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Grazed – Alive

Le 24 février 2014 posté par celtikwar

Line-up sur cet Album


  • Fab: chant, guitare
  • Max: guitare
  • Raph: batterie
  • Chris: basse, (chant)
  • Et aussi:
  • Cigalou: chant
  • Laurent: batterie
  • Thierry: guitares, percussions
  • Fred: chant
  • Guillaume: guitares
  • Didier: guitares

Style:

Thrash/Death

Date de sortie:

Janvier 2014

Label:

Autoproduction

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi): 7/10

 

1999, c’était il y a quinze ans. Quinze ans. Ça nous rajeunit pas, hein ? À l’époque, j’étais au début du collège. On était encore champions du monde, même si au fond, je m’en fous. Il s’en est passé des choses, depuis. Et si je vous parle de 1999, c’est parce que Grazed est né cette année-là. Enfin, pas vraiment, puisqu’il existait déjà sous le nom d’Ysyssy depuis 1997, mais c’est en 1999 que le groupe a adopté ce nom. Depuis, et après des débuts difficiles marqués par de nombreux changements de line-up, Grazed a sorti trois albums : Every End en 2000, Dragonsneeze en 2010 et Neandertal en 2012, et un EP, Laughing to Death, en 2005. Quinze ans de Thrash/Death direct, bien qu’assez technique, et bas du front – sans que ce dernier terme soit péjoratif pour autant. Et si ce nom n’évoquera pas grand chose à beaucoup d’entre vous, c’est parce que Grazed est, et se revendique d’ailleurs, underground.

Pour fêter cet anniversaire, les gaillards nous sortent aujourd’hui un album rétrospective de plusieurs lives s’étalant de 2001 à 2013, l’occasion de découvrir ou revoir l’évolution de ce groupe.

Grazed est généreux, puisque c’est un album bourré jusqu’aux bords du CD, qu’ils nous proposent là. Trente morceaux (dix-huit « normaux » et douze en format MP3 dans la section CD-Rom), sachant qu’on n’est pas dans du Grind, ça fait une durée d’au moins une belle heure et demi, quand même. Un témoignage on ne peut plus complet, surtout pour les moyens du groupe, rien que dans la partie lisible sur une chaîne, démarrant en 2013, pour les neuf premiers titres, puis 2011 pour les cinq suivants et finissant en 2001 pour les trois derniers.

Alive va ainsi piocher dans toute la discographie du groupe, avec très peu de doublons, hormis « Cyclic », « Morbid Savior » et « Questmind ». Et choisir le live plutôt que des versions réenregistrées, alternatives ou autres, pour un tel projet, c’est pas étonnant ni anodin, puisque la musique frontale et « festive » du groupe est taillée pour vivre sur les planches.
Mais si ce choix d’alterner différents concerts à différentes époque est une bonne idée, il ne va pas sans quelques défauts. On a donc des qualités d’enregistrement variables, allant de l’excellent au beaucoup plus sale. Ainsi, il est étonnant de voir que le son le moins bon est celui du concert le plus récent, celui du 10 mai 2013, où la voix est à peine audible et où la basse grésille à mort – problème vite corrigé néanmoins. Le live de 2011 est, lui, un exemple de fureur et de puissance où Cigalou, encore chanteur à l’époque, apporte un vrai plus avec son chant porcin, incompréhensible, mais très sauvage. Et des titres comme « BX Blood », à la rythmique jouissive, ou « Beuargll » prennent toute leur force.

Entre ces deux extrêmes, on a aussi du très bon bien que brut avec les cinq premiers titres issus du live de février 2013 où, même si la voix, moins caverneuse, mais tout aussi compréhensible qu’en studio, est très mise en avant, on a une basse et une batterie bien audibles. Et on a aussi du très très old school, avec les extraits de 2001, perdant malheureusement en puissance, à cause d’une guitare un brin en retrait, mais qui restent intéressants grâce à la mise en avant de la basse très « mexicaine » sur « Internal Enchant » et sautillante sur « Cyclic ».
Néanmoins ces différences de qualité sonore ne sont pas vraiment dérangeantes, hormis pour les puristes du son, puisque c’est, sinon revendiqué, au moins complètement assumé par Grazed. Et puis, ça ne fait qu’accentuer le côté underground du groupe et sa sincérité.

Ce qui est un peu dommageable, cependant, c’est que le public, hormis quelques apparitions et applaudissements discrets, car placés en arrière plan, semble très absent du CD – ce qui n’est pas le cas de Fab et surtout Cigalou, qu’on entend pas mal interagir avec la foule. Certaines coupes entre deux titres – et bizarrement pas quand on change de concert – s’entendent aussi beaucoup, ce qui gâche un peu l’immersion. Un petit défaut, mais comme ce n’est pas un album live à proprement parler, ça se comprend. Et c’est d’autant plus pardonnable que cette galette est pleine et raconte une belle partie de l’histoire du groupe.

Un CD rempli, oui, et encore, je ne vous ai parlé que de la partie « classique », de déjà 68 minutes. Parce qu’en enfilant la galette dans l’ordinateur, entre les photos (qui remontent pour certaines!), une interview, des affiches de concerts, des pochettes, on a encore 12 titres à se mettre sous la dent. La majeure partie d’entre eux présente d’autres extraits des concerts présents dans la partie « classique », comme l’excellent live de 2011, ou de ceux qui remontent à 2001 (avec un « The Sign » à l’intro vraiment cool), on en a aussi un de 2008, « I Lost », au son assez crade, bien que sympa, ce qui correspond pas mal à la musique, finalement.
Choses surprenantes, on a aussi droit à une version répet’ de « Morbid Savior », et même à la démo éponyme d’Ysyssy, jusqu’alors disponible qu’en cassettes certainement épuisées depuis longtemps. Un bonus sympa pour le premier, quelque chose de vraiment chouette pour la démo, qui nous permet de voir les vrais débuts du groupe, alors tout jeune et bien différent d’aujourd’hui.

On pourrait reprocher l’absence de vidéo, mais je pense qu’il n’y avait plus vraiment la place.
Néanmoins, même sans image, on peut voir que le groupe s’amuse en live autant qu’il le maîtrise. En témoignent les soli assez grisants et sans accro (Ah « C***sucker »!). Dommage que certains d’entre eux, « Victime du Tabac » par exemple, semblent petit à petit se perdre entre les sons des autres instruments.

Avec ce Alive à la pochette correspondant parfaitement à l’ambiance du groupe, et qui revient sur l’intégralité de leur carrière entièrement sous le signe du do it yourself, Grazed offre un joli cadeau à ses fans. À tout ceux qui ont assisté à ses apparitions scéniques et qui pourront ainsi se remémorer ces soirées. Les autres pourront y découvrir un groupe aussi furieux que joyeux, aussi technique que frontal, aux textes aussi troisième degré dans leur traitement que (parfois) sérieux dans leur sujet, et qui fait ce qui lui plaît sans se soucier des modes. Pour ma part, si j’ai découvert le groupe avec leur dernier né, Neandertal, que j’ai plutôt aimé, cet album rétrospective m’a donné une sacrée envie de me pencher sur le reste de leur discographie.

 

 

 

Facebook:https://www.facebook.com/Grazed
Site:http://www.grazedfrance.com/

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