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Line-up sur cet Album


  • Alessandro Conti : Vocales
  • Luca Turilli : Guitare lead et claviers
  • Dominique Leurquin : Guitares
  • Patrice Guers : Basse
  • Alex Landenburg : Batterie

Style:

Métal Cinématique

Date de sortie:

22 juin 2015

Label:

Nuclear Blast

Note de la SoilChroniqueuse (Bloodybarbie) : 9/10

Un nom comme ça ne se prononce pas à la légère.
Un nom comme Luca ne se prononce pas sans admiration ni inclination.
Si l’Italie devait avoir un pape, ça serait sans aucun doute le Seigneur Luca Turilli. Et s’il donnait un concert tous les dimanches en guise de messe, ça serait l’apogée de la liturgie et je n’en raterais pas un seul. Parce que le Métal est une religion !

Voilà le résultat d’être disciple d’un des grands Dieux de la guitare: Yngwie Malmsteen

Créer des chefs-d’œuvre avec ses mains et son génie, voilà ce qu’il a toujours fait, ce véritable magicien et musicien hors pair ! Que ce soit avec sa première création : Rhapsody Of Fire ou depuis la scission amicale de ce groupe qui l’a poussé à fonder deux autres projets portant son nom : Luca Turilli’s Rhapsody et Luca Turilli. Il possède même des guitares d’une marque portant son nom et prénom !

Oser critiquer les œuvres de Luca ? Ça serait une hérésie mais je vais me jeter dans la gueule du loup. Après tout, même les meilleurs se trompent, Einstein en est la preuve !

Guitariste prodige, pianiste, flûtiste et compositeur, mais surtout un grand amoureux de la musique classique (il est italien vous me direz) et un perfectionniste hors norme, en toute modestie. Voilà son ultime secret que rares peuvent égaler et nous ravir avec des pièces de collection qui nourrissent et marquent toute âme de mélomane. Du Power mêlé à la magie du Néo-classique à la façon Opéra/comédie musicale. Autant de dire que les albums faits par les soins de Luca jouissent d’un son grandiose et parfait, et mérite qu’il soit bien traité par votre meilleur support audio.

Je lance trop de fleurs avant même d’avoir écouté ce nouveau et deuxième album, « Prometheus, Symphonia Ignis Divinus » de son groupe Luca Turilli’s Rhapsody ! Mais c’est parce que je connais d’avance le résultat, rien qu’en lisant l’intitulé de l’album et en admirant cette magnifique pochette (sans oublier que c’est une œuvre de Luca) !

Une intro Opéra « Nova Genesis » nous annonce ce bal symphonique qui nous attend pour 70 minutes! On se retrouve vite entre le symphonique et la musique classique : du Néo-classique en toute splendeur  avec ce « Il Cigno Nero », au chant italien sexy d’Alessandro Conti et ses notes splendides de piano classique ! « Rosenkreuz » surenchérit dans le même folie créatrice.
On atteint le troisième morceau et quelque chose de flagrant saute aux oreilles : claviers et orchestrations, chants et chœurs engloutissent tout le reste, où sont passés les soli de guitare sublimes de de Luca ?

Ah, j’ai oublié. On n’est plus dans Rhapsody Of Fire !

Un peu de patience, « Anahata » vient juste après pour répondre à la question. Le début de ce morceau laisse à croire qu’on est dans un film Disney de princesse, mais regagne aussitôt en agressivité ! On retrouve une basse imposante, même plus que la guitare, qu’on ne décèle que lors de certains passages. Un joli pont aux mélodies et percussions orientales se dévoile au sein du morceau et voilà qu’enfin ce solo de guitare arrive, mais il reste timide.

De l’audace ? Oui! Des beats et des samples électro discrets mais flagrants dans un morceau joyeux comme « Il Tempo Degli Dei », hommage à l’idole de Luca, Gustavo Adolfo Rol, dans lequel on entend une narration par sa propre voix. Ne ratez pas ce sublime solo de piano ainsi que celui de la guitare.
« One Ring To Rule Them All » vous fait tout de suite penser au Seigneur des Anneaux et s’en est fortement inspiré. On se croirait dans une vraie comédie musicale grâce à ces variations de mouvements, de tons et de mélodies. On aura vécu une belle aventure en 7 minutes, il attise notre curiosité pour aller feuilleter les textes. « Notturno » inspiré des “Nocturnes de Chopin” est purement opéra, interprété par le duo Alessandro Conti et Emilie Ragni (chanteuse soliste soprano française) digne d’un opéra italien en toute élégance. Et en outro, ces quelques notes de guitare espagnole.

