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Marillion – Sounds that can’t be made

Le 25 novembre 2012 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


  • Steve Hogarth : Chant, Guitare, Claviers
  • Steve Rothery : Guitare
  • Pete Trewavas : Basse, Choeurs
  • Mark Kelly : Claviers
  • Ian Mosley : Batterie, Percussions

Style:

Marillion, mais en mieux

Date de sortie:

17 septembre 2012

Label:

Ear music

Note du Soilchroniqueur (Metalfreak) : 9.5/10

Pour commencer une chronique, parfois, quoi de mieux que quelques définitions ?

Superlatif : nom masculin désignant en grammaire le degré de l’adjectif ou de l’adverbe qui exprime une qualité portée à un très haut, au plus haut ou au plus bas degré ; ou adjectif qui exprime une qualité portée au plus haut degré. Autres exemples : En français, le superlatif se forme ordinairement avec les mots « très », « le plus » ou « le moins » ; le « superlatif absolu » étant celui qui exprime la qualité portée à un très haut degré, sans rapport à autre personne ou à autre chose ; le superlatif relatif est celui qui exprime la qualité par rapport à autre personne ou à autre chose. Concrètement et dans le cas présent : quand on parle de « Sounds that can’t be Made », dire qu’il est « très bon » est un superlatif absolu, affirmer qu’il est « le plus merveilleux » est un superlatif relatif.

Une chose est sure : décrire cet album de Marillion avec la meilleure des justesses absolues relèvera de la gageure pour trouver un maximum de superlatifs afin d’en parler au mieux. Parler de « beauté absolue » pourrait même s’avérer réducteur.

Depuis longtemps, très longtemps, un album de Marillion ne m’avait fait un effet pareil ! Si d’aucun se targuent de dire qu’aucun album du groupe n’égalera « Marbles », je prends le risque d’affirmer haut et fort que ce « Sounds that can’t be Made » n’est ni plus ni moins que leur plus bel album, et de très loin ! En sortant ces sons qui ne peuvent être faits, Marillion nous gratifie des sons qu’on aime écouter : d’entrée, avec le très long « Gaza » de plus de dix-sept minutes, on a affaire à un Marillion des grands jours : tout y est, sorte de résumé de ce que le groupe peut proposer de meilleur. Et pourtant, je suis de ceux qui ont mis du temps, beaucoup de temps à accepter Hogarth en lieu et place d’un Fish qui me semblait indéboulonnable tant les albums allant de « Script for a Jester’s Tear » à « Clutching at Straws » alliaient tout ce que j’adorais en Neo Prog.

Ce déni de chanteur à la sortie d’un « Season’s end » que je n’aurai commencé à adorer que beaucoup plus tard, pensant à l’époque à tort ou à raison que Fish et Marillion ne pouvaient être indissociables. Il aura fallu quelques albums de la trempe de « Brave » et surtout de « Marbles » pour me replonger dans l’univers Hogarth de Marillion et me dire que, définitivement, il n’y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d’avis. Là, avec cet album, on se surprend à retrouver le Marillion de l’époque Fish, mais avec le timbre d’un Hogarth qui n’a jamais aussi bien chanté que depuis les deux albums cités plus haut : on se surprend à frissonner à plusieurs occasions tellement le chanteur arrive à nous faire passer un lot d’émotions à la fois intenses et impalpables. Là, à l’écoute de ce « Gaza », la palette du groupe montre une nouvelle facette, avec des lyrics beaucoup plus engagés qu’à l’accoutumée, fabriqué sous forme d’un triptyque propre à un certain « Forgotten Sons » qui date déjà de 1983, avec sa troisième partie toute en feeling qui nous procure les premiers frissons dès la première écoute, suivant deux autres parties plus directes aux sonorités parfois plus agressives dans la première partie pour devenir plus sombre ensuite avant ce final en apothéose.

