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Grazed – Neandertal

Le 12 juillet 2013 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


  • Fab : guitares, chant
  • Max : guitares
  • Chris : basse
  • Raph : batterie

Style:

Old School Thrash/Death fendart

Date de sortie:

Décembre 2012

Label:

OMC Laudun L'Ardoise

Note du SoilChroniqueur : 7/10

 

Un petit retour de vingt ans en arrière, ça vous dit ?
Et bien ça tombe bien, parce que c’est tout juste ce que vous propose Grazed.

Groupe nous venant du Sud, Grazed n’est pas vraiment connu du grand public, mais n’en est pas à son coup d’essai non plus. Formé en 1997, sous le nom d’Ysyssy jusqu’en 1999, les Languedociens ont sorti un album, « Every End », en 2000, puis un EP nommé « Laughting to Death » 5 ans plus tard, puis « Dragonsneeze », leur deuxième album, cinq autres années après.
Pour ce « Neandertal », leur troisième full-lenght, ils n’auront attendu que deux ans, puisque celui-ci est sorti en 2012.
Seize ans d’existence, trois albums et des centaines de concerts, on peut dire que les gaillards maîtrisent leur sujet !

Mais tout ça ne nous dit pas ce que fait Grazed !
Mais tout simplement du bon vieux Thrash/Death old school, ma bonne dame !
Et old school, c’est bien le mot !

Rien que la pochette du digipack, avec le simple nom du groupe en lettres de sang sur fond noir, nous ramène aux années 90. Tout comme les photos et les affiches de concerts disposées sous le socle du CD.
Et quand on met la galette, on est tout de suite replongé dans l’ambiance. D’abord avec la production assez brute de « Neandertal », qui sent les salles de concerts, la bière et la sueur, et puis ensuite par la musique produite par Grazed.

Et ça commence par « Grabator », qui arrive comme un un rouleau compresseur et nous prépare à la suite. Parce que Grazed ne fait pas dans le démonstratif. Les riffs sont directs, d’une efficacité redoutable. Les titres sont sans fioritures et s’enchaînent comme des cacahuètes ou des Pringles au paprika (à manger avec modération, paraît que c’est cancérigène). D’ailleurs, c’est pas pour rien que l’album s’appelle « Neandertal ». Les morceaux semblent volontairement bas du front, un peu comme le film Expendables, et c’est avec un vrai petit plaisir régressif qu’on écoute ces neuf titres. Les paroles – en français très compréhensible grâce à un growl particulièrement articulé sans perdre en efficacité – participent d’ailleurs pleinement à ce sentiment. Parlant tour à tour des souvenirs de musicos, cuites et concerts (« Grabator », « Après Répèt », « Metal Limace »), de choses plus actuelles, comme l’uniformisation de la pensée causée par la télé et la société (« Neandertal », « Victime du Tabac » et « Pépère No » pleins de rage et de sueur) ou les dangers du nucléaire (le très lent et inquiétant sur une partie « Rokkasho les Bains », démarrant sur des samples d’alarmes et d’extraits de JT). On a aussi quelque chose de plus « léger », comme le très fendart « Nounours » qui nous dévoile les pensées d’un gentil psychopathe (« J’fais pas exprès, avec les filles. Je mets du lait et ça croustille. »).
Mais quel que soit le sujet, on a toujours cette impression qu’il a été écrit à moitié bourré sur un coin de table et on se surprend dès les premières écoutes à gueuler un « Grabator ! Je ferai du Thrash, jusqu’à la mort ! Grabator ! Prends dans ta gueule mon déambulator ! ».

Malgré ce côté très régressif des titres de Grazed, la technique n’en est pas en reste : à chaque morceau, un ou plusieurs solos nous montrent de quoi les guitaristes sont capables. Et puis, si tous les morceaux sont dans le même esprit Thrashouille Old School, chacun se différencie des autres tout en étant ancré dans une même atmosphère. « Ras le bol du Boulot » se montre ainsi plus Heavy que les autres, « Nounours » et « Metal Limace » sont plus lents et lourd, « Victime du Tabac » et « Pépère No » font preuve d’une grosse hargne tandis que « Rokkasho les Bains » se montre inquiétant…

Au final, « Neandertal » est un album qui communique un plaisir immédiat. Il rappelle, à ceux qui les ont connus, les moments passés avec les groupes en répet, aux concerts. Ces moments de galère, de beuveries, de tournées… auxquels on repense avec nostalgie.
Grazed nous offre un Thrash décomplexé et loin d’être dénué d’humour (comme le montre la partie musette de « Grabator » ou la mélodie funèbre de « Victime du Tabac »), mais ne laissant pas la technique de côté non plus. Le genre de musique qui doit tout péter en live, chose qu’on peut vérifier grâce aux extraits vidéos placés sur le CD avant d’aller simplement les voir.

 

Facebook: www.facebook.com/pages/GRAZED/147451828646685

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