Si vous voulez un morceau avec le plus beau solo de guitare de l’album, allez directement écouter « Prometheus » (encore des samples électro !).

La magie de l’orient ressort rien qu’à la lecture du titre « King Solomon and the 72 kings », aux jeux de guitares et aux chœurs orientaux ainsi que ce pont aux couleurs du désert et aux mélodies typiquement orientales. Sans oublier ce magnifique solo de guitare, en outro. C’est définitivement mon coup de cœur avec « Yggdrasil ». Je ne vous en dis pas plus sur ce dernier, il ne se décrit pas, il s’écoute !

Si on s’impatientait pour connaître la suite, la deuxième partie des récits bibliques des anges et archanges, celle de « Of Michael the Archangel and Lucifer’s Fall Part I », la voilà qui vient clôturer ce chef d’œuvre: « Of Michael the Archangel and Lucifer’s Fall Part II : Codex Nemesis ». Avec plus de 18 minutes cette fois-ci, de voyage spirituel et musical, de ce genre de morceaux riches et variés  qui peuvent constituer à eux seuls des EP à part entière.

Un album grandiose et épique, digne d’une pièce d’opéra ou d’une comédie musicale, fourmillant de symphonies et d’orchestrations majestueuses, indéniablement ficelées qui savent nous tenir en haleine jusqu’au bout. Cet aspect est plus amplifié comparé à « Ascending To Infinity » (2012) et la guitare y est moins présente et imposante, ce qui ne m’étonne pas connaissant la passion de Luca pour la musique classique et la musique de films, qu’il a bien sûr mis en avant dans son projet solo: Luca Turilli (il n’a pas quitté ROF pour rien). Le chant d’Alessandro Conti (du groupe Trick Or Treat que je recommande vivement) est alterné entre italien et anglais, même hébreu (dans « King Solomon and the 72 Kings ») et latin, ce qui n’était pas vraiment le cas dans le précédent. On n’en attendait pas moins d’un grand vocaliste comme Alessandro, ressortissant de l’école de Pavarotti, qui est le parfait élu pour une maitrise aussi remarquable des compositions de Luca.

« Prometheus, Symphonia Ignis Divinus » est un voyage musical à la fois spirituel et fantastique, faisant référence à plusieurs œuvres et s’inspirant de divers récits, et même de mécanique quantique. Un travail bien pensé et recherché jusqu’aux moindres détails !

Je reste admirative et bouche bée devant l’effort monstrueux sur le mixage et la production qui auront fait le tour de l’Europe pour aboutir à un son aussi excellent et grandiloquent, atteignant ainsi le sommet de de la perfection.

Je sais ce que je pourrais offrir cette année à tout fan de symphonique classique ou opéra pour l’initier au métal : ce nouvel album est digne d’être un beau cadeau ! Un pur régal pour les oreilles et l’âme. Autant dire que le (Power) Métal est à l’état de trace dans un album pareil, à chercher avec un détecteur de métaux. Et Père Luca créa le Métal Cinématique authentique !

« Prometheus, Symphonia Ignis Divinus » est tout simplement DIVIN ! Un compositeur comme Luca mériterait qu’on dresse une statue en son honneur même de son vivant auprès des autres artistes mythiques italiens !

Tracklist :

1. Nova Genesis (Ad Splendorem Angeli Triumphantis)
2. Il Cigno Nero
3. Rosenkreuz (The Rose and The Cross)
4. Anahata
5. Il Tempo Degli Dei
6. One Ring To Rule Them All
7. Notturno
8. Prometheus
9. King Solomon And The 72 Names Of God
10. Yggdrasil
11. Of Michael The Archangel And Lucifer’s Fall Part II: Codex Nemesis

Site officiel : www.ltrhapsody.com

Facebook : www.facebook.com/ltrhapsody

 


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