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Magica – Dark Diary

Le 24 juillet 2010 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


Sorin Vlad : Basse
Hertz : Batterie
Ana Mladinovici : Chant
6 Fingers : Claviers
Bogdan Costea : Guitare

Style:

Power Mélodique

Date de sortie:

15 mai 2010

Label:

AFM Records

Note du Soilchroniqueur (Fredo) 6/10

La France (et l’Europe) ont découvert Magica alors que ceux ci sortaient pour la première fois de leur Roumanie natale pour exposer leur Power Metal mélodique lors d’une tournée marathon en ouverture d’ After Forever. Le public s’était bien entiché de cette jeune formation touchante de sincérité. Ils défendaient alors leur deuxième CD, qui malgré un style peu original contenait de bons passages. Nombreux étaient les avis qui disaient que quand ils se seraient défaits de quelques petits défauts, et que quand ils arriveraient à mettre un peu de personnalité dans leurs compos, ils auraient tout pour se faire une petite place dans le monde encombré du Metal dit « à chanteuse ». Le pari semblait bien engagé, à l’issue de cette promenade européenne, AFM Records leur offre un contrat, et très vite leur notoriété grimpe d’un échelon avec la parution du très bon « Hereafter » en 2007. Mais, cet album plein de promesses fut suivi rapidement (trop rapidement ?) par un très pale « Wolves And Witches » en 2008. C’est donc échaudés par cette déception, que nous allons introduire la dernière livraison de nos roumains dans le mange disque.

Un petit coup d’ œil à la pochette dans un premier temps. Une nouvelle fois l’œuvre du plus metalleux des peintres grenoblois, le célèbre JP Fournier, celle ci est assez conceptuelle dans la mesure où une jeune femme tatouée s’enfuit avec son « Dark Diary » sous le bras. Assez  encourageant comme jaquette, les couleurs sont aussi sombres que douces, tout ça semble de bonne augure pour la suite. Allez. Open, Close, Play …

Deuxième point de satisfaction, le son. Des les premières notes du très rapide et entrainant « Anywhere But Home », on est soulagés d’entendre que cette fois ci le disque n’a pas été enregistré dans une grange ou un grenier comme la dernière fois. Car même si elle n’est pas phénoménale, la production cette fois ci est beaucoup plus claire. Les guitares sonnent comme doivent sonner des guitares, et savent se montrer massives sur les titres rapides (écoutez le mur rythmique sur « Never Like You », c’en est presque jouissif…), ou plus aériennes quand l’ambiance de la chanson le demande. Et surtout l’orgue Bontempi évoqué d’antan a été remisé, on revient enfin à un son de clavier qui ressemble à quelque chose, lui aussi calqué sur les atmosphères, plages discrètes ou interventions plus volontaires allant même jusqu’à sonner quasiment FM (intro de « On The Side Of Evil »).

Pour en revenir à cette immanquable comparaison avec le désastreux « Wolves And Witches », rappelons que le chant de Ana était le seul satisfecit de ce disque et qu’on ne pouvait que mettre le doigt sur la pauvreté de l’inspiration des musiciens. Et bien cette fois ci, l’un sauve l’autre. La voix féminine, autrefois noyée dans une bouillie sonore innommable, laisse ici éclater toute sa classe. Avec ce timbre toujours aussi sucré, la voix est une fois de plus claire, puissante. Elle en arrive même à certains moments à en devenir jubilatoire, comme sur « Need », titre sauvé de quelques poncifs par sa ligne de chant très mélodique et très éthérée. Pour ce qui est de l’agressivité, Ana n’arrive toujours pas à franchir le pas, à l’instar d’une Floor par exemple. Quand dans le décor de la chanson il faut un peu de méchanceté, on fait intervenir un grunter pour appuyer les refrains (« Never Like You », « We Are Horde »). Un chant clair vient aussi égayer les compositions (« On The Side Of Evil »), tant et si bien que quand cette dualité n’existe pas, le soufflet retombe, et on se retrouve un peu dans les travers d’il y a 2 ans, avec une bonne partie de titres somme toute assez linéaires et peu intéressants. Alors qu’une belle intro sauve un peu « Used To Be An Angel » (le syndrome Nightwish n’est pas loin … le groupe ne reprenait il pas « Nemo » ?), des titres comme « My Kin My Enemy » n’apportent pas grand chose. Pire, des tentatives « tubesques », comme « Tonight » ou « Wait For Me », malgré de beaux refrains sentent un peu la facilité. Du moins, on est en droit d’attendre autre chose du groupe.

Voilà, dans la progression normale d’un groupe, le cinquième album se doit d’être le disque de la consécration. Le challenge de Magica du fait du faux pas de 2008 était élevé. Cet opus aurait pu être celui de l’oubli, mais ils ont su puiser en eux même la force pour que « Dark Diary » soit en fait l’album du rachat. Pour la consécration, maintenant, on se méfie, et ça passera sûrement plus facilement avec de bonnes prestations scéniques en nos contrées, où le groupe jouit d’un capital sympathie non négligeable.

Site Officiel

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4 commentaires sur “Magica – Dark Diary”

  1. 1

    Je rêve ou le tatouage sur le bras de cette femme… est issu de World of Warcraft… 😯

  2. 2

    ca ressemble, mais je ne pense pas que ce soit le même. D’ailleurs, ce symbole est issus de Warcraft 2 (faute d’avoir joué au 1)

  3. 3

    Hmm en général tout ce qui sors de Warcraft se retrouve plus ou moins dans WoW.. mais faudra tout de même que je vérifie à l’occasion…

  4. 4

    en fait, après vérification, ca a l’air de bien etre le même, après un léger relookage stylistique. Déjà que musicalement, c’était pas très inspiré Magica …

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