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Horisont – Odyssey

Le 28 septembre 2015 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Axel Söderberg : chant
  • Charlie Van Loo : guitare
  • Tom Sutton : guitare
  • Magnus Delborg : basse
  • Pontus Jordan : batterie

Style:

Hard Rock

Date de sortie:

18 septembre 2015

Label:

Rise Above Records

Note du SoilChroniqueur (Wilhelm von Graffenberg) : 8/10

Je crois me rappeler que mon premier contact auditif avec la saturation d’une guitare, c’était avec In Rock de Deep Purple (papa fan de rock des 70’s, on tombe dedans, je vais rien vous apprendre, vous avez probablement suivi le même cursus). Ahhhh, les envolées lyriques de Ian Gillian, l’orgue Hammond saturé de John Lord, les soli neoclassiques et les rythmiques épiques de Ritchie Blackmore… Toute mon enfance… (C’est horrible cette impression de parler comme un vieux…)

Y a-t-il une vie après Deep Purple ? Assurément, si l’on en juge par cet album intitulé Odyssey du groupe suédois Horisont. Là, impossible de cacher une parenté avec les pourpres profonds tellement la similitude est nette et voulue. On remarque aussi des influences de Kansas ou Lynyrd Skynyrd pour la part un peu psyché et de la NWOBHM par moments, entre autres la voix et la technique vocale du chanteur dont le timbre est plus proche d’un Joe Elliott (Def Leppard) période On through the Night que de Gillian, et certains riffs harmonisés en double guitare assez voisins de l’écriture des Priest et Iron Maiden de la fin des années 1970, début 1980… D’ailleurs, tout l’album sonne comme pondu de la deuxième moitié des 70’s anglaises, à se demander même s’il n’a pas été enregistré en analogique tant la production cherche à calquer au son de cette époque ; ce qui l’en distingue, ce sont les différents patches de clavier, plus modernes, mais sinon, c’est assez confondant pour un album qui parait cette année.

Deep Purple, source d’influence notoire de Horisont… Aucun doute à ce sujet, tant l’écriture des riffs est semblable : tantôt on à l’impression d’entendre des bouts de Strange Kind of Woman, tantôt de Burn, tantôt de Black Knight, tantôt de Devils Eyes… Mais sur le fond, c’est loin d’être déplaisant parce que, certes, ça semble calqué, jusqu’aux sons de clavier et de gratte, aux syncopes de batterie… mais c’est bien joué ! Limite, on entendrait le craquement d’un 33 tours que la touche vintage serait parfaite.

L’album commence sur un morceau fleuve éponyme de 10 minutes qui trompe son monde avec un son de clavier assez moderne, détonant avec l’entrée des guitares qui, elle, laisse perplexe. « Mais… c’est quoi ce groupe amateur qui a enregistré sa première compo dans son garage ? » se dit-on. Une fois passé ce premier abord, on finit par se dire que tout est sciemment orchestré. Il ne faut pas chercher du gros son dans cet album, mais la finesse des riffs épiques au timbre de Stratocaster 70’s, et une fois lancés, ces riffs vous leurrent dans l’idée que Ritchie Blackmore est un guest du groupe, y compris sur les soli. On retrouve ce groove, ce funk sous jacent, ces rythmiques alambiquées, ces changements de métriques typiques des prédécesseurs de Horisont tout au long de l’album.

Si le premier morceau laisse un peu un gout de redondant par moments, l’album se laisse gentiment écouter sans ennuyer l’auditeur. On peut par exemple mettre en avant l’intro fortement inspirée flamenco de « Flying » qui démarque de Deep Purple, d’une part, mais qui, même si elle n’est qu’anecdotique, propose des nuances techniques dans l’album pour les guitaristes. Petite anicroche, les backing vocals semblent ne pas être toujours justes, sur « Städer Brinner » ou la fin de « Back on the Streets » principalement.

Vous êtes un hippie dans l’âme, un peu bohème, un peu psyché ? Vous auriez aimé être à Woodstock en 69 ou vivre dans les 70’s ? Cet album est pour vous, sans aucun doute ! A écouter dans sa chambre avec plein de posters Peace & Love accrochés au mur en prenant son soin homéopathique roulé dans de l’OCB, ou à se mettre en voiture pour le trajet : la variété dans les morceaux ça évite de s’endormir et en plus, là, ça vous mettra de bon poil pour aller bosser en vous donnant l’envie de fredonner les mélodies.

 

Tracklist :
01. Odyssey
02. Break the Limit
03. Blind leder Blind
04. Bad News
05. Light my Way
06. The Night Stalker
07. Flying
08. Back on the Streets
09. Beyond the Sun
10. Red Light
11. Städer Brinner
12. Timmarna

Site officiel http://www.horisontmusic.com/
Facebookhttps://www.facebook.com/horisontmusic
Youtubehttps://www.youtube.com/user/Horisontmusik

 

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