Horskh – Wire

Le 22 janvier 2021 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


  • Bastien : Programmations, Claviers, Chant, Guitares
  • Jordan : Guitares, Claviers
  • Sylvain Abriel : Batterie live

Style:

Metal Industriel

Date de sortie:

22 janvier 2021

Label:

Autoproduction

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9,5/10

Alors eux, je les tiens, je ne les lâche plus !
Un certain 17 mai 2019, mon Frameto de photographe me dit tranquillement qu’il va aller assister au concert de Noiss qui assurait la première partie de Horskh !
En soi, à la base, pas de quoi me taper le cul par terre, ne connaissant aucun des deux groupes.

Bon, une lecture rapide de la bio de la tête d’affiche et je vois que le Brin de Zinc, sur l’événement (https://www.facebook.com/events/323961201657616/), les décrit en ces termes “Electro indus /// Combichrist, Prodigy, Marilyn Manson, Gesaffelstein : nouvelle sensation electro-indus française, Horskhest une collision entre l’énergie brute de l’EBM, la violence du metal et la transe de l’electro. Lors de ses concerts explosifs, la batterie acoustique apporte une profondeur organique aux déferlantes saturées de la guitare et des machines. Au-delà de la rage mélodique du chant, l’énergie live du duo vient renforcer l’impact d’une matière sonore viscéralement vouée au mouvement. Une oscillation entre dancefloor et pogo !
Tu penses bien que, vexé de ne pas connaître un groupe aux références qui me parlent à ce point, il me fallait voir le bouzin ! Moi, un fan d’industriel qui louperait un truc pareil ? Je t’en foutrais : c’est l’occasion de voir mon Antirouille à l’œuvre, non sans emmener mon appareil photo histoire de garder une trace de mon passage là bas et de me remater égoïstement les clichés en me disant “putain j’y étais !”.

Et putain, oui, j’y étais !
Quelle baffe !
Si Noiss m’avait d’entrée laissé pousser quelques soupirs de satisfaction, Horskh m’a littéralement foutu sur le cul : je ne veux pas dire mais moi, d’ordinaire aussi statique qu’une statue de cire du musée Grévin, me voilà headbanguer comme un malade entre deux clichés !
Et mon Antirouille de reporter qui balance dans son article “Bref, ce qui allait suivre… est juste difficile à retranscrire ! De l’électro-hard-indus à l’état brut ! Fusion de l’EBM et du metal appuyé par un jeu de lumière à faire fuir un épileptique, c’est en gros ce qu’on s’est pris dans la poire et surtout les oreilles. Des beats techno limite transe sur lesquels j’ai vu bouger Metalfreak (si si, lui qui d’ordinaire est droit comme un I cherchant l’image parfaite et qui la trouve) et qui s’est pris d’une irrésistible envie, comme nous tous, de bouger dans tous les sens. Antirouillette se croit dans un club et se dandine aux rythmes des boom boom qui nous oppressent la cage thoracique. C’est plus que de l’énergie qui nous vient de la scène, c’est de la rage. La batterie donne une profondeur supplémentaire et donne un côté très organique. Bass et Jordan prennent les guitares par moment et nous électrisent de leurs riffs sur des sons saturés. La voix est puissante, coléreuse, le show lumière est magistral. Le dernier titre est joué et on reste con, sur notre faim presque, à en redemander.
L’air de rien, le concert à peine terminé, le trio allait passer au merch’ et c’est sans hésiter que je m’achète tout ce que le groupe a sorti (Ok, un album et un EP) en promettant que j’allais les suivre de très près.
Putain, oui, j’y étais !

Alors imagine : on m’envoie le son de ce Wire !
Même pas je le partage à mon Antirouille : non, c’est égoïstement que je l’écoute, le chronique et le publie !
Non mais : ça lui apprendra à dire publiquement “Vous ai-je déjà dit que la fumée et la pénombre étaient les ennemis du photographe ? Ajoute à ça une lumière rouge et essuie ta larme qui roule sur ta joue… Apparemment par pour Metalfreak, présent ce soir-là et qui a réussi à sortir de beaux clichés. Il a un bol monstre, c’est incroyable !

Bon, c’est pas tout ça, mais on papote, on papote, on raconte sa vie mais en attendant, l’album, il n’est toujours pas chroniqué !
Il est évident que ce n’est pas toujours habituel quand, lorsqu’on découvre un groupe sur scène et qu’on écoute les sorties studio ensuite, on retrouve les mêmes sensations de puissance qu’en live !
Horskh arrive à le faire…
L’album commence par un “Strobes” qui sonne comme une mise en bouche : c’est toujours aussi fort, ça nous ressort du son bien glacial comme le genre l’impose. Et ce que j’avais déjà aimé sur Gate, c’est ce bon croisement entre des influences EBM et industrielles des années 80 – notamment de la scène Belge incarnée par les Front 242, à;Grumh…, The Neon Judgement et anglaise avec Nitzer Ebb ou Click Click), et les groupes plus actuels comme Combichrist ou même Ministry !

Et sur Wire, ce sont douze titres pour (seulement, ai-je envie de dire, tant j’aime ce groupe) 35 minutes d’une furie industrielle que je retrouve par rapport à la déflagration vécue au Brin de Zinc !
On se rend compte d’autant mieux que l’écoute de ces titres en fermant les yeux donne une sensation d’être de nouveau face au duo (trio en live) et de ressentir à nouveau cette violence qu’ils nous sortent à chaque riff, à chaque beat !
Incroyable d’énergie, Wire nous met la tête à l’envers du début à la fin : Dieu que “Strobes” est calme en comparaison des “Trying More”, “Mud in my Wheels”, “Cut the Knot”, “Common Crimes”, “Pull the Wire”, “, “Set on Fire”, ) qui représente tout ce que l’industriel peut apporter de violent. Et à côté de ça, il y a le plus EBM “Black Switch”, une bonne plage ambiante bien malsaine (“Stolen Memories”), ou des titres plus mystérieux qui prouvent qu’on n’a pas besoin d’enchaîner les BPM ultra rapides pour être brutal (“A Breath Before the Call” qui explose sévère lors du refrain, “Break off”, le bruitiste “May Day”).

Avec Wire, comme le dit la bio, Horskh renforce cette approche directe, brute de décoffrage : les gaillards semblent avoir décidé de radicaliser et surtout de déshumaniser encore plus leur musique par rapport à Gate… et en plus l’épure pour en faire des titres directs, in-your-face, qui vont de suite à l’essentiel.
Le tout porté par ce titre, “wire”, un mot à sens ouvert, une idée suggestive, presque abstraite à l’image de certaines paroles du groupe. L’image du câble, “wire” dans la langue de Shakespeare, renvoie autant à un élément qui connecte, qui uni, qu’à celui qui attache, qui serre, qui étouffe. Une métaphore qui traite, de manière générale, d’engagement, de tension, de lien et de bien d’autres choses.”, qu’ils disent !

Une chose est sure, c’est qu’avec des titres comme ceux-là, le lien entre Horskh et son public va devenir encore plus fort et cet album risqué bien de les faire exploser sur le devant de la scène !

Et ça ne sera que mérité !!!

Tracklist :

01. Strobes (2:59)
02. Trying more (1:59)
03. Mud in my wheels (3:36)
04. A breath before the fall (2:46)
05. Cut the knot (3:10)
06. Stolen memories (1:44)
07. Break off (3:23)
08. Common crimes (3:37)
09. Black switch (3:19)
10. Pull the wire (4:04)
11. Set on fire (2:28)
12. May day (2:40)

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