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Mekong Delta – In a mirror darkly

Le 14 avril 2014 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


  • Martin LeMar : chant
  • Ralf Hubert : basse
  • Erik Adam H. Grösch : Guitares
  • Alex Landenburg : batterie

Style:

Thrash metal progressif et technique

Date de sortie:

28 avril 2014

Label:

Steamhammer / SPV

Note du Soilchroniqueur (MetalFreak):7,5/10

 

 

Dans le genre compositeurs de mosaïques musicales incorporant tant du jazz que du classique dans leur thrash metal, les Mekong Delta n’ont pas beaucoup d’équivalents.
Seuls Watchtower avaient réussi en leur temps, à nous perdre dans un labyrinthe musical impossible à résoudre, mais depuis, qui ?
Quelques groupes s’y sont essayé avec un rendu plutôt crédible – Annihilationmancer, par exemple – mais là, pour le coup, on va quand même parler des géniteurs de « The music of Erich Zann » (1988) ou de « Pictures at an exhibition » (1997).

Avec son énigmatique intitulé, ce nouvel album « In a mirror darkly » continue d’explorer des univers complexes et dissonants propre à Mekong Delta, à grand renforts de breaks et d’incessants changements de rythmes, mais suffisamment subtils pour qu’on ne perde à aucun moment le fil.
Et cette nouvelle offrande est à nouveau une claque monumentale qu’on se doit d’écouter plusieurs fois pour vraiment s’imprégner de tous les détails disséminés tout partout.
Chaque titre est un véritable puzzle débouchant sur une bombe à fragmentations : certains titres paraissant plus « basiques » (on est d’accord, on parle de Mekong Delta) comme « Hindsight bias » laissent découvrir de nouveaux petits détails à chaque écoute successive.
C’est en cela que le groupe allemand est extrêmement fort : il arrive à composer des morceaux façon doubitchou : il y a toujours une deuxième couche à l’intérieur et au final, l’ensemble est fin, très fin et se mange sans faim.

L’introduction à la guitare acoustique suivie de « Ouverture » met de suite tout le monde d’accord : ces riffs aussi brefs que tranchants, cette basse / batterie claquantes… Pour un peu, on se serait cru dans « Control and resistance » l’espace d’un instant. Ensuite, on part dans des riffs typiques de l’univers du groupe : oui, on est dans du Mekong Delta pur jus.
Introduction comprise, le titre fait ses sept minutes et demie mais défile sans temps mort : un instrumental aussi long fait parfois (souvent) poindre l’ennui mais pas ici. Les musiciens savent tenir l’auditeur en haleine avec une certaine lancinante dans les répétitions de riffs auxquels s’ajoutent chaque fois un petit détail permettant d’éviter toute sensation de redondance.
« The Armageddon machine » s’enchaîne sans transition aucune et le chant arrive dès la cinquième seconde du morceau : le titre est impitoyablement thrash mais s’accommode des influences jazz et classique pour donner une réelle dimension à l’ensemble… Technique certes mais très accessible.
On ne dira pas la même chose de « Janus », véritable casse-tête musical aux breaks réguliers, aux changements de rythmes incessants.
On pourra parler également de l’instrumental « Inside the outside of the inside » pouvant faire penser dans sa construction à « Woods of necrophiliac » de Living Death (sur « Protected from reality » – 1987 -, autre chef d’œuvre intemporel du techno thrash germanique).
Le final et long (7’29) « Mutant messiah » montre encore un Mekong Delta dans un thrash furieux entre coupé de breaks mélodiques mais le titre reste dans le speed épileptique tout au long de sa durée : un vrai final en apothéose !

On l’aura compris, Mekong Delta, avec ce « In a mirror darkly », nous assène un nouvel album de techno thrash à l’Allemande, style qu’on pensait désuet à partir des mid nineties et finalement apparaît toujours aussi actuel dans les années 2010.
Car, après tout, depuis le premier album éponyme en 1987, le groupe a le chic de nous sortir des albums intemporels et celui-là est du même tonneau, une suite logique à « Wanderer of the edge of time » (2010) (« Intersections » en 2012 étant un best of d’anciens morceaux réenregistrés) tant certains passages font penser à l’album précédent comme « The silver in Gods eye » pouvant rappeler « A certain fool (Le fou) » : le fait qu’il s’agisse enfin d’un deuxième album consécutif avec le même line up doit surement y être pour beaucoup.

Bref, avec cet album, Mekong Delta confirme sa place au Panthéon des groupes de thrash metal progressifs et prouve surtout qu’il n’a pas vraiment de rival dans le domaine.

Complètement barré certes mais absolument passionnant, une fois de plus !

 

Tracklist :

01. Introduction + Ouverture (instrumental) (7’31)
02. The Armageddon machine (6’52)
03. The silver in Gods eye (5’45)
04. Janus (6’57)
05. Inside the outside of the inside (instrumental) (6’02)
06. Hindsight bias (5’37)
07. Mutant messiah (7’29)

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