous arrêterez le lecteur. Un opus avec un très bon prod et un excellent son, dans la suite de l’évolution du groupe, aussi bon que Agnosis mais en différent, avec un usage un peu abusif du chant clair. Ça aurait mérité plus de screams/growls pour mieux coller aux riffs agressifs.
A ce rythme d’évolution, on peut espérer que Monuments pourra être classé patrimoine mondial d’un monde qui s’appelle le Djent. Un groupe à suivre de près et qui ne semble pas prêt d’arrêter de nous surprendre.

 

Tracklist :
1. I, the Creator
2. Origin of Escape
3. Atlas
4. Horcrux
5. Garden of Sankhara
6. The Alchemist
7. Quasimodo
8. Saga City
9. Jinn
10. I, the Destroyer
11. Samsara

 

Site officiel : http://thisismonuments.com/
Myspace : https://myspace.com/thisismonuments
Facebook : https://www.facebook.com/thisismonuments

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