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Gorefest – Rise to Ruin

Le 31 janvier 2010 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


Chant & Basse : Jan-Chris De Koeijern Guitare Lead : Boudewijn Bonebakker Guitare : Frank Harthoorn Batterie : Ed Warby

Style:

Death Metal

Date de sortie:

03 aout 2007

Label:

Nuclear Blast

Il y a deux ans, le petit monde Metal était étonné par une nouvelle en provenance des Pays-Bas. En effet, dans un communiqué de presse, le label Nuclear Blast annonça la reformation d’un des plus célèbres groupes hollandais de Metal, Gorefest. Sept années après leur split, Jan-Chris de Koeijern, Boudewijn Bonebakker, Frank Harthoom et Ed Warby décident donc de revenir aux affaires (seul le claviériste René Merkelbach manque à l’appel). Beaucoup furent d’ailleurs sceptiques sur ce retour, car sur la fin de sa « première carrière », Gorefest ne ressemblait plus trop à son image initiale. Mais pour son retour, le groupe choisit de retrouver ses racines « Death Metal » avec la sortie de l’album La Muerte. Un retour réussi donc, puisque l’attente n’aura durée que deux ans pour voir un nouvel album du groupe dans les bacs, et c’est cet album, nommé Rise to Ruin, qui m’intéresse pour cette chronique. Je ne vais pas m’attarder sur l’artwork du CD promo, il est plus que simple, et ne représente pas du tout ce que sera l’artwork de l’album définitif. Un artwork dans le plus pure style Gorefest (je vous invite à regarder celui-ci tout en haut de la chronique ).

D’entrée, Gorefest nous en met plein la vue (plein les oreilles serait plus judicieux). Revolt est un titre tout en puissance, en lourdeur, en rapidité. Du Gorefest bien rageur dans la droite lignée des albums Mindloss ou False. Ce Revolt est un peu décousu, dans le sens où la rythmique est changeante du début à la fin (du Gorefest à 100% donc). Cet univers très pesant se ressentira tout au long des titres. Pas le temps de souffler à la fin de ce Revolt, que les riffs tranchants de Rise to Ruin débarquent déjà, et ils sont sans pitié. Ed Warby ne relâche pas la pression derrière ses fûts, et quand au growl de Jan-Chris de Koeijern, il est toujours aussi sombre et grave, particulier et difficilement imitable. Avec deux titres, Gorefest démontre déjà que son Death Metal d’antan est bien là, pour le plus grand plaisir des fans. L’enchaînement se fait sur The War of Stupidity, à l’intro trompeuse : non le titre ne sera pas tout en douceur. Il s’agit d’une guerre, et le rendu instrumental est là pour nous le prouver. Un titre avec une rythmique très Thrash, un Blastbeast quasi-permanent, et des passages lents et courts, histoire de laisser les pogos se calmer. Ca décoiffe. Je vous le dis, ce titre va en faire bouger plus d’un dans les salles de concert, et dans tous les sens. Ca continue avec le quatrième titre, A Question of Terror, un titre tout en finesse. Légèrement moins rapide que les précédents, c’est la chanson de l’album qui n’est là que pour faire bouger les têtes, mais tout aussi efficace dans la brutalité.

S’ensuit le titre le plus long de cet album, Babylon’s Whores. Un peu plus de neuf minutes, une longueur limite « progressive ». Je dis limite, parce qu’au niveau de l’instrumentation, c’est du Gorefest tout au long de l’écoute, un son saccadé et rapide, avec divers changements de rythmes, du plus lent au plus rapide. Un morceau plutôt proche d’un mélange Death/Thrash Technique, qu’un mélange Death/Thrash Progressif. Si vous connaissez un peu Gorefest, alors vous reonnaîtrez comme moi dans ce titre une exécution assez proche de Erase, ou encore Malicious Intent du précédent opus. A peine Babylon’s Whores se termine, que Speak When Spoken To débute dans les oreilles. On a du mal à se reposer entre deux titres avec cet album. Cette chanson est dans la plus pure tradition des Hollandais. Le début se fait sur un déferlement de brutalité, puis on rétrograde d’une vitesse pour du « un peu plus » lent, pour repartir en vitesse supérieure dès que possible. Ce titre voit aussi la présence du seul invité de l’album, à savoir Jacob Bredhal (Hatesphere). Je vous entends déjà dire « Allez, on enchaîne encore sur de la brutalité avec le titre suivant ». Et bien non ! A Grim Charade sonne nettement plus Heavy/Thrash que Death/Thrash. Un titre assez surprenant par rapport au reste de l’album, mais qui se laisse écouter avec plaisir. Pas d’inquiétude à se faire, ce titre ne marque pas un retour à la « mauvaise » période du groupe, mais plutôt un essai réussi pour Gorefest dans la diversification de sa musique. L’agressivité habituelle du groupe reviendra sur les deux derniers morceaux de l’album. Tout d’abord, avec Murder Brigade, assez proche de la première piste Revolt, pour se finir sur The End of It All, l’autre titre déclencheur de monstrueux pogos après The War of Stupidity.

Pour conclure, avec ce Rise to Ruin, Gorefest démontre à tout le monde que le retour à ses racines hargneuses engagés avec La Muerte n’était pas qu’un simple essai, mais que le groupe veut continuer dans cette voie, et retrouver sa splendeur d’antan. Gorefest est un groupe de musique extrême et veut le rester. Leur virage des années 70 vers une musique plus blues/hard-rock semble oublié. Le Death pratiqué sur La Muerte et sur Rise to Ruin retrouve le son « Old School » du Death des années 90, une sorte de mélange entre le Death à l’américaine (version Bay Arena) et le Death à l’européenne (version suédoise), avec le growl caverneux unique de Jan-Chris Koeijern, donnant toute son identité à la musique « Gorefestienne ». Il faut le dire haut et fort, Gorefest n’est pas mort en 1998. Comme le phoenix, ils renaissent de leurs cendres en 2005, pour poursuivre leur carrière en 2007 et sur les prochaines années à venir.


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