Et ce sera comme ça lors des huit titres pour les soixante-dix minutes de cet album : vaste melting-pot de ce que Marillion est capable de nous faire de mieux où seuls la mélodie et le feeling comptent. Les soli de guitare et les nappes de claviers rappellent régulièrement cette époque où Fish faisait passer ses émotions à lui avec la même élégance certes, mais avec un rien de relief en moins : là où son prédécesseur pouvait rendre des pointes vocales plus percutantes, Hogarth, lui, s’enferme librement (écoutez la 15e minutes de « Gaza », vous m’en direz des nouvelles) à juste poser ses lyrics de façon limite impalpables pour mieux nous transporter dans des émotions à vous faire vibrer immédiatement ! Un passage à se mettre en boucle, encore grandi par la qualité de la guitare qui suit ces lignes vocales, et c’est presque un crève cœur d’entendre ce titre finir sur cette montée émotionnelle. Après ce premier morceau d’une force incroyable, on se demande comment l’album peut encore être meilleur et on est surpris de ne décrocher à aucun moment : plaçant dans l’album de façon judicieuse deux autres morceaux de bravoure de plus de dix minutes avec les 14 minutes de « Montreal » et celle de dix minutes de « The Sky above the Rain » en fin d’album.

Les titres plus courts ne sont pas là non plus pour faire du remplissage : après avoir pris « Gaza » dans la figure, on se délecte sur les superbes « Sounds that can’t be Made », « Pour my Love » et « Power », trois titres « courts » d’à peine six à sept minutes. Le plus Neo Prog « Sounds that can’t be Made » proposant à nouveau des nappes de clavier alternées avec les soli de guitare qui sont la marque de fabrique de Marillion, précédant un « Pour my Love » plus Pop, plus classique, ballade sans surprise mais très bien foutue. « Power », lui, présentant à nouveau un Marillion dans ces meilleurs jours avec ses passages éthérés avant une montée crescendo qui prend littéralement aux tripes. « Invisible Ink » commence lui, pendant deux minutes, avec le chant d’Hogarth uniquement accompagné au piano avant une petite envolée pour revenir sur un passage tout aussi planant où la voix du chanteur se fait la part belle, grand moment d’émotion encore. Et on arrive sur une petite pépite avec « The Lucky Man », titre plus classique mais non moins classieux avec son refrain absolument imparable, valant pour le coup une montée de frissons depuis la colonne vertébrale jusqu’au bout des doigts avec de nouvelles montées crescendo au feeling inouï.

Avec « The Sounds that can’t be Made », Marillion signe un dix-septième album indispensable, d’une beauté absolue, desquels toute tentative de recherche de superlatifs s’avère inutile pour le décrire. Osez-le, vivez-le, aimez-le, ressentez-le ! Ils seront en tournée et passeront notamment le 20 janvier à Lyon, ça fera partie des immanquables ! Vous êtes prévenus !

 

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4 commentaires sur “Marillion – Sounds that can’t be made”

  1. 1

    Bel analyse. Je suis pleinement d’accord avec cette enthousiate chronique. Cet album est parmi les plus réussis du groupe, de la veine de Marble. J’étais à Lille il y a 15 jours, salle comble et groupe au top, mais surtout et au delà de la présence de ma fille de 21 ans qui adore Marillion, il y avait pas mal d’autres jeunes au milieu des « quinqua » preuve que cette musique traverse les époques.

  2. AvatarMetalfreak
    Posté: 28th Nov 2012 vers 1 h 56 min
    2
    commentaires actuellement

    Merci pour ce commentaire encourageant.
    Pour ma part, Marillion, ce sera le 20 janvier à Lyon : il me tarde 😉

  3. 3

    je connaissais très peu Marillion, je l’ai vu à la laiterie à Strasbourg….
    j’en suis tombé sur le c..
    une pêche d’enfer, ces mecs ont vraiment envie de tout donner.
    je suis déjà prêt à faire des km pour les revoirs.
    c’est de la bombe

  4. 4

    je n’aime pas du tout le « nouveau » chanteur. Mais ta chro m’a convaincu, je vais essayer de jeter une oreille! 😀